- Géographie
de la région
Saint Escobille est située
à environ 65km au sud-ouest de Paris, à l'extrémité
sud de l'Essonne et aux frontières des Yvelines et de l'Eure-et-Loir.
Les deux villes les plus proches sont Dourdan (12km au nord) et Etampes (15km
à l'est). Les seules routes menant à Saint-Escobille,
qui se croisent sur un petit rond-point à Authon-la-Plaine sont:
- la N191, accessible depuis les sorties des autoroutes A10/Allainville et
A11/Ablis, ou depuis la N10 à Ablis ou la N20 à Etampes),
- la D838, accessible depuis Dourdan (A10) ou depuis Angerville (N20).
Le projet d'emplacement de CET et de sa surface initiale (18ha) sont indiqués
en bleu (voir carte ci-dessous). Les cercles concentriques, espacés
chacun de 2.5km, montrent les communes ou hameaux (environ 65) situés
jusqu'à 10km du site. Une exploitation du CET à raison de 150.000
tonnes de déchets par an produirait des nuisances importantes*,
en particulier un trafic intense de camions sur les deux seules routes
d'accès (N191 et D838), alimenté principalement par les
autoroutes (A10-A11) et les nationales (N10-N20), et qui concerne manifestement
la zone des 10-15km indiquée ci-dessous. Et c'est toute l'Île
de France, les départements et régions avoisinantes, voire certains
pays Européens qui viendraient alimenter ce trafic sur une période
d'au moins 10 ans, huit heures par jour plus les nocturnes..
Les risques graves* associés à l'exploitation d'un CET
concernent l'environnement et la santé, par rejets systématiques
ou accidentels de substances toxiques dans l'atmosphère (biogaz,
dont dioxines et autres composés organiques cancérigènes)
ou dans la nappe phréatique (lixiviats). Sur ce dernier point, voir
le paragraphe suivant concernant le descriptif géologique du sous-sol.
(*Voir pages Vous
avez dit CET? et Nuisances
et risques)
Crédit: extrait de
la Carte IGN 1/100.000, N°20 Paris Orléans, série verte
- Descriptif
géologique
L'étude géologique de la
région (cf. carte ci-dessous) et de son hydrologie (à partir
de nombreux forages réalisés pour les besoins de l'agriculture
et de l'approvisionnement en eau potable des communes) permet de révéler
trois caractéristiques majeures:
- la très grande perméabilité
du sous-sol (calcaires de Beauce et d'Etampes en blocs, fracturés
ou fissurés, calcaires marneux, marnes, poches d'argiles et sables
variés);
- l'importance et la proximité de la nappe phréatique
(à certains endroits pouvant affleurer à 25m);
- la stratigraphie du plateau, qui en fait un bassin versant
unique vers la vallée de la Chalouette et la source de la Louette
(formant un site classé) et la vallée d'Etampes (la Juine),
situées 80m à 150m en contrebas.
C'est cette grande perméabilité qui explique
la nécessité pour l'agriculture de recourir à une irrigation
intensive, le sol ne retenant que très peu ou pas du tout les eaux
de pluie. C'est cette propriété du sol qui explique l'importance
et la proximité de la nappe phréatique. Cette nappe assure la
pérennité des cultures céréalières et maraîchères
depuis des siècles. En traversant la région, il suffit pour
de constater l'immensité caractéristique des parcelles agricoles,
et le soin méticuleux avec lequel celles-ci sont entretenues et exploitées.
Le critère selon lequel un
CET doit être exclusivement
construit sur un emplacement offrant une barrière naturelle passive
(quelque
soient les mesures de protection artificielles supplémentaires utilisant
bâches plastiques et tapis superficiels d'argile) n'est aucunement
rempli. Selon toute vraisemblance, ce critère vital
est simplement ignoré. Une ignorance sans innocence qui ferait
peser des risques très graves sur la nappe phréatique du
plateau de Beauce. Une pollution de cette nappe signifierait à
la fois la perte durable de toute eau potable pour les communes et pour la
ville d'Etampes (22.000 habitants), et la fin de l'agriculture du plateau,
qui repose sur l'irrigation par les puits de forage. Que cette implantation
de CET se fasse sur telle ou telle commune de la région, à Saint-Escobille
ou quelques kilomètres plus loin de l'autre côté de la
route, n'est pas le problème. Compte-tenu des risques mentionnés,
le problème est plutôt d'empêcher que des dégâts
irréparables soient commis sur l'environnement et l'agriculture.
Ces risques s'ajoutent à une facture déjà lourde concernant
les effets potentiels sur l'environnement et la santé*, dont les populations
locales seraient les seules à devoir assumer les conséquences,
en particulier à moyen et long terme.
(*Voir pages Vous
avez dit CET? et Nuisances
et risques)
Crédit: extraits des
cartes BRGM 1/50.000, N°256 (Dourdan) et N°292 (Méréville)
Dernière mise à
jour
09-Jan-2004