Bon sens patrimonial

A l’heure où le « en même temps » est passé de mode, force est de constater que patrimoine, environnement et éoliennes sont, en l’état des politiques actuellement conduites, incompatibles.

Environnement-Éoliennes et Patrimoine.

En se « pacsant » dans « l’Ecologisme », environnement et éoliennes ont conduit au choix regrettable de faire passer au second plan le patrimoine paysager et historique, sinon même la conservation des espèces protégées.

Dernier exemple en date : la programmation de l’éolien en mer, associée à la PPE 3 dont la mise en œuvre pourrait être de nature à défigurer, de manière irréversible, le paysage littoral de notre pays.

Patrimoine et Environnement ont en effet tout pour bien s’entendre – ce n’est pas notre fédération qui dira le contraire – à condition, bien sûr, d’exclure la question des éoliennes.

En témoigne par exemple l’arrêt de la Cour administrative d’appel de Versailles du 10 Avril 2026 qui a annulé l’autorisation environnementale délivrée pour l’érection d’un parc éolien dans le champ de vision de grands monuments historiques et en proximité avec le site du Val de Loire dont la Valeur Universelle Exceptionnelle est reconnue par son inscription au Patrimoine mondial de l’Unesco.

En l’état actuel de nos capacités de production, la place objective des éoliennes dans notre mix électrique est celle d’une source non prioritaire. Il n’y a pas actuellement d’urgence électrique en France, qu’il s’agisse de décarboner notre électricité ou de couvrir nos besoins de consommation. Dans un monde de « sagesse », la compatibilité entre Patrimoine et EnR devrait être la règle, à une condition : sortir de la « vision écologiste » de l’environnement qui fait du sujet des éoliennes une idéologie et qui, au nom de l’enjeu climatique, prétend nous faire croire qu’il est urgent et économiquement efficace de remplacer une énergie décarbonée, rentable et pilotable : le nucléaire, par une énergie décarbonée, subventionnée et intermittente : l’éolien. La question de la sanctuarisation des sites classés et de leurs abords se pose également désormais envers des parcs solaires dont la taille s’est considérablement accrue.

Christophe Blanchard-Dignac,
Président de la Fédération Patrimoine-Environnement

La distance minimale de 500 mètres avait été retenue lorsque les éoliennes culminaient à 80 mètres. Elles sont trois fois plus hautes aujourd’hui. Le Manifeste préconise une distance de 10 fois la hauteur des mats.

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