Contribution projet PRPGD Région I.d.F volet sanitaire

Nous vous remercions de bien vouloir prendre en considération ce développement sur la question sanitaire.

La santé, un enjeu humain primordial

Il est écrit page 155 du rapport environnemental que « le traitement des déchets est un contributeur modeste dans les émissions de polluants atmosphériques ». Même si grâce aux mesures législatives et réglementaires une diminution (et non pas une suppression) de certains polluants a été officiellement constatée, cette minimisation  pourrait induire en erreur l’opinion publique et les populations riveraines qui vivent ou vivront à proximité d’installations de traitement existantes et futures (UIOM – ISDND – ISDD –Unité de biométhanisation…), et qui subissent au quotidien et désespérément , selon le type d’installation, les émissions atmosphériques de méthane, dioxyde de carbone, NOx, PM 10, PM 2.5, formaldéhydes, composés organiques volatils, benzène, hydrocarbures aromatiques polycycliques, ammoniac (NH3), sulfure d’hydrogène (H2S) , de métaux lourds tels que le nickel, le chrome, le mercure, le zinc, le cadmium, le cuivre ou l’arsenic… Il est d’ailleurs précisé dans le Plan que d’après les données d’AIRPARIF relatives aux répartitions sectorielles des émissions de métaux en Île-de-France, le secteur des déchets est un contributeur non négligeable aux émissions de Cadmium (30% des émissions régionales en 2012), de Mercure (35%) et d’Arsenic (11%). Les quantités de métaux lourds émis restent relativement importantes en Île de France au regard des autres régions.

Les écrits de l’ADEME : « Les risques sanitaires des populations exposées aux retombées atmosphériques des incinérateurs aujourd’hui en fonctionnement sont faibles. Il n’y a pas d’argument solide à ce jour permettant de conclure à un risque accru de cancer, quel qu’en soit le type, pour les résidents à proximité d’un incinérateur » ne nous rassurent pas y compris en ce qui concerne les ISDND et les ISDD. Les effets conjugués sur la santé humaine et animale des différents composants des émissions ayant un caractère de toxicité (effet cocktail) ont-ils fait l’objet d’études scientifiques ?

Le Plan cite les pathologies pouvant survenir tant chez les professionnels que chez les riverains et celles-ci sont nombreuses : inflammation des voies respiratoires, asthme,  allergies, symptômes pseudo-grippaux, irritations du nez et des yeux, douleurs ou irritations de la gorge, symptômes gastro-intestinaux (diarrhées, vomissements et nausées), éruptions cutanées, troubles de grossesse, céphalées, vertiges, tremblements, fatigue, nervosité, stress, cancers probables… mais pour cette pathologie des études approfondies s’imposent.

Nous signalons que les jeunes enfants, les femmes enceintes et les personnes souffrant de pathologies sont plus vulnérables.

Quels sont les effets sanitaires des pollutions atmosphériques diffuses et diverses (multi exposition) sur la mortalité ou la morbidité ?

Les atteintes permanentes à la qualité de vie, l’environnement sacrifié, la proximité des installations de traitements, l’insécurité technologique et sanitaire (accidents – incendies), les nuisances olfactives insupportables, le trafic des camions, les envols de déchets, la multiplication des oiseaux et des rats, la crainte des inondations dans les zones inondables, les transferts de pollution de milieux à milieux (vent – pluie), la déperdition financière des biens contribuent à l’atteinte psychologique de certains riverains pouvant conduire à une fragilité de dimension psychiatrique.

Les épisodes caniculaires qui vont inévitablement s’amplifier en raison du changement climatique ne feront qu’aggraver des situations déjà inacceptables.

PROPOSITIONS :

  • Nous demandons instamment que des études épidémiologiques visant à suivre l’état sanitaire des populations concernées (dans l’environnement des installations existantes et futures) et à quantifier l’importance des problèmes de santé (y compris les professionnels du domaine des déchets) – mesures sur une période donnée de la fréquence de pathologies – soient systématiquement diligentées par les pouvoirs publics et conduites par des experts indépendants des industriels et collectivités maîtres d’ouvrages ou gestionnaires. Ces études pourraient être supervisées par l’Agence Régionale de Santé et suivies par les associations de défense de la santé et l’environnement.
  • Nous demandons également que soient posées sur toutes les installations, de manière permanente  des  capteurs pour révéler et mesurer les niveaux de pollution. L’analyse des mesures serait effectuée par des laboratoires indépendants et supervisée par l’Agence Régionale de Santé et les services de l’Etat compétents (DREAL, DRIEE…) en lien avec les associations de défense de la santé et de l’environnement.

Nous souhaitons que la Région IDF formule dans le PRPGD  qui sera approuvé par l’Assemblée régionale des prescriptions abondant dans ce sens.

  • Nous demandons par ailleurs dans le sens de la réponse de la Région IDF à la MRAe ( P. 23), en s’appuyant sur le Plan Régional Santé Environnement 3 (PRES 3) que soit créée une entité collégiale compétente en technologie industrielle qui serait en mesure d’étudier l’amélioration des performances environnementale et sanitaire de toutes les installations de traitement des déchets => les meilleures techniques disponibles (MTD) ou à inventer pour supprimer les émissions toxiques.

Enfin, nous suggérons que la Région IDF, première région de France au plan économique et démographique, de plus capitale touristique devienne au plan national  la collectivité exemplaire en matière de protection sanitaire et environnementale des populations.

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Contribution Enquête publique projet PRPGD Région I.d.F

Depuis 2002, l’ADSE, association engagée dans la défense de la santé et de l’environnement,  outre son implication par rapport à l’implantation d’équipements de traitement de déchets, s’est donné pour objectif d’apporter sa contribution à la problématique complexe de gestion des déchets en accompagnant les collectivités en charge de cette compétence dans la définition de leur politique.

Elle a notamment participé aux réunions de préparation et s’est investie dans les travaux d’élaboration du PREDMA (Plan Régional d’Élimination des Déchets Ménagers et Assimilés) de la Région île de France, du PDEDMA Eure et Loir et de l’Agenda 21 départemental de l’Essonne. Dans le prolongement de ces travaux, elle s’intéresse aujourd’hui au projet de PRPGD de la Région Île-de-France. Elle a demandé à la Région un report de l’enquête publique pour différentes raisons, mais à ce jour n’a obtenu aucune réponse. (Cf. précédent courrier versé au dossier d’EP et envoyé à la Région)

L’ADSE s’était portée volontaire pour participer aux ateliers relatifs à l’élaboration du PRPGD, non pas en temps que membre de la CCES. Elle n’a pas reçu de réponse favorable => il a été mis en avant que nous n’étions pas une association agréée.

Il est important de préciser que notre association a également été amenée à se positionner en faveur de la protection de la Nappe phréatique de Beauce (précieuse réserve en eau potable s’étendant sur 9 500 km2 entre la Seine et la Loire puis entre le Loir et le Loing), des milieux aquatiques et des terres fertiles agricoles qui y sont associés. Il convient plus que jamais de préserver ces biens communs et plus généralement l’ensemble de ceux d’Île-de-France. C’est également à ce titre que notre association intervient dans le but d’alerter l’Assemblée régionale sur les impacts sanitaires et environnementaux de la production et du traitement des déchets. Nous attirons l’attention de cette même Assemblée sur la consultation en cours des collectivités sur les SDAGE Seine-Normandie et Loire-Bretagne.

Notre contribution à l’actuelle enquête publique en Région Île-de-France répond à notre volonté d’œuvrer avant tout pour la réduction à la source, la valorisation et la meilleure gestion des déchets produits sur nos territoires, la promotion de l’économie circulaire par l’éco-conception et l’éco-fabrication des produits entre autres.

Dans le contexte actuel, d’épuisement des ressources, de réchauffement climatique, de pollution généralisée…, il est inconcevable d’incinérer ou d’enfouir des déchets en mélange ne permettant plus une éventuelle récupération.

Nous déplorons les grandes difficultés que rencontrent les ressourceries – recycleries actuelles, pourtant très appréciées du public, menacées de disparition, en raison du retrait des aides financières de l’Etat, en particulier sur la suppression d’un grand nombre de contrats d’emplois aidés.

Cette politique est en contradiction avec les incitations du PRPGD de favoriser la réduction, la réutilisation, le réemploi et le recyclage. Il serait au contraire urgent de créer de nouvelles ressourceries – recycleries dans les principales villes de l’Ile de France.

Il conviendrait également que les régions responsables de la planification, de la prévention et de la gestion des déchets et les services de l’Etat considèrent les initiatives alternatives régulièrement proposées pour l’évitement de la production des déchets et leur traitement. Tous les nouveaux process proposés, respectueux de la santé et de l’environnement, réalisables, devraient être répertoriés, analysés et mis en œuvre.

En premier lieu, nous vous demandons de bien vouloir relever que l’A.D.S.E s’associe aux demandes, concernant la prise en compte de la directive européenne relative aux déchets révisée en 2018, de :

  • FNE-IDF (contribution n° 86) ;
  • Conseil économique, social et environnemental régional (Recueil des avis, Contribution du CESER, Observation n° 3, p. 235).

Par ailleurs, l’A.D.S.E a mandaté le Bureau d’études « Horizons » pour compléter ces contributions sur la nécessité de prendre en compte la directive européenne. Nous vous demandons d’intégrer l’ensemble des résultats de l’étude menée sur ce thème. Elle souligne que cette omission a eu des effets préjudiciables sur le positionnement des autorités compétentes en matière de collecte et de traitement des déchets municipaux. En effet, en l’état, le PRPGD ne prescrit aucun objectif de recyclage pour la gestion des déchets municipaux.

En second lieu, l’A.D.S.E a mandaté le Bureau d’études « Horizons » pour analyser les prescriptions du PRPGD concernant les installations de stockage de déchets non-dangereux (ISDND). Nous vous demandons d’intégrer l’ensemble des résultats de l’étude menée sur ce thème. Il en ressort notamment que :

  • Le PRPGD doit être complété pour être plus explicite;
  • L’ensemble de ce qui est appelé « préconisations » doit être intégralement reformulé pour être réellement prescriptif comme le demande la MRAe ;
  • Le PRPGD doit indiquer le nombre d’installations à fermer conformément au Code de l’environnement ;
  • Des prescriptions complémentaires doivent être ajoutées pour protéger la ressource en eau et éclairer sur la localisation des sites de moindre impact environnemental.

En troisième lieu, l’A.D.S.E a mandaté le Bureau d’études « Horizons » pour proposer un meilleur cadrage de la mise en œuvre des plans d’épandage des déchets d’origine agricole, des boues de STEP ainsi que des digestats issus de la biométhanisation. Nous vous demandons de prendre en compte l’ensemble des résultats de l’étude menée sur ce thème.

En quatrième lieu, l’A.D.S.E demande que l’évaluation du besoin en capacité de stockage des déchets dangereux (ISDD) soit considérée comme nulle et non avenue tant que la directive européenne n’aura pas été appliquée. En effet, l’objectif de recyclage étant beaucoup plus exigeant pour les déchets municipaux, il en découlera une diminution des quantités de déchets municipaux à incinérer et donc des besoins en capacité d’ISDD pour l’enfouissement des résidus d’épuration de fumée d’incinération.

En cinquième lieu, l’A.D.S.E souhaite que les prescriptions pour une protection de l’environnement concernant les installations de stockage des déchets inertes (ISDI) soient renforcées et mieux évaluées dans le rapport environnemental.

Nous vous remercions de bien vouloir porter une grande attention à notre contribution et son annexe (Analyse Bureau d’études « Horizons »)  pour votre propre analyse du projet de plan, son amélioration et votre rapport final.

Nous vous faisons parvenir par courriel séparé une contribution relative à la question sanitaire.

Notre souhait le plus profond est que la Région IdF, première région au plan économique deviennent une collectivité pilote et exemplaire au niveau national de prévention et de gestion des déchets. Et sachez que nous sommes prêts à y apporter notre participation.

Cette lettre en PDF

Contributions et annexe Analyse Bureau d’études « Horizons »

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Demande de report de l’enquête publique du projet PRPGD IDF

(Plan régional de Prévention et de Gestion des Déchets – Ile de France)

L’ADSE avait demandé à la commission d’enquête une prolongation de l’enquête publique  du  PRPGD IDF (lettre ci-dessous). A la suite de notre rencontre avec des membres de la commission d’enquête, il nous a été répondu qu’il n’y aurait pas de prolongation car trop peu de participation. Le report n’était que du ressort de la Région. Nous avons envoyé un courrier à la présidente de la région IDF.

Nous continuons à encourager les collectivités et associations à solliciter ce report.

***

Madame la Présidente de la Commission d’enquête,
Mesdames et Messieurs les Commissaires Enquêteurs,

Nous sollicitons de votre bienveillance le report, à une date ultérieure, de l’enquête publique prescrite du 18 juin au 18 juillet 2019 pour les raisons évoquées ci-dessous

  • Démocratie à minima

Organiser une enquête publique pour un tiers de temps en période de vacances scolaires ne répond absolument pas à l’esprit démocratique qu’induit une enquête publique par définition destinée à une large consultation et à l’expression des populations. De plus, la période de canicule que nous traversons n’incite pas à la participation ce qui ne fait qu’accentuer notre propos.

  • Un projet à enjeux pour la 1ere région de France et pourtant…

La durée décidée pour le déroulement de cette enquête (27 jours ouvrables) n’est pas à la hauteur des enjeux du PRPGD IDF ; nous regrettons que la Région n’ait pas choisi d’adapter la durée de l’enquête à ce que représente la spécificité de l’Ile de France en terme de densité urbaine, d’activités économiques, de gisement de déchets, du nombre de collectivités territoriales impliquées, de particularité avec l’aménagement du Grand Paris…
Est-il sérieux, responsable et réaliste de penser que les habitants, les collectivités et les associations (autres que celles consultées dans le cadre de la concertation), puissent assimiler et s’approprier en un mois, un dossier si volumineux et complexe de près  1 500 pages, à fortiori quand on sait que la Commission Consultative d’Elaboration et de Suivi, les élus et l’administration régionale, certaines collectivités, travaillent sur le projet depuis deux ans ?

  • Réponse de la Région IDF à l’avis de la MRAe

Le troisième point qui à notre avis justifie un report à une date ultérieure ou au moins une prolongation de la durée de l’enquête est l’absence de réponses de la Région à de nombreuses questions pertinentes de la MRAe. La Région explique qu’elle y répondra après l’enquête publique et avant l’approbation du PRPGD IDF par l’Assemblée régionale. Cette position n’est absolument pas acceptable au plan démocratique et irrespectueuse pour ceuxqui s’impliquent dans l’étude de ce projet dans des conditions déjà difficiles.

Nous restons à votre disposition pour répondre à toutes vos interrogations concernant cette requête.

En vous remerciant de tout l’intérêt que vous voudrez bien porter à notre courrier, nous vousprions d’agréer, Madame la Présidente de la Commission d’enquête, Mesdames et Messieurs les Commissaires Enquêteurs, l’assurance de notre considération distinguée.

Lettre aux collectivités et associations pour qu’elles demandent le report

Vous savez comme nous que le Plan Régional de Prévention et de Gestion des Déchets d’Ile de France est un document essentiel pour permettre une gestion des déchets plus respectueuse de notre environnement et de notre santé puisqu’il est opposable à tout projet d’installation de traitement.

Nous avons étudié ce projet de PRPGD qui est mis à l’enquête publique du 18 juin au 18 juillet. Ce document met bien en avant les spécificités de la Région Ile de France, en particulier pour son caractère fortement urbanisé ou le nombre d’acteurs franciliens à mobiliser.

Ces particularités auraient mérité une approche différente de celle des autres PRPGD régionaux dans le cadre de cette enquête publique ; alors que son volume est deux fois supérieur à celui des autres plans, la durée de l’enquête est identique : 31 jours. Par ailleurs, ce ne sont que 27 jours ouvrables qui sont proposés au public pour rencontrer la commission d’enquête ; parmi ces 27 jours, 10 jours correspondent de plus aux vacances scolaires qui sont toujours peu propices à l’expression des citoyens dans le cadre d’une enquête publique et la période de canicule qui a fait l’objet d’une alerte orange en Ile de France en juin a certainement incité à limiter les déplacements, du 24 au 29 juin.

De plus, le mémoire en réponse à l’avis de l’Autorité Environnementale (MRAe) joint à l’enquête publique est incomplet, alors que pour une bonne information du public l’autorité environnementale souligne que ce mémoire devrait préciser comment le porteur de projet envisage de tenir compte de cet avis, le cas échéant en modifiant le projet, sans attendre de soumettre le Plan pour approbation à l’Assemblée régionale.

Pour toutes ces raisons, nous estimons que l’information du public n’est pas correctement assurée et nous demandons de décaler cette période d’enquête publique à partir du mois de septembre 2019 ou ultérieurement.

Nous vous transmettons en pièce jointe la demande que nous formulons auprès de Madame la présidente de la commission d’enquête publique portant sur le PRPGD IDF.

Voici le lien pour déposer des contributions : https://www.enquetes-publiques.com/Enquetes_WEB/FR/DEPOSER-F.awp?P1=EP19224

Comptant sur votre mobilisation pour participer activement à une meilleure prévention et gestion des déchets, veuillez croire, Mesdames,  Messieurs, à l’assurance de notre considération distinguée.

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EDITORIAL mars 2019

Les editos de l'adselors de l’AG extraordinaire

Suite à la demande formulée par le conseil municipal de Saint-Escobille, dans sa délibération du 9 juillet 2018,  voici la motion adoptée à l’unanimité :

Motion relative à la demande de changement d’adresse du siège social de l’ADSE par le Conseil municipal de Saint-Escobille

L’ADSE (Association de Défense de la Santé et de l’Environnement) a reçu avec stupéfaction, d’abord un courrier de M. VILLATE, maire de Saint-Escobille daté du 26 juin 2018 puis une délibération du Conseil municipal du 9 juillet 2018 demandant à notre association de « procéder à toutes les démarches pour changer de siège social » sis à la mairie de Saint-Escobille.

L’argument mis en avant est le risque d’amalgame entre notre association et la Commune de Saint-Escobille par rapport « à des décisions, des orientations » de l’ADSE « que la Commune ne partagerait pas pleinement ».

Nous tenons à souligner qu’un grand nombre d’Associations, quelle que soit leur nature, ont leur siège social dans les mairies qui sont considérées comme « la maison commune ».

L’association, qui a fédéré, avec de multiples collectivités et associations, pendant 14 années, la lutte contre le projet toxique de centre de stockage de déchets ultimes, qui a défendu le village de Saint-Escobille, ses habitants, ses exploitations agricoles, avec sincérité, conviction, détermination et cela bénévolement, sans aucune contrepartie, ne comprend pas cette demande de changement de siège social. Elle considère la démarche du maire et de son conseil municipal comme un désaveu cinglant et blessant à l’égard de nos engagements et laisse apparaître en filigrane un rejet manifeste des luttes soutenues par l’ADSE .

Nous ajouterons que la reconnaissance est la grande absente des propos tenus par les édiles de la commune.

Nous en prenons acte.

Afin de respecter son origine historique, l’ADSE a accepté, à l’unanimité, la proposition de Jean-Pierre LIENASSON, vice-président, de fixer le siège social de l’ADSE à son domicile : 3, Place de l’Eglise 91410 SAINT-ESCOBILLE.

De nouvelles orientations importantes ont été décidées en AG ordinaire

L’organisation d’un « Répare café » :

Après les témoignages de Jean-Paul BOISELET de Lab-Transition et de Michel LACOUX qui a participé à la réussite de cette activité sur le Dourdannais, Gilles DE RASSE a proposé de commencer sur l’Etampois.

Une demande de local est déjà formulée auprès des communes et dès cette obtention l’activité pourrait commencer progressivement.

Appel aussi aux bénévoles prêts à partager leurs compétences dans divers domaines pour réparer.

La demande de révision du SAGE Nappe de Beauce :

déjà décidée en 2018 nécessite une argumentation solide, aussi l’ADSE a fait appel au Bureau d’études et de conseil en écologie « HORIZONS » qui a présenté plusieurs mémoires convaincants lors des enquêtes publiques et à l’appui de la défense juridique de l’ADSE contre l’arrêté de PIG.

  1. Roger BEAUFORT, responsable de ce bureau d’études a exposé les composantes de l’étude proposée qui permettrait de participer aux différentes instances en cours :
  • les consultations sur les SDAGE Seine Normandie et Loire Bretagne ;
  • les enquêtes publiques sur les Plans de Prévention et de Gestion des Déchets des régions Centre Val de Loire et Ile de France ;

Puis de formuler une demande argumentée de révision du SAGE nappe de Beauce prenant en compte les propositions déjà formulées par l’ADSE et actualisées au regard des récentes directives européennes.

L’assemblée générale donne son accord à la commande de cette étude pour un montant de 11 750 € HT -  14 100 € TTC.

Les différentes activités de 2018 ont été présentées :

Des rencontres avec les décisionnaires pour s’assurer que les sites de Saint-Escobille et de Groslieu ne figureront plus sur le Plan Régional de Prévention et de Gestion des Déchets d’Ile de France.

Le soutien à la commune de Champlan qui a obtenu le retrait d’un projet de Centre de Stockage de Déchets Inertes sur une zone humide, en limite de son territoire.

La participation à de nombreuses manifestations en rapport avec la protection de la santé et de l’environnement.

Le soutien aux habitants d’Etampes, Brières-les-Scellés et Morigny-Champigny qui subissent de nombreuses nuisances en raison des activités industrielles du parc SUDESSOR particulièrement Bionerval et Triadis (site classé Sévéso seuil haut).

L’adhésion à Zéro Waste France a été renouvelée pour 2019. De même que le soutien aux associations du Rouergue en lutte contre de terribles pollutions.

Conformément à ses statuts, en 2019, l’ADSE continue de participer aux instances décisionnaires pour proposer une meilleure gestion des déchets, une meilleure protection de notre ressource en eau et d’aider des associations proches ou lointaines qui luttent pour protéger leur santé et leur environnement.

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INVITATION ASSEMBLEE GENERALE ET VŒUX 2019

Nous vous invitons à notre

ASSEMBLEE GENERALE

qui aura lieu le

Mardi 12 Mars 2019 à 20h30

à la Salle Polyvalente de MEROBERT 91780

 

Nous en profitons pour présenter à toutes et à tous nos meilleurs vœux 2019. Une pensée particulière aux adhérents, donateurs, soutiens, sympathisants de l’ADSE et à celles et ceux qui oeuvrent, au quotidien, pour rendre le monde plus respectueux de la santé et de l’environnement.

Qu’attendons-nous de cette année 2019 pour notre association ?

Certes l’objectif premier d’empêcher l’implantation de la décharge à Saint-Escobille est bien atteint depuis que l’arrêté de Projet d’Intérêt Général a été déclaré caduc par la Cour Administrative d’Appel de Versailles en 2016 et confirmé par le Tribunal Administratif de Versailles en 2017.

Mais autour de nous, nous voyons bien que l’environnement et la santé sont toujours à défendre face à des projets à risque. Les nombreux élus qui nous ont soutenus, les communes qui nous ont apporté leur aide financière essentielle à notre combat juridique peuvent encore avoir à faire face à d’autres projets néfastes et nous sommes prêts à les soutenir.

La défense de la qualité de l’eau, dans le cadre du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) de la Nappe de Beauce est toujours d’actualité. Comme l’assemblée générale de 2018 nous y a autorisés, nous allons, cette année, demander à la Commission Locale de L’Eau (CLE) du SAGE une révision de ce document, afin qu’il assure une protection plus efficace de notre eau face notamment aux installations industrielles, en particulier dans le cadre du traitement des déchets et des autres pollutions.

Ponctuellement, comme nous l’avons fait en 2018, pour la commune de Champlan ou  pour les riverains de la zone industrielle Sudessor d’Etampes-Brières Les Scellés face à l’extension de l’usine de biométhanisation BIONERVAL, nous continuerons d’apporter notre soutien à ceux qui luttent contre l’implantation d’installations à risque.

Nous vous proposerons une première réflexion sur la demande de Monsieur Gilles DE RASSE sur la création d’un « Repair’Atelier » et un appel aux bonnes volontés sera lancé. Monsieur Jean-Paul BOISELET de LAB-Transition (Une transition naturelle, humaine, technologique et philosophique)  nous expliquera comment procéder. www.lab-transition.fr

Nous vous développerons toutes ces actions et  nos orientations  lors de notre assemblée générale.

15 000 scientifiques ont lancé un appel sur l’état alarmant de la planète. Face au changement climatique qui s’accélère, nous n’avons pas d’autres choix que de changer de manière intelligente nos modes de vie, d’obliger les industriels à adopter le concept d’économie circulaire dans leurs procédés de fabrication ce qui limite le gaspillage des ressources, l’impact environnemental  et sanitaire et permet la création de nouveaux emplois.

L’ADSE a toujours défendu ces orientations.

Eviter que notre avenir ne soit compromis à jamais

Que l’année 2019 soit belle

Que les années suivantes le soient aussi

 pour tous et surtout pour nos enfants et petits enfants

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SOIREE DEBAT SUR NOTRE ENVIRONNEMENT

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GRANDE VICTOIRE DES RIVERAINS DE LA VALLEE DE L’YVETTE

Le mardi 9 octobre, la préfecture de l’Essonne a indiqué que l’entreprise ECT, qui portait un projet de stockage de déchets inertes à Villebon-sur-Yvette dans le fond de notre vallée, a retiré sa demande d’instruction classée auprès de l’Etat. Ce projet était soutenu par la ville de Villebon-sur-Yvette et également le SIAHVY, syndicat de gestion de la rivière

lire le communiqué

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FETE DE LA COURGE

l’ADSE sera présente à La Fête de la Courge et des saveurs d’automne

organisé par les AMAP(s) de PUSSAY, MEREVILLE, MORIGNY et  ARPAJON.

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L’ADSE continue de s’engager pour défendre la santé et l’environnement

Les editos de l'adseLors de l’assemblée générale du 31 mai plusieurs décisions ont été adoptées :

  • Continuer d’agir auprès du Conseil régional d’Ile de France pour demander que les projets de SAINT-ESCOBILLE et d’ALLAINVILLE ne figurent plus sur le nouveau Plan Régional de Prévention et de Gestion des Déchets en cours d’élaboration ; cela par le contact avec les élus régionaux responsables et par l’intermédiaire du collectif Zéro Waste France associé à cette élaboration ;
  • Continuer de promouvoir les solutions de réemploi, de réutilisation, de recyclage, d’éco-conception, d’économie circulaire qui seules peuvent faire avancer vers une gestion des déchets plus respectueuse de l’environnement et à moindre risque pour la santé de tous ;
  • Soutenir la commune de CHAMPLAN contre le projet d’une installation de stockage de déchets inertes en provenance du Grand Paris sur le territoire de la commune de VILLEBON-SUR-YVETTE ; projet particulièrement dangereux à cause des risques d’inondations qu’il augmenterait ; une motion a été votée à l’unanimité (moins 2 abstentions)  par le conseil d’administration le 26 juin (motion) et il est possible de soutenir cette lutte en signant la pétition sur ORG :     https://chn.ge/2siTdXn
  • Participer à la protection de la nappe phréatique de Beauce en demandant une révision du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux de la Nappe de Beauce. Le rapport d’enquête publique de 2011 portant sur ce document avait demandé de tenir compte de notre participation (dossier) qui démontrait les risques de pollution découlant de nombreuses installations classées, mais cela avait été reporté à une prochaine révision lors du vote de la Commission Locale de l’Eau.

Au travers de nos différentes actions, en même temps que contribuer à une meilleure gestion des déchets, défendre  la qualité de l’eau, ce bien précieux et menacé, qui a été un argument essentiel dans notre lutte, pour l’instant victorieuse, contre l’installation de la « décharge » est maintenant  notre but.

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Festival Zero Waste Les 28, 29 et 30 juin 2018

Pour sa deuxième édition, le Festival Zero Waste s’intéresse cette année à la généralisation du zéro déchet. Les 28, 29 et 30 juin au Cabaret Sauvage (Paris), Zero Waste France et la Maison du Zéro Déchet présenteront ainsi, avec une centaine d’intervenant·e·s, des solutions pratiques et partageront leurs connaissances pour développer le zéro déchet à toutes les échelles.

Festival Zero Waste
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