L’artificialisation des sols détruit la biodiversité, aggrave le changement climatique et accentue les disparités sociales et territoriales. Dans cet état des lieux, le Réseau Action Climat et ses associations membres examinent les causes et conséquences de ce phénomène, et proposent une analyse des politiques actuelles pour l’enrayer.

En 40 ans, la France métropolitaine a vu sa surface artificialisée presque doubler, passant de 2,9 à 5 millions d’hectares, ce qui en fait un des pays européens ayant artificialisé le plus de sols. Par ailleurs, le rythme d’artificialisation n’est pas corrélé à l’évolution démographique française, et sa croissance a progressé 3,7 fois plus vite que celle de la population depuis 1982. Le rythme d’artificialisation a diminué depuis une décennie mais si aucune mesure n’est prise en France, ce sont toujours 280 000 hectares d’espaces naturels supplémentaires qui seront artificialisés d’ici 2030, soit une superficie supérieure à celle du Luxembourg.
Les conséquences de l’artificialisation des sols
L’artificialisation des sols et l’étalement urbain entraînent l’érosion de la biodiversité, la destruction de terres cruciales pour notre souveraineté alimentaire et la non-adaptation de nos territoires aux impacts climatiques, mais renforcent aussi les fractures sociales, territoriales et économiques. Dans un contexte de changement climatique accéléré et de tensions géopolitiques exacerbées, il est donc urgent de rompre avec cette logique d’étalement urbain qui nous rend vulnérables et d’adopter une nouvelle vision du développement du territoire qui évite et réduit l’artificialisation des sols.
Coordination :
Fiona Steffan, Réseau Action Climat
Contributions :
Auréline Doreau, CLER – Réseau pour la Transition énergétique
Maxime Paquin, – France Nature Environnement
Rémi Guidoum, – la Fondation pour la Nature et l’Homme
Tanguy Borgarelli, – la Ligue pour la Protection des Oiseaux
Céline Le phat vinh, – Notre Affaire à Tous
















