La Brigade Ecologiste

Belloy en France : une dépollution qui en a juste le nom !

En février, nous avions inspecté le site du Montry à Belloy en France. À chacun de nos pas, ferrailles, plastiques, déchets de chantier en tous genres. https://fb.watch/76fQwI6f_Z/

Suite à un recours administratif du groupe de Belloy Autrement, le site devait d’abord être dépollué sur deux parcelles mais c’était une erreur. Nouveau recours, la totalité du site doit bien être dépollué. Le préfet a ordonné à la société Aecd de procéder à une analyse des eaux souterraines, fournir les registres de traçabilité des déchets stockés, assainir le site par l’évacuation de tout déchet interdit avant le premier septembre et réaliser une étude de stabilité des remblais avant le premier octobre.

Hier, samedi 31 juillet, nous nous sommes rendus sur place afin de constater les avancées de ce chantier de dépollution sur ce terrain classé zone agricole.

Quels constats suite à cette inspection ?

Aucune indication de chantier en cours, aucun panneau, aucun affichage de l’arrêté. Est-ce légal ?

Aucune trace de tri des matériaux, gaines, plastiques, matériaux électriques et débris divers de chantier sont encore apparents. Nous rappelons que la présence de déchets non inertes voire dangereux sont interdits sur un site agricole !!! Ça paraît évident mais apparemment vaut mieux le répéter.

Le site a toujours une hauteur bien supérieure au 2 mètres autorisés pour un exhaussement de terres.

En fait, par rapport à nos observations, cette opération de dépollution consisterait à compacter la terre et à niveler le terrain.

Nous sommes très dubitatifs sur le procédé car la compaction des sols entraîne la compression des pores qui doivent transporter l’eau et l’air. Cela entrave la croissance des racines et peut causer des carences en oxygène.

Pour un site agricole, c’est plutôt étrange. De plus, les apports en terre végétale, paraissent ridiculement faible en surface, avec bien moins des 30 centimètres requis pour recréer un semblant de vie du sol et à minima, une sorte d’espace vert.

Cette dépollution qui doit se terminer dans moins d’un mois en a seulement le nom.

ALERTE POLLUTION

Suite de l’affaire des terres polluées de Vaujours une enquête de :

 

Suite à un signalement d’exhaussement de terres agricoles en cours à Angervilliers, nous sommes allés faire une inspection de site. Ce site est directement en lien avec le premier terrain agricole que nous avions visité à Vaujours en janvier.

Reportage de France 3 https://youtu.be/SJ-iZhdtkZ8

L’agriculteur qui aurait servi d’intermédiaire entre l’entreprise de “gestion” de déchets du BTP et la municipalité de Vaujours, est d’Angervilliers. Le terrain de Vaujours est tristement célèbre pour son affaire politico-judiciaire et des violences envers un autre agriculteur. La police judiciaire de Versailles suit ce dossier. Nous nous sommes donc rendus sur les terres de cet intermédiaire. 2 sites inspectés: un terrain de 2 hectares est en cours d’exhaussement et un autre terrain d’une plus petite surface a été exhaussé à partir de 2014, (on voit très bien les travaux sur la photo satellite) sur une hauteur d’1 mètre 30 environ.

 

Pour le site en activité, une voie d’accès pour les camions est à moitié achevée. Il est indiqué sur un panneau de permis de construire que le dossier pour ce terrain de 2 hectares est consultable en mairie. Une caméra et une barrière protègent l’accès au site. Des monticules de terres entourent le terrain. Des habitants vont se renseigner pour savoir si toutes les autorisations ont bien été délivrées par la municipalité et l’autorité environnementale. Pour le deuxième site, plus ancien, nous avons fait de nombreuses découvertes dont une qui restera dans les annales de la brigade.

Tout d’abord en regardant de près le Plan Local d’Urbanisme on a pu voir qu’une partie du terrain en lisière de forêt domaniale classée était sur une servitude. Nous nous étonnons donc qu’un exhaussement ait pu être réalisé à cet endroit, surtout quand on observe lanature des terres utilisées.

Métaux, gaines électriques, huisseries, robinetteries, plastiques de toutes sortes, une bonne partie de la terre de ce site contient des déchets non-inertes qui n’ont rien à faire dans un exhaussement de sol.

Et puis surprise quand on a trouvé de la terre bleue. On a d’abord pensé à des traces laissées par des pelles d’engins agricoles et puis en regardant de plus près, on aurait dit du plastique amalgamé avec la terre. Jacqueline de la Brigade s’est écriée : “La terre est bleue comme une orange ! C’est très bien en poésie, mais catastrophique pour l’écologie.” Après envoi des photos à un chercheur spécialisé dans l’étude des sols, il pourrait s’agir de fer sous la forme de FE 2 +. Une autre visite nous paraît nécessaire, pour confirmer ou infirmer ces hypothèses. Nous avons aussi trouvé de nombreuses traces de ruissellement d’eaux pluviales. Le terrain serait-il devenu quasi imperméable ? Pourtant l’Indice de Développement et de Persistance des Réseaux (IDPR), indique plutôt des infiltrations sur ce site. Il y aurait-t-il eu un délit environnemental ?

Quel avenir pour la micro-faune de ce sol en lisière de site classé ? Quel avenir pour cette terre agricole ? Sur un autre site du même type nous avons pu observer des plants de maïs de 40 cm de hauteur. Comment la mairie a pu laisser faire cet exhaussement ? À qui profite ces pollutions ?

https://www.facebook.com/101015088474907/posts/232060188703729/?d=nbrigade ecologiste à Angervilliers dans l’Essonnehttps://www.facebo91510/labrigadeecologiste/videos/3534370556623630/