Editorial
Saint-Escobille, le 3 décembre 2009

 

UNE LEGIMITE RECONNUE


Après avoir obtenu l'UNANIMITE du corps électoral 3 fois mobilisé par les enquêtes publiques, les communes de Saint-Escobille, de Mérobert et l'ADSE gagnent le SOUTIEN TOTAL des élus de tous niveaux depuis 2003... et enfin le 26 novembre 2009... CONSECRATION définitive : le Conseil Régional, dans le cadre d'un amendement au PREDMA (Plan Régional d'Elimination des Déchets Ménagers et Assimilés), " écarte " sans ambiguïté le projet de CSDU de Saint-Escobille POUR RISQUES MAJEURS A L'ENVIRONNEMENT. Rappelons que la décision du PREDMA est la formalisation solennelle de " l'ardente obligation " de la Région Ile de France, collectivité qui est en charge concrète des déchets et qui connaît mieux que quiconque ses possibilités, ses obligations et ses devoirs en ce domaine...

Certes, ce n'est pas encore la victoire, mais c'est la reconnaissance par le Conseil Régional de l'Ile de France, que ces installations mettraient en danger la nappe phréatique de Beauce, bien irremplaçable pour l'alimentation en eau de toute la région parisienne et au-delà.

C'est la reconnaissance que le combat que nous menons dépasse très largement le niveau local : notre lutte s'inscrit dans la défense générale de l'eau et des productions agricoles, biens précieux pour la région, la France et l'humanité !

C'est la reconnaissance que, même avec les protections règlementaires, il n'est pas possible de placer une décharge, sans tenir compte de la nature du sous-sol. Si on laissait s'installer un CSDU à Saint-Escobille, sur un sous-sol perméable au-dessus de la nappe phréatique et au milieu des terres fertiles de Beauce cela permettrait de multiplier les décharges n'importe où, sans tenir compte du milieu naturel. Ainsi notre action contribue à la diminution du nombre de décharges, à une véritable réduction des déchets, à leur recyclage, leur valorisation et à la recherche de solutions moins polluantes pour leur traitement.

Il est temps que, face au lobby industriel, qui a réussi à convaincre le préfet de déclarer un projet privé de Projet d'Intérêt Général (PIG), les pouvoirs publics tiennent enfin compte des préconisations du Grenelle de l'Environnement, du Schéma Directeur de la Région Ile de France, du Plan Régional d'Elimination des Déchets Ménagers et Assimilés et de l'Agenda 21 départemental.

Dans ce contexte et plus que jamais, le "PIG" apparaît dans son éclatante évidence : un acte légal, mais privé de toute légitimité concrète et fondatrice sur le fond des grands enjeux environnementaux du siècle.

Passer outre serait donc positivement un entêtement irresponsable contre l'environnement et également dévastateur pour l'esprit de notre démocratie représentative.
Plus que jamais l'ADSE est confirmée dans sa stratégie inébranlable pour la défense d'une cause juste et non partisane... pour notre génération et celle de nos enfants.

L'ADSE forte de tous ces appuis et encouragements portera jusqu'à son terme sa mission qui dans un pays de droit comme le nôtre ne saurait avoir qu'une seule issue... "la raison et le droit non du plus fort, mais du plus juste..."


Marie Josèphe Mazure
Maire de Mérobert (Essonne)
Présidente de l'ADSE

Jean-François Minier
Maire Adjoint de Saint-Escobille (Essonne)

Claude Jaillet
Vice-Présidents de l'ADSE


ADSE-saintescobille@neuf.fr


Dernière mise à jour
03-Déc-2009