Les effets cocktail

L’écologue Philippe Grandcolas a publié un court essai pour débusquer les fausses informations ayant circulé durant le débat sur la Loi Duplomb. Le chercheur vise à partager les connaissances scientifiques au plus grand nombre au sujet de l’exposition aux nombreux pesticides utilisés par la filière agricole.

Plus de deux millions de personnes ont signé une pétition visant à s’opposer à la Loi Duplomb. Le texte voté à l’Assemblée nationale en juillet 2025 visait en particulier à ré-autoriser sous certaines conditions des néonicotinoïdes, des substances dangereuses pour la santé, notamment l’acétamipride, sous prétexte qu’elles visent à aider des agriculteurs en cas de « menaces graves compromettant la production » de noisettes ou encore de betteraves.

le chercheur prend le temps de partager les connaissances scientifiques, notamment au sujet de la toxicité à long terme de ces pesticides. Il évoque leur “effet cocktail”, peu abordé dans les débats. De très nombreuses substances se retrouvent dans le milieu naturel, au détriment des humains (et donc des agriculteurs, premières victimes de l’exposition aux pesticides) et des non-humains. En particulier les pollinisateurs et les oiseaux qui en consomment.

Souvent, les fabricants des produits prétendent “cibler” des ensembles d’organismes vivants, par exemple des champignons ou des insectes. Mais, comme Philippe Grandcolas l’indique, “il y a toujours des effets hors-cible”…

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