



De l’eau brute à l’eau potable
L’eau « brute » est captée en milieu naturel. Cette captation se fait en surface depuis des sources d’eau (comme celle de Sainte-Apolline Chalou-Moulineux) ou des rivières l’Alouette ou en forage afin de puiser dans les nappes phréatiques. Au total, le territoire compte 18 points de captage. L’eau est potabilisée soit dans une usine de potabilisation (celle du Moulin à Tan installée sur Étampes), soit dans une usine de traitement.
Fête de la nature le 24 mai 2026 à Etampes.

Depuis le 1er janvier 2020, c’est l’agglomération qui a en charge la compétence de l’eau potable et de l’assainissement en lieu et place des 37 communes de l’Étampois Sud-Essonne ou des syndicats d’eau.
Bien que nous soyons loin du littoral, l’eau est omniprésente dans le pays de l’Étampois Sud-Essonne. Chaque parcelle a en effet un lien avec l’eau. Comme partout sur terre, outre la boisson vitale qu’elle représente, l’eau tient une place déterminante dans notre vie quotidienne, que ce soit pour réaliser des tâches courantes et ménagères, pour l’activité agricole ou bien pour les loisirs… elle irrigue tous les secteurs et façonne notre territoire et son patrimoine.

L’association « Alerte des Médecins sur Les Pesticides », fondée en 2013 par le Docteur Pierre-Michel Périnaud lance un appel afin de dénoncer l’augmentation de certaines pathologies en lien avec des toxiques environnementaux très répandus dont les pesticides.
Quatre grands objectifs sont fixés :
Protéger les consommateurs de manière générale, en permettant à tous de choisir une alimentation sans résidus de pesticides par le développement de l’agriculture biologique.
La sécurité sociale a recensé officiellement des maladies professionnelles liées aux pesticides, certaines relevant de la médecine du travail. La maladie de Parkinson, maladie neurodégénérative, peut être corrélée à une exposition aux pesticides pendant au moins 10 ans.
En 2015, ont été rajoutées les hémopathies malignes, maladies du sang provoquées par les pesticides, avec le lymphome malin non hodgkinien, puis en 2019 le myélome multiple et la leucémie lymphoïde chronique.
Depuis 2019, le cancer de la prostate est également corrélé aux pesticides.
Cela constitue une véritable avancée. Cependant, la sécurité sociale n’ayant pas l’obligation d’informer les malades du lien entre pesticides et pathologies, on observe une sous-déclaration des maladies professionnelles, ce qui participe quotidiennement à l’invisibilisation des maladies professionnelles des pesticides.
En 2021, l’INSERM a produit une expertise collective, « pesticides et effets sur la santé – nouvelles données », qui fait le lien entre les pesticides et de nouvelles pathologies dont des maladies respiratoires (comme les bronchites chroniques, l’asthme). Ces travaux soulignent également une forte suspicion de liens entre le syndrome anxio-dépressif et les pathologies cognitives des agriculteurs et l’exposition aux pesticides, ce qui participe vraisemblablement au taux élevé de suicide dans cette population. On sait qu’un individu qui n’est pas en contact professionnel avec les pesticides le sera par quatre autres voies :
Voie cutanée : le reste de l’exposition est attribué aux contacts cutanés (exemples : insecticides domestiques, colliers anti-puces et anti tiques des animaux domestiques, fleurs traitées aux pesticides, etc).
A l’heure où le « en même temps » est passé de mode, force est de constater que patrimoine, environnement et éoliennes sont, en l’état des politiques actuellement conduites, incompatibles.
Environnement-Éoliennes et Patrimoine.
En se « pacsant » dans « l’Ecologisme », environnement et éoliennes ont conduit au choix regrettable de faire passer au second plan le patrimoine paysager et historique, sinon même la conservation des espèces protégées.
Dernier exemple en date : la programmation de l’éolien en mer, associée à la PPE 3 dont la mise en œuvre pourrait être de nature à défigurer, de manière irréversible, le paysage littoral de notre pays.
Patrimoine et Environnement ont en effet tout pour bien s’entendre – ce n’est pas notre fédération qui dira le contraire – à condition, bien sûr, d’exclure la question des éoliennes.
En témoigne par exemple l’arrêt de la Cour administrative d’appel de Versailles du 10 Avril 2026 qui a annulé l’autorisation environnementale délivrée pour l’érection d’un parc éolien dans le champ de vision de grands monuments historiques et en proximité avec le site du Val de Loire dont la Valeur Universelle Exceptionnelle est reconnue par son inscription au Patrimoine mondial de l’Unesco.
En l’état actuel de nos capacités de production, la place objective des éoliennes dans notre mix électrique est celle d’une source non prioritaire. Il n’y a pas actuellement d’urgence électrique en France, qu’il s’agisse de décarboner notre électricité ou de couvrir nos besoins de consommation. Dans un monde de « sagesse », la compatibilité entre Patrimoine et EnR devrait être la règle, à une condition : sortir de la « vision écologiste » de l’environnement qui fait du sujet des éoliennes une idéologie et qui, au nom de l’enjeu climatique, prétend nous faire croire qu’il est urgent et économiquement efficace de remplacer une énergie décarbonée, rentable et pilotable : le nucléaire, par une énergie décarbonée, subventionnée et intermittente : l’éolien. La question de la sanctuarisation des sites classés et de leurs abords se pose également désormais envers des parcs solaires dont la taille s’est considérablement accrue.
Christophe Blanchard-Dignac,
Président de la Fédération Patrimoine-Environnement
L’écologue Philippe Grandcolas a publié un court essai pour débusquer les fausses informations ayant circulé durant le débat sur la Loi Duplomb. Le chercheur vise à partager les connaissances scientifiques au plus grand nombre au sujet de l’exposition aux nombreux pesticides utilisés par la filière agricole.

Plus de deux millions de personnes ont signé une pétition visant à s’opposer à la Loi Duplomb. Le texte voté à l’Assemblée nationale en juillet 2025 visait en particulier à ré-autoriser sous certaines conditions des néonicotinoïdes, des substances dangereuses pour la santé, notamment l’acétamipride, sous prétexte qu’elles visent à aider des agriculteurs en cas de « menaces graves compromettant la production » de noisettes ou encore de betteraves.
le chercheur prend le temps de partager les connaissances scientifiques, notamment au sujet de la toxicité à long terme de ces pesticides. Il évoque leur “effet cocktail”, peu abordé dans les débats. De très nombreuses substances se retrouvent dans le milieu naturel, au détriment des humains (et donc des agriculteurs, premières victimes de l’exposition aux pesticides) et des non-humains. En particulier les pollinisateurs et les oiseaux qui en consomment.
Souvent, les fabricants des produits prétendent “cibler” des ensembles d’organismes vivants, par exemple des champignons ou des insectes. Mais, comme Philippe Grandcolas l’indique, “il y a toujours des effets hors-cible”…
Le règlement européen sur le glyphosate impose aux États membres de porter une attention particulière aux risques pour la diversité et l’abondance des vertébrés et arthropodes terrestres non ciblés, via les interactions trophiques.
L’ANSES, agence française qui évalue les pesticides, avait reconnu qu’il n’existait pas de méthode d’évaluation harmonisée au niveau européen pour évaluer ce risque… et avait donc décidé de ne pas l’évaluer !
La Cour Administrative d’Appel de Versailles a tranché : l’absence de méthode harmonisée ne dispense pas l’Agence de son obligation d’évaluation d’un effet. On ne peut pas considérer par défaut qu’un produit est sans effet inacceptable sur la biodiversité simplement parce qu’il n’existe pas de méthode harmonisée pour l’évaluer.
La protection de l’environnement et de la biodiversité prime ! Cette décision est donc majeure !
« Il s’agit d’une victoire très importante pour Générations Futures, pour elle-même mais aussi parce qu’elle devrait pouvoir permettre d’améliorer l’évaluation de certains pesticides. L’absence de méthode d’évaluation harmonisée ne dispense pas l’Agence en charge de réaliser cette évaluation qui est une exigence réglementaire. Cette décision devrait à l’avenir permettre une meilleure évaluation de certains effets des pesticides aujourd’hui ignorés. » déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures
Assemblée générale le 25 mars 2026
salle Jacques Parrain, rue de la Libération à PUSSAY
Nous vous résumerons toutes les actions que nous avons entreprises en 2025 et présenterons celles prévues pour l’année 2026.
Compte-rendu de l’assemblée générale du 6 mars 2025

En 40 ans, la France métropolitaine a vu sa surface artificialisée presque doubler, passant de 2,9 à 5 millions d’hectares, ce qui en fait un des pays européens ayant artificialisé le plus de sols. Par ailleurs, le rythme d’artificialisation n’est pas corrélé à l’évolution démographique française, et sa croissance a progressé 3,7 fois plus vite que celle de la population depuis 1982. Le rythme d’artificialisation a diminué depuis une décennie mais si aucune mesure n’est prise en France, ce sont toujours 280 000 hectares d’espaces naturels supplémentaires qui seront artificialisés d’ici 2030, soit une superficie supérieure à celle du Luxembourg.
L’artificialisation des sols et l’étalement urbain entraînent l’érosion de la biodiversité, la destruction de terres cruciales pour notre souveraineté alimentaire et la non-adaptation de nos territoires aux impacts climatiques, mais renforcent aussi les fractures sociales, territoriales et économiques. Dans un contexte de changement climatique accéléré et de tensions géopolitiques exacerbées, il est donc urgent de rompre avec cette logique d’étalement urbain qui nous rend vulnérables et d’adopter une nouvelle vision du développement du territoire qui évite et réduit l’artificialisation des sols.
Coordination :
Fiona Steffan, Réseau Action Climat
Contributions :
Auréline Doreau, CLER – Réseau pour la Transition énergétique
Maxime Paquin, – France Nature Environnement
Rémi Guidoum, – la Fondation pour la Nature et l’Homme
Tanguy Borgarelli, – la Ligue pour la Protection des Oiseaux
Céline Le phat vinh, – Notre Affaire à Tous
L’arbre n’en finit pas de se rendre indispensable en ville. Une étude internationale menée par l’Inserm affine le lien entre sa présence en grand nombre dans les villes et une mortalité plus faible lors des fortes chaleurs.
L’Inserm, le Barcelona Institute for Global Health (ISGlobal) et la London School of Hygiene and Tropical Medicine confirment que les espaces verts exercent un effet protecteur face à la surmortalité liée à la chaleur en diminuant les températures
L’étude laisse entrevoir également que l’effet rafraichissant des arbres n’expliquerait pas tout. « Bien que les mécanismes exacts demandent encore à être explorés, des facteurs clés comme la réduction de la pollution et l’amélioration de la santé physique et mentale pourraient jouer un rôle déterminant », explique Hicham Achebak, chercheur à l’Inserm et premier auteur de l’étude.

La population française est la plus exposée de l’Union européenne, car nous importons nos engrais phosphatés d’Afrique du Nord, où les taux de cadmium des phosphates sont particulièrement élevés. Comme ce métal s’accumule dans les sols, il est retrouvé dans la plupart des aliments de base produits en France. Les analyses effectuées par Agir pour l’environnement ont montré sa présence dans les Chocapic du matin, dans les BN ou les Prince du goûter et dans les pains à burger des McDonald’s.