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Décembre
2008
Pitres (Eure)
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Pîtres fait reculer SITA Normandie-Picardie
12 décembre 2008 -
En obtenant le le classement d’un terrain de 20 ha sur lequel devait
être créé un centre de stockage et de valorisation des déchets banals,
en zone naturelle sensible, la commune de Pîtres (Eure, 2.319 habitants)
mettent fin à un projet de SITA Normandie-Picardie.
« Nous ne voulions pas de ce projet et avons inscrit ce périmètre
en zone naturelle sensible à l’occasion de la transformation de notre
plan d’occupation des sols en plan local d’urbanisme (PLU), que la
préfecture a ensuite validé», commente le maire de Pîtres. Mais
l’enjeu était important. Une nappe phréatique
se trouve à 26 mètres de profondeur sur ce terrain. Or, pour installer
le centre d’enfouissement, Sita devait creuser de 6 mètres et y accueillir
en quinze ans, 1,5 million de tonnes de déchets ultimes. Le risque
de pollution était d’autant plus grand que des études réalisées à
notre demande ont révélé des failles karstiques dans le sous-sol.
A la place nous souhaitons créer sur ce terrain, après son
rachat à Sita, un espace d’agriculture biologique utilisant les animaux
de traction, et sans doute une ferme, et revaloriser le chemin de
halage compris dans les 20 hectares». Si le
maire se félicite du renoncement de l’entreprise, il ne désarme pas
pour autant. Il vient d’être contacté par l’Agence nationale pour
le traitement des déchets radioactifs (ANDRA), pour installer sur
sa commune un centre de traitements de ces déchets. Il va donc «reprendre
son bâton de pèlerin» pour expliquer que sa collectivité n’en veut
pas.
http://www.lagazettedescommunes.com/actualite/31779/environnement/haute_normandie_ville_pitres_fait_reculer_sita_normandie_picardie.htm
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Septembre
2008
Curgies (Nord) |
Décharge de Curgies : les opposants toujours hostiles
à l'extension
20 Septembre 2008 -
Les opposants à l'extension du CET de Curgies ont tenu une réunion
d'information (..) « La Voix du Nord » a révélé que SITA
avait revu sa copie : plus d'ordures
ménagères et de boues et un tonnage à la baisse. Ça ne leur
suffit pas. Ils ne veulent pas d'une nouvelle
décharge à la porte de leurs maisons. [La présidente de l'association
:] « (..) Nous subissons le centre d'enfouissement
technique depuis trente ans. Nous ne voulons pas en reprendre pour
trente ans. Les décideurs ont-ils conscience de la gravité de la situation
? (..) On veut l'arrêt total du projet. On doit penser à nos
enfants et nos petits-enfants. » [Le président de Demain Écologie
:] « Il est hors question de dire oui au projet. Que
SITA prouve le besoin d'une décharge de classe 2 ! (..) Les déchets
industriels banaux peuvent être triés et stockés différemment », et
l'extension de la décharge est une question de gros sous : « La mise
en décharge coûte 60 E la tonne. Le coup d'exploitation est de 20
E la tonne. C'est donc très rentable pour SITA. »
30 Mai 2008 -
Le CET de Curgies s’étend sur une 12ha à 700 ou 800 mètres à vol d’oiseau
des premières habitations de la commune. Y sont enfouis 80% de DIB
non dangereux et 20% de déchets ménagers ou assimilés ultimes. SITA
pourrait étendre son CET aux 14 hectares voisins du site initial.
Une surface équivalant au traitement de 90 000 tonnes de déchets par
an pour le traitement des déchets ultimes dans le Valenciennois. "Il
faut remonter au début du dossier pour comprendre l’ampleur de la
manœuvre". En effet, les démarches de l’entreprise SITA pour
acquérir la surface foncière, nécessaire à cette extension, s’inscrivaient
dans l’achat de parcelles dans le cadre d’un périmètre de sauvegarde.
En brandissant l’arme de l’expropriation, les propriétaires ont pour
la plupart cédé ou échangé leurs terrains dans de bonnes conditions
financières. Mais au final, ces transactions aboutissent à la mise
en place d’une extension de décharge et plus du tout à un périmètre
sauvegardé », entame ce membre de l’association. Très rapidement,
les élus des communes voisines, comme le maire de Jeanlain, sont montés
au créneau pour obtenir des réponses sur des incohérences techniques.
« Le problème n’est pas la construction d’une
décharge car elles sont indispensables pour les collectivités mais
ces dernières doivent se situer dans des zones non sensibles sur le
plan environnemental. Le choix de Curgies est une aberration car la
décharge actuelle est en limite de la nappe, mais son extension vers
le sud serait en plein dessus. » Quel
héritage ! La proximité de cette installation d’une zone de captage
est préoccupante et le danger réel pour la pollution des nappes phréatiques
n’est pas une fabulation de l’esprit. « Il est clair que le risque
est majeur pour les nappes du territoire. Qui
plus est, quand vous savez que des conduites d’eau potable, de la
forêt de Mormal, commence à irriguer Orchies et ses environs et que
le Grand Lille va suivre cette voie d’approvisionnement...l’Avesnois
va devenir le réservoir du Nord (..) Ce
dossier est un véritable bombe à retardement (..) Les acteurs du projet
et l’enquêteur furent dans l’incapacité de répondre aux multiples
questions pointues sur le sujet, nous allons à la catastrophe pour
l’eau potable que nos enfants ne pourront plus consommer ! »
Curgies va-t-il devenir la poubelle du Nord
? (..) Un Conseiller général apporte son soutien contre ce
projet : « Cette extension pourrait engendrer
une pollution de la nappe phréatique avec d’importantes conséquences
sur l’environnement et la santé publique. Ceci d’autant plus que les
risques sont mal connus puisque la seule étude réalisée sur ce point
provient d’une filiale de Suez, groupe dont fait partie SITA. Or,
ce sont des milliers de familles qui sont alimentées en eau par cette
nappe phréatique, chiffre illustrant combien une pollution de celle-ci
serait catastrophique. Face à de tels risques et en l’absence d’étude
réellement impartiale, il faut être très prudent. Nous devons, en
effet, préserver notre environnement de ces risques et penser, dans
une démarche de développement durable, à la santé et au bien-être
des générations présentes et futures.»
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Valenciennes/actualite/Valenciennes/2008/09/20/article_decharge-de-curgies-les-opposants-toujou.shtml
http://www.va-infos.com/impression.php3?id_article=4815
Site de l'EPVEPA:
http://pagesperso-orange.fr/c.tx/jenlain/envir/index.htm
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Août
2008
Ste-Sévère
(Charente) |
En
Charente, les riverains de SAINTE-SÉVÈRE se révoltent !
8 Août 2008 -
"On n'en peut plus. On a atteint le point de non-retour.» L'un
vit à Sainte-Sévère, un autre aux Métairies, leurs voisins de table
à Réparsac. Tous ont en commun d'être à bout.
Certains souffrent d'un cancer. «Huit sur une vingtaine de maisons
environnantes, c'est pas rien. Il y a matière à s'interroger»,
lâche dépité [un riverain] atteint à la moelle osseuse (...) comme
ses compagnons, il entend agir désormais pour sensibiliser la population
des environs à leur combat: la lutte contre le projet d'extension
de l'installation de stockage de déchets non dangereux de Sainte-Sévère
(ISDND). «On n'en veut pas (..) on ne peut pas aller contre le traitement
des déchets. Mais agrandir dans les conditions actuelles n'est pas
possible. ça nous fait peur. Que les responsables de CALITOM (1) fassent
d'abord le nécessaire pour stopper les nuisances
sur le site, à commencer par éliminer
ces odeurs qui nous polluent la vie.» Impact
olfactif hors normes des odeurs pestilentielles, plus durement ressenties
à la tombée de la nuit et au petit matin qu'en journée. Mais présentes
sans cesse malgré tout. «Imaginez vivre les volets clos ou semi-clos
tous les jours, c'est intenable (..)
C'est pas une vie. Ces derniers temps, c'est même carrément l'enfer.»
Des derniers temps où les odeurs viennent, portées par les vents,
jusqu'à Bourg-Charente. Leur persistance s'est en effet accrue de
façon importante au cours des derniers mois. (..) le président de
CALITOM, ne le nie pas. «Les nuisances olfactives
sont réelles et sérieuses.» Difficile d'affirmer le contraire
à la lecture des conclusions de l'étude réalisée en décembre à Sainte-Sévère
par GED environnement à la demande de Calitom. A la suite de tests
olfactométriques, ce cabinet d'expertise indépendant a relevé «des
odeurs importantes aux limites de propriété et de l'ordre de 15 ouE/m3
[odeur unité européenne, NDLR] aux premières habitations». Trois fois
plus que la norme réglementaire. A cela s'ajoutent «un bassin des
eaux de compost très émetteur (supérieur à 60ouE/m3) et des odeurs
de biogaz et compost perçues au-delà de 1.300 mètres». [Pour le] responsable
de l'étude, le constat est sans appel. «L'impact olfactif.
Une extension du site n'est envisageable que si l'on parvient d'abord
à contrôler ces émissions.» «Après les gaz,
on nous étouffe avec les mots» Du côté de CALITOM, on fait
profil bas. On montre patte blanche à coup de réunions publiques,
quatre depuis janvier dernier. On explique et on rassure surtout (..):
«On ne veut rien cacher de cette étude que nous avons présentée aux
riverains en juin. L'aspect sanitaire est notre préoccupation majeure.
Bientôt, de nouveaux casiers de stockage verront le jour, enfouis
en profondeur. A terme, le biogaz sera filtré et valorisé puisqu'une
installation de valorisation est à l'étude pour une mise en place
en septembre. En attendant, je comprends le courroux des riverains.
Mais qu'ils sachent que l'on fait de notre mieux pour limiter les
nuisances.» Au titre des mesures prises récemment, des couches d'argile
ont été installées sur les casiers de stockage incriminés, casiers
recouverts au préalable de terre végétale. CALITOM
a également mis sur pied un «jury de nez», des riverains chargés de
repérer si possible la nature des odeurs «afin de déterminer d'où
elles peuvent provenir exactement» (..) D'autres sont en cours.
Des dispositions qui ne rassurent pas pour autant (..). «Après les
gaz, on nous étouffe avec les mots. On se fait promener. Il suffit
d'aller sur le site pour s'en rendre compte.» Photos à l'appui, il
montre les fameuses couches d'argile, fissurées
«et loin d'être à un mètre de profondeur», les matelas, poubelles
plastiques, pare-chocs et autres déchets qui «n'ont rien de ménagers
ce qui en dit long sur la qualité des contrôles soi-disant effectués
à l'entrée du site». Au-delà, tous évoquent les
bennes de livraison d'ordures «pas toujours bien bâchées qui déversent
les sacs plastiques sur les routes». Et surtout
les torchères du site qui permettent de brûler les excédents de gaz,
«souvent en panne», affirment-ils. A moins de 900 degrés, elles peuvent
libérer des dioxines. «Quand elles fonctionnent mal, on les éteint»,
(..). Sur la base de l'étude de GED, il n'y
a d'ailleurs aucun risque sanitaire à craindre sur ce point au regard
des polluants retenus comme facteurs de risques connus, tel le benzène.
«Il y a 1,63 chance sur un milliard d'avoir un cancer» [explique-t-on]
pour couper court aux fantasmes. «Oui, mais
si on prend le cocktail qui sort de ces torchères, ça donne quoi?»,
s'inquiètent les riverains dont les plus malades font aisément le
lien entre ce qu'ils respirent et leur affection. Pour
le savoir et avoir accès à toutes les pièces du dossier, ils ont décidé
de constituer une association, ont contacté les époux Lavaud, victimes
de la pollution sur le site de la décharge de Poullignac, et multiplient
les courriers aux élus. Des élus «qui nous renvoient
vers l'étude de GED et CALITOM, une bonne façon de se débarrasser
du problème», pestent-ils, bien décidés toutefois à ne pas
baisser les bras.
(1) CALITOM est une structure publique composée
d'élus du département issus de 390 communes adhérentes. En charge
de 31 déchetteries, elle assume la collecte des ordures, des emballages
recyclables et du verre.
Gilles BIOLLEY Charente Libre - 01.08.2008
http://accid.over-blog.com/article-22591912.html
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Février
2008
St-Escobille
(Essonne) |
Bouteille contre déchets
3 février 2008. L'ADSE vient de se trouver
un nouvel allié dans sa lutte contre le projet de CET. Le fondateur
du célèbre Café de la Gare à Paris, a
en effet décidé de soutenir l'association dans son action.
A Mérobert (..) l'humoriste a
animé (un) débat avec (les anciens) qui avaient connu
"la gadoue" (..) Saint-Escobille
ne veut plus être la décharge de Paris et Marie-Josèphe
Mazure, maire de Mérobert rappelle que dès 1924, une
pétition contre cette importation de déchets avait été
remise au préfet de l'époque, pétition dénonçant
l'air irrespirable et les "rats qui dévorent lapins, volailles
et qui ravagent les cultures". La
lutte contre les déchets est donc une lutte (sic) presque ancestrale
(re-sic) dans cette région de l'Essonne. Ce passé explique
aussi pourquoi personne ne souhaite voir remonter à la surface
cette problématique, pourquoi le projet de décharge
mobilise une telle opposition dans la commune.
Commentaire ADSE:
L'indigente conclusion (en vert) de cet article est totalement contraire
à l'éthique, la position et la stratégie de l'ADSE.
Non seulement parce que le talent et la générosité
d'un grand artiste sont détournés ici de leur valeur
et de leur intention, mais aussi parce que la conclusion proposée
est réductrice, infantilisante, sans rapport avec la réalité,
anachronique et en complet décalage avec à l'action
entreprise par l'ADSE sur le terrain au cours des six dernières
années et plus récemment dans le cadre de l'enquête
publique (EP). Reprenons :
Réduction et infantilisation: l'existence d'une "lutte
ancestrale" dans cette région ? St-Escobille "réserve
ethnique" de l'Essonne ? L'ADSE comme la continuation de la guerre
par d'autre moyens ?
Décalage avec la réalité: une "Remontée
à la surface de certaine problématique". Grands
dieux quelle "problématique", puisque la Gadoue appartient
désormais à un passé révolu depuis près
d'un demi-siècle. On ne saura pas si dans cette "problématique"
il faut soit classer le site des Gadoues en Tumulus du Lutécien
supérieur, ou alors étudier les dossiers techniques
et juridiques de l'EP, ou bien les deux.
Entre temps, on voit bien qui se propose généreusement
de prendre en charge la supposée"problématique"
de St-Escobille: le promoteur du projet soi-même!
Anachronisme : il n'existe aucun lien conceptuel direct
entre l'ADSE et le passé de la gadoue. Depuis que Paris a cessé
d'y déverser illégalement ses ordures, cet endroit de
Beauce a retrouvé sa pureté et sa virginité,
les rats sont partis et les cutures alentour ont pu recommencer à
produire comme nourrir des générations. L'histoire de
la Gadoue se résume à un viol environnemental et
politiquement consensuel du milieu XXème siècle.
Les propositions de l'ADSE sont fondées sur le présent
(rapellons-le pour les non historiens : début XXIème),
et ses orientations techniques/environnementales sont tournées
vers les décennies à venir 2010-2050. Il est anachronique
et vicieux de suggérer que la mobilisation de l'ADSE est une
réaction passéiste, dictée par la seule mémoire
des anciens et la phobie du retour des rats.
Le passé des gadoues" a été
douloureux, mais que St-E "ait déja donné"
ne fait pas partie de l'argumentation de l'ADSE contre le projet (tout
respect dû aux anciens et leur émouvants témoignages
!). En effet, il n'est aucunement question que ce passé dicte
que les communautés voisines doivent subir à leur tour
un remake des Gadoues et de voir un CSP les empuantir, exposer la
santé de leurs familles, et polluer
l'Or Bleu de la Beauce.
Pour les mal-comprenants du sujet (une espèce à
soigner à certain niveaux de l'Etat et des institutions, de
certains médias en quête de sensassionnel, mais aussi
des militants de la onzième heure, bienvenus certes mais pas
pour déconstruire ou faire du marketing), la mobilisation de
l'ADSE est de fait INTER-COMMUNALE, DEPARTEMENTALE, REGIONALE, et
NATIONALE, à tous les niveaux de représentativité
(maires, députés, conseillers généraux
et régionaux..) et sans couleur politique. L'opposition
au projet n'est ni plus ni moins perceptible à St-Escobille
ou ailleurs, ou localement dans telle ou telle fraction de la population
!
http://www.enviro2b.com/environnement-actualite-developpement-durable/7838/article.html
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Janvier
2008
Montcel
(Puits-de-Dôme) |
Le
rapport du Commissaire-Enquêteur qui démolit le projet
de CET
18 janvier 2008. Selon
le commissaire enquêteur (CE) chargé de l’enquête publique sur le
CET de Montcel, celui-ci serait un vrai danger
public. Le VALTOM conteste. Des
rats, des corbeaux, des « prédateurs » et un « tas d’ordures »… Ce
lieu apocalyptique, c’est le potentiel CET de Montcel, tel
que décrit par le CE chargé, justement, de l’enquête publique sur
le projet. Dans son rapport, rendu il y a quelques semaines, le
CE n’y va pas de main morte. Il émet un avis « très défavorable »
au projet [en] des termes d’une sévérité rarement atteinte dans ce
type de rapport. Il estime que ce projet de CET est un frein
au développement de la ZAC de l’Aize, méga-zone départementale de
160 hectares qui n’attend plus que des entreprises pour l’occuper.
« La ZAC a de nombreux candidats, dont beaucoup hésitent devant la
proximité éventuelle d’un dépôt d’ordures, avec toutes les nuisances
qui en découlent : odeurs, migration de rats, corbeaux et autres prédateurs…
», dit donc le CE. Il appuie sur d’autres problèmes, comme «
la mise en place de torchères brûlant le méthane (..) qui diffuseront
et amplifieront les odeurs »; ou encore la proximité de sources
d’eau gazeuse. Et la charge à l’arme lourde se poursuit. «
Il n’y a pratiquement pas eu d’étude hydrogéologique », alors que
le commissaire lui-même a repéré une nappe phréatique « après analyse
des déclarations de gens du pays ». Du coup, l’installation
d’un CET dans une telle zone lui paraît « presque irresponsable ».
Et encore : « Le CET aura une répercussion sur
le plan économique et environnemental, et le patrimoine privé et public
serait très pénalisé ». Et la supplique finale au
préfet, auquel il est demandé « de réfléchir au danger encouru par
la région, dont la richesse et la qualité en eau potable sont à protéger
». Nombre d’arguments avancés par le CE sont ceux des opposants
au projet, qu’ils soient élus locaux ou membres de l’association
Oxygène pour l’avenir. Les deux ont depuis longtemps dénoncé
la faiblesse des études hydrogéologiques, la proximité d’une zone
économique vitale car au croisement de deux autoroutes, la menace
de pollution des sous-sols, la proximité de l’habitat, etc. Côté VALTOM,
on connaît bien tous ces arguments, mais on ne digère par les avis
« outranciers » de l’enquêteur. Le syndicat s’est fendu d’un courrier
aux conseillers généraux et parlementaires, démontant point par point
un rapport « à la qualité pour le moins contestable », écrit [son
président]. Il dénonce « l’absence d’analyses
et d’échanges contradictoires ». Le dossier est dans les mains du
préfet. Rien ne dit qu’il donnera un avis avant le 12 février, date
du début de sa période de réserve électorale.
http://www.lamontagne.fr/editions_locales/riom/centre_d_enfouissement_technique_le_rapport_qui_demolit_le_projet
(...)
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Décembre
2007
Monéteau
(Yonne) |
Monéteau : SITA veut prendre 10 ans
de plus
Alors que la décharge
de Pien à Monéteau, commune proche d'Auxerre dans l'Yonne, doit fermer
ses portes au 1er juillet 2009, Sita, la filiale de Suez qui l'exploite
souhaiterait poursuivre l'enfouissement 10 années de plus et
mise pour cela sur son projet de bioréacteur. L'enquête publique
concernant ce projet commence aujourd'hui à la mairie de Monéteau
(...).
http://www.enviro2b.com/environnement-actualite-developpement-durable/6723/article.html
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Novembre
2007
St-Escobille
(Essonne) |
Saint-Escobille
- Nouvelle manifestation des opposants au projet Sita
Alors que samedi était le dernier jour de l'enquête
publique sur le projet de stockage des déchets, l'Association
de défense de la santé et de l'environnement de la commune de Saint-Escobille
(ADSE) en Essone avait appelé à une nouvelle manifestation
d'opposition au projet de Sita. Ce sont ainsi près de 500 personnes
qui se sont réunies samedi matin, dont des élus, et notamment le député-maire
UMP d'Etampes, Franck Marlin. Les opposants
au projet ont profité de l'occasion pour remettre au commissaire-enquêteur
un rapport de contre-expertise démontant point par point le dossier
de Sita.
http://www.enviro2b.com/environnement-actualite-developpement-durable/3895/article.html
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Octobre
2007
Haulchin et
Douchy-les-Mines
(Nord) |
"Non
au projet SITA!" dans le Nord
Un groupe d'habitants d'Haulchin vient de créer
une nouvelle association contre le projet d'implantation d'un site
d'enfouissement de déchets dans le Denaisis par Sita-FD. L'association,
qui apporte son soutien à celle déjà créée de Denain-Ecologie,
tente de rallier le maximun de personnes à la grande manifestation
organisée contre ce projet, prévue [le 19/10/07] à Douchy-les-Mines.
Leur slogan sera le suivant: "Habitants d'Haulchin
et des environs, attention, votre santé est en danger. Rien n'est
fait, rien n'est signé, on doit se battre".
(...) "Non, non au projet Sita !" C'est
un des slogans que l'on pouvait entendre samedi, place des Armes à
Valenciennes où 350 opposants au projet de centre d'enfouissement
technique des déchets de Sita-FD s'étaient donné rendez-vous. Alors
que ce projet rencontre depuis le début l'opposition
des associations de défense de l'environnement du Denaisis, ces dernières
ont rallié à leur cause les élus de la région ainsi qu'une partie
partie du Valenciennois, dont Patrick Roy, député du Nord. A
l'issue de la manifestation, une délégation composée des maires de
Denain, Douchy, Haulnin et Thiant ainsi que du député Patrick Roy
et des présidents de Denain écologie, Hainault écologie et du CAPER
a été reçue par le sous-préfet de Valenciennes,
Marc Burg. Ce dernier, très à l'écoute des revendications des opposants
a rappelé que le dossier était loin d'être terminé. Les associations
vont demandé une prolongation de l'enquête publique et projettent
d'organiser une réunion publique en cas d'acceptation de prolongation.
http://www.enviro2b.com/environnement-actualite-developpement-durable/5683/article.html
http://www.enviro2b.com/environnement-actualite-developpement-durable/5312/article.html
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Octobre2007
Seignolois
(Yonne) |
La surfacturation
des déchets fait boule-de-neige dans l'Yonne
Le dossier de la communauté de communes du
Seignolois s'inscrit dans un contexte général de hausse
conséquentes et régulières de la redevance sur la collecte des ordures
ménagères dans le département de l'Yonne. Deux acteurs se partagent
le marché dans les communes du département, la Coved
(groupe Saur, créé par Bouygues et EDF) et la
Sita (groupe Suez). Les augmentations
constatées peuvent atteindre jusqu'à 30% d'une année sur l'autre sans
que les élus ne soient en mesure de justifier de tels écarts.
Des anomalies constatées
L'examen des factures de la Coved dans
la communauté de communes du Ségnolois (CCS) a
mis en évidence certaines anomalies comme la surfacturation de taxes
pollution (TGAP et TVA indirectement) en leur appliquant le
coefficient de révision prévu contractuellement. Autre
anomalie, la Coved qui perçoit l'encaissement de la TGAP sur la base
de 9,15 €/tonne, ne reverse que 7,5 €/tonne à l'administration des
douanes. Aux vues des faits, la direction départementale de la consommation,
de la concurrence et de la répression des fraudes (DDCCRF) estime
qu'il s'agit d'un délit et a dressé un PV transmis en mai au
parquet d'Auxerre, puis au tribunal de Versailles, où se trouve le
siège de la Coved. Un effet boule-de-neige Par ailleurs, les membres
du conseil de la CCS ont mandaté leur président afin de réclamer officiellement
à la Coved les sommes indûment perçues selon eux aux dépends des contribuables.
Un effet boule de neige a alors été constaté dans d'autres communes
du département, qui après examen, ont constaté qu'elles faisaient
l'objet du même type de facturation avec le même opérateur. De
son côté, la Coved reste sur ces positions. La direction estime que,
conformément aux dispositions du contrat, le coefficient de révision
des prix s'appliquent forfaitairement, taxe de pollution incluse.
Elle ne ferait donc qu'appliquer les dispositions du contrat , contrat
par ailleurs contrôlé par les autorités, notamment par le trésorier-payeur
général qui est censé viser les factures. Le dossier transmis au tribunal
de Versailles pour la partie judiciaire a également été transmis à
la cour régionale des comptes pour la question administrative. "L'Yonne
Républicaine" rappelle que les enjeux financiers sont énormes et que
l'issue donnée au conflit pourrait faire jurisprudence.
http://www.enviro2b.com/environnement-actualite-developpement-durable/5255/article.html
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Septembre
2007
Allainville
(Yvelines) |
SITA peine sur ses projets de CET en
région parisienne
(...) Ce sont près de 400 habitants, élus ou
militants écologistes qui se sont réunis dimanche dans un champ d'Allainville,
aux confins des Yvelines et de l'Essonne. Ils entendent ainsi faire
entendre leur voix contre les deux projets de centres d'enfouissement
technique des déchets menés par Géodève, une
filiale de Sita spécialisée dans la recherche de sites. Les
deux sites retenus, Groslieu et Saint-Escobille,
devraient traiter 150.000 tonnes de déchets industriels non dangereux.
Les opposants à ces projets déplorent justement de se retrouver
avec deux "décharges géantes" distantes de moins de 10 km. Alors que
les riverains craignent une pollution des sols, des nappes phréatiques,
le bruit des camions et les odeurs potentielles, chez
Sita Géodève, on tente de rassurer la population en rappelant que
de tels centres sont soumis à des règles drastiques en matières
de sécurité. Le groupe en appelle également
à la responsabilité des habitants en précisant que "le tribunal
administratif de Versailles a mis en avant récemment que l'Essonne
ne traitait que 50% de ses déchets, le reste étant envoyé dans d'autres
départements. Idem pour les Yvelines. Le CET
de Saint-Escobille, s'il voit le jour, traitera donc en grande majorité
des ordures locales".
http://www.enviro2b.com/environnement-actualite-developpement-durable/5001/article.html
Commentaire ADSE:
Cet article est un véritable monument en termes de désinformation
dans le plus grand art Sitaïque. Passons sur le chiffrage grossièrement
sous-évalué de
la participation à la manifestation de Groslieu, les organisateurs
et observteurs pouvant, sans exagération, revendiquer plus
de 1500 personnes. Rapellons ensuite que le chiffre de 150.000 tonnes
représente à lui seul le projet de St-Escobille,
et il qu'il s'agit d'un tonnage annuel ! Il faudrait dire très
exactement: "Ensemble, et dans une première
phase d'exploitation de 10 ans renouvelables, les
deux projets de site concerneraient le stockage d'une quantité
de déchets d'au moins 3 millions de tonnes
(2x150.000Tx10ans)", ce qui sonne quand même un peu plus
vrai, mais un peu moins attractif, n'est-ce pas ? De plus, l'article
parle de traitement de déchets, alors qu'il s'agit de
leur stockage perpétuel; si ces déchets
étaient de nature à pouvoir êttre "traités",
alors ils ne seraient pas ultimes, et donc non enfouissables en termes
du droit Français et Européen. A cet égard,
il est notable et révélateur que l'appellation "déchet
ultime" s'est évanouie de la vulgate Sitaïque pour
être remplacée par "déchet industriel non
dangereux", définition aussi évasive que suspecte!
On apprend ensuite que ce que les manifestant déploreraient
au fond ce serait la proximité des deux décharges.
Rien n'est plus faux : ce qui est combattu est le principe de LA décharge,
à St-Escobille ET à Groslieu. Il est tout à fait
pervers de suggérer ainsi qu'une seule décharge serait
acceptable, et que la manifestation portait sur le refus d'une localité
ou de l'autre de l'avoir chez soi. Du grand art, vous étiez
prévenu!
Continuons. On apprend enfin que SITA Géodève "tente
de rassurer la population". Leurs observateurs étaient
sans doute présents ce jour-là, mais de toute évidence
ils n'étaient pas très loquaces. Il n'existe aucune
trace d'une telle "tentative de rassurer la population",
sauf dans l'imagination délirante de ces derniers. Que selon
eux les CET soient "soumis à
des règles drastiques en matières de sécurité" constitue
bien le coeur du problème : sécurité
de l'exploitant, insécurité des riverains victimes.
L'appel vibrant de SITA à l'éco-citoyenneté des
"habitants" (sic), au prétexte que l'Essonne n'enfouirait
pas suffisament par rapport à ses voisins fait plutôt
sourire. Contrairement à ces misérables pékins
de riverains qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez,
ces audacieux entrepreneurs
veulent faire
de l'Essonne le premier importateur des ordures de l'Ile-de-France.
La perle finale:
"Le CET de Saint-Escobille,
s'il voit le jour, traitera donc en grande majorité des ordures
locales."
On notera alors qu'en fait il ne s'agissait
pas d'enfouir des "déchets industriels non dangereux",
mais plutôt des "ordures locales" ! Il est amusant
que ces deux expressions soient finalement interchangeables, selon
la nécessité d'annoblir le métier des uns et
de culpabiliser la vie des autres. Avec
ses 41
habitants au km2, et l'héritage
de la Gadoue, de
toute évidence Saint-Escobille
est un très
gros producteur d'ordures locales, et il est donc insupportable qu'elle
n'ait pas son CET à soi. Mais les Hauts-de-Seine (8.490 ha/km2),
Paris
(20.605 ha/km2), ou Evry
(6.000 ha/km2) seraient-ils sur le point de pouvoir recycler leurs
ordures à 100%, ou bien seraient-ils inclus dans ce fameux
concept de "localité"?
Que la propagande Sitaïque soit louée ici: elle fait
un excellent travail d'auto-dépréciation qui ne peut
que réjouir l'ADSE, en plus d'être à son insu
foncièrement comique.
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Juillet
2007
Fabrègues
(Hérault) |
Areva s'oppose
à Sita-Sud à Fabrègues
A Fabrègues, ville de l'Hérault située à 10
kilomètres de Montpellier, le projet d'un centre de stockage des déchets
ultimes (CSDU) fait beaucoup parlé. Il faut dire que Sita Sud, porteur
du projet, souhaite installer ce CSDU sous les fenêtres de l'usine
d'Areva T&D (...) Anne Lauvergeon, la présidente
d'Areva, en visite sur le site de Fabrègues, s'élève contre ce projet,
déclarant que la présence d'un CSDU est "incompatible avec nos activités".
Elle précise même au cours d'une réunion du conseil d'administration,
"nous n'allons pas nous laisser faire, nous agirons le moment venu.
Je ne veux parler pour le moment ni de délocalisation, ni d'une décharge
qui n'existe pas. L'entreprise est performante et doit le rester.
Si une décision est prise, nous agirons". Enfin, la
présidente considère que l'installation de la décharge menacerait
non seulement l'environnement mais également 300 emplois chez Areva
T&D.
http://www.enviro2b.com/environnement-actualite-developpement-durable/3895/article.html
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Juin
2007
Crégy-les-Meaux
(Seine et Marne)
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Une coulée verte sur une montagne d'ordures
Votre maison dans un environnement
exceptionnel, vous profiterez de la "coulée
verte", vaste espace de loisirs et d'agrément". Pas
moins de 42 lots à bâtir, un verger, une "plaine
de jeux" en plein coeur de Crégy-les-Meaux, concernant
une soixantaine de familles.
Nous vous laissons l'initiative de découvrir le reste, comme
de juger.
Voir l'article du Canard (20 juin 2007):
Documents/canard
du 20-06-07_Cregy les meaux.pdf
Télécharger
le rapport IGE (Balland-Legrand, 5 juillet 2001):
http://www.ecologie.gouv.fr/Rapport-sur-les-risques-engendres.html
http://www.ecologie.gouv.fr/IMG/pdf/0705-decharge-cregy-rapport.pdf
http://www.ecologie.gouv.fr/IMG/pdf/0705-decharge-cregy-annexes.pdf
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Juin
2007
Champigny-sur-Yonne
(Yonne) |
La
COVED n'a plus le droit d'admettre sur son site des déchets
non ultimes
Cela
fait un peu plus de 30 ans que le directeur de la clinique Ker
Yonnec à Champigny sur Yonne se bat pour obtenir la fermeture
d'une décharge à ordures gérée par la
société COVED (..) La dernière manche a été
remportée cette fois-ci devant la Cour d'Appel administrative
de Lyon, dont l'arrêt oblige l'exploitant à cesser
d'admettre sur son site des déchets non ultimes (..)
Cet arrêt relève que l'enfouissement
des ordures ménagères brutes est illégal, puisqu'en
l'état il ne s'agit pas de déchets "ultimes".
Commentaire ADSE: cet
arrêt historique fait jurisprudence en matière de définition
du déchet ultime ! Désormais, il est illégal
d'enfouir des OM au prétexte que celles-ci constitueraient
un "déchet ultime", faute d'avoir été
traitées, ou qu'il se trouve personne pour le vouloir, pour
le faire, ou offrir le savoir-faire, selon les fameuses "condition
techniques et économiques du moment". Enfin, justice est
rendue, augurant une révision prometteuse et radicale de la
soi-disante filière de "l'enfouissement technique".
Voir
l'article de l'Indépendant de l'Yonne (15 juin 2007):
Documents/COVED
champigny sur Yonne150607.pdf
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Novembre 2006
Vienne
France
Poubelle
(Vienne)
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Décharge-extension: le tribunal annule un arrêté du préfet,
la justice en faveur des opposants
Ils se gardent bien de tout triomphalisme. Pourtant,
ce n'est pas une mince victoire que 13 riverains de la décharge de
Saint-Alban viennent d'obtenir devant le tribunal administratif. Cet
été, à titre individuel, c'est-à-dire pas au nom des associations
qui luttent farouchement contre le projet d'extension du site, ils
ont saisi la justice en référé, contestant un arrêté de juillet 2005
signé par le préfet de l'Isère, autorisant l'entreprise Morillon-Corvol
à exploiter une carrière sur l'une des collines surplombant le CET.
L'objectif étant ensuite pour le SYVROM et la communauté d'agglomération
d'utiliser l'espace ainsi libéré pour continuer à stocker des déchets,
sans risquer la saturation. La décision des juges est vite tombée,
à l'issue d'une audience de plus de 2 heures pendant laquelle toutes
les parties ont pu avancer leurs arguments : ils ont ordonné la suspension
du feu vert accordé par le représentant de l'Etat. Pour justifier
leur décision, ils ont estimé qu'une telle activité d'affouillement
n'est pas compatible avec le POS de ta commune de Reventin (..) Devant
le Conseil d'Etat Placé dans l'impossibilité d'engager les travaux
prévus, l'entreprise s'est immédiatement pourvue
en cassation, la demande n'ayant pas encore été acceptée ou rejetée
par le Conseil d'Etat. En attendant, les pelleteuses ne peuvent
entrer en scène. Pourquoi, alors que le bras de fer entre les collectivités
et les contestataires dure depuis plusieurs années. avoir attendu
si longtemps pour engager une procédure ayant toutes les chances d'aboutir
? "Il nous fallait une déclaration de travaux de Morillon-Corvol pour
attaquer. Dès qu'elle a été publiée, nous sommes passés à l'offensive",
indique Marie Fiedler, dont la maison se trouve juste au dessus de
la décharge, à la limite de Vienne et Reventin. De
son jardin où, quand les fenêtres sont ouvertes, elle dit percevoir
régulièrement les émanations nauséabondes du gigantesque tas d'ordures,
malgré les nombreuses évolutions que le Syvrom assure avoir apportées.
Un voisin déclare même avoir été incommodé cet été, au point de quitter
sa maison pour aller passer ses vacances ailleurs, et offrir un environnement
plus sain à sa petite fille qui venait de naître (Extrait article
du Dauphiné)
http://viennefrancepoubelle.free.fr/
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Novembre 2006
Vigidécharges
Rugney
(Vosges)
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Annulation de l'arrêté préfectoral rejetant le projet de décharge
à Rugney
Le Tribunal Administratif de Nancy
a donné lecture de son jugement dans l'affaire "Société Edinord contre
Préfecture des Vosges" : "L'arrêté du 15/06/2004
par lequel le Préfet des Vosges a rejeté la demande d'autorisation
présentée par la société Edinord EST ANNULEE; il
est enjoint au préfet des Vosges de se prononcer à nouveau sur la
demande de la société Edinord dans un délai de trois mois à
compter de la notification du jugement..." les raisons de l'annulation
: L'arrêté est annulé pour un vice de FORME.
Il est reproché à la Préfecture d'avoir laissé participer à la délibération
du Conseil Départemental d'Hygiène du 10 mai 2004 l'association VIGIDECHARGES...
ce qui est FAUX !
La suite de l'affaire : Le Préfet, que nous avons rencontré le 20
décembre 2006, reconnaît que le vice de forme n'existe pas (nous étions
bien sorti de la salle lors des délibérations). Il va se pourvoir
en appel afin de faire casser le jugement rendu en première instance
et va, parallèlement, demander un sursis à exécution pour ne pas avoir
à prendre un nouvel arrêté avant la décision du tribunal administratif
d'appel.
L'association VIGIDECHARGES va également mener une action en justice
contre ce jugement... En attendant : Nous restons en "Alerte de niveau
1" . Soyons à l'écoute et VIGILANT ! Il ne faudrait
pas que le projet de Rugney devienne une solution "acceptable" pour
les autorités de notre département, faute d'autre solution ! Rien
sur le fond de la décision préfectorale n'est reproché par le tribunal
; Rugney reste un projet IMPOSSIBLE car
trop dangereux !
http://www.vigi-decharges.org/actualite.ht
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Octobre 2006
Patanares
Riols (Herault)
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Victoire finale
contre SITA
2006. Patanares et le Collectif des Citoyens
ont appellé à un défilé automobile de Riols à Courniou pour fêter
la victoire définitive contre le projet de méga-décharge
déposé en 2002 par Sita-Sud. Ce jour du 30 octobre a été choisi
car il marque la péremption de l'arrêté préfectoral
d'autorisation d'exploiter. En effet, cet arrêté était daté
du 29/10/03. Il vient donc de passer son 3ème anniversaire
sans qu'aucun travaux n'aient débuté sur le site de Tanarès : l'arrêté
"tombe" de lui-même. Sans même de décision de justice, le projet est
donc abandonné. (..) Rendez-vous était donné (..) et une cinquantaine
de véhicules décorés de panneaux, banderoles, calicots... s'y sont
rassemblés. D'autres ont rejoint le cortège en cours de route. Après
une traversée bien organisée de Saint-Pons et un aller-retour à Courniou,
les opposants ont partagé le pot de la victoire
sur la Place des Tilleuls à Saint-Pons de Thomières.
Mars 2006: Bilan moral de l'AG 2006 de Patanarès.
(..) Toujours et encore, d'autres associations ou collectifs luttent
encore contre ce projet (..) Aucun travail n'a commencé à Tanarès,
et M. Carayon a informé la mairie de Riols qu'il avait dénoncé
le bail le liant à SITA, profitant d'une demande de Sita de
réaliser leur accès au site par la carrière, créant ainsi une demande
de servitude non prévue par leur convention. Nous venons d'apprendre,
il y a quelques jours, que Sita avait attaqué
M. Carayon pour cette annulation. Nous
espérons que la justice déboutera la Sita et soutiendrons M. Carayon
sur ce dossier (..) si le tribunal administratif annule l'autorisation
préfectorale d'exploitation si fin octobre 2006 aucun travail n'a
commencé, et dans ce cas l'autorisation d'exploiter tombe d'elle-même
si Sita ne dépose pas une nouvelle demande d'exploitation à Tanarès,
nouveau dossier, nouvelle enquête, ce qui nous semble improbable.
Il nous faut donc rester nombreux et vigilants
pour être prêts à réagir à quelques mauvaises surprises ou quelques
combines que nous n'aurions pas su prévoir. Entre impatience
et attente, il est plus difficile de compter toujours autant d'adhérents
: Attente d'une décision de justice ou abandon
du projet. Attente de solutions pour les Hauts Cantons pour le traitement
des O.M, solutions proposées depuis bientôt deux ans par Alter_Déchers
de Patanarès maintenant structurée en association CoRus. Sur ce point,
et même si CoRus continue inlassablement son travail d'information
et ses rencontres avec les décideurs, force est de reconnaître que
rien n'avance concrètement. Nous savons bien sûr pourquoi : Outre
le fait que peu d'élus ont envie de s'occuper
d'un problème qui, s'il est vital, n'en est pas moins peu électoral,
le député maire a un pouvoir considérable dans toutes les instances
de décision : Communauté de communes, Conseil général, Parc régional,
et depuis que l'association s'est opposé à son projet Sita, il nous
considère comme des adversaires, nous ignore ou nous agresse, ce qui
est, il est vrai, le meilleur moyen de ne pas avoir à s'expliquer
et à assumer ses responsabilités. Nous avions engagé, avec
le Parc cet son équipe précédente, un partenariat afin d'étudier la
possibilité de mettre en place la collecte des toxiques et la recherche
d'une plate-forme de compostage. Depuis l'élection du nouveau président,
nos trois demandes de rendez-vous pour poursuivre
ce partenariat sont restées sans réponse. Nous savons que c'est
la communauté de communes qui délègue ou non le traitement des déchets,
dans notre cas le syndicat mixte, mais elle peut également lui demander
et lui donner l'autorisation de mener des recherches
pour trouver un site convenant pour réaliser une aire de compostage,
et non pas une rencontre sans technicien ni conseils municipaux ou
communautaires, entre deux maires pour déclarer que rien n'est possible,
comme il a été déclaré par le président lors des vœux. Le Conseil
Général a en charge le suivi du Plan départemental, mais son président
a écrit à une grande partie de la population qu'il avait soutenu et
soutiendrait la mise en œuvre de plates-formes de compostage par les
autorités compétentes, à nous donc de demander à ces mêmes autorités
compétentes cette mise en œuvre. Le Parc, s'il n'est pas directement
concerné, a vocation à protéger son territoire et favoriser des solutions
innovantes. L'autorité d'un seul décideur, dans
les instances qui devraient être partenaires, et son influence sur
les autres élus, nous mène à une impasse. Il peut bien sûr être tentant
pour certains de vouloir utiliser l'association pour mener une lutte
politicienne - et on peut les comprendre - mais, même s'il paraît
évident qu'aucune alternative au projet Sita ne pourra exister sans
la volonté des politiques locaux, l'association n'est pas le lieu
de ce combat. En fait, il semble que la question puisse se
poser comme suit : ou bien l'on souhaite que
nos élus mènent une autre politique et l'on pense que l'on peut influer
sur celle-ci, et dans ce cas c'est effectivement un travail associatif
et de concertation, celui que nous essayons de mener depuis trois
ans. ou bien l'on ne croit pas à cette possibilité et l'on pense qu'il
faut changer les élus et alors ce n'est plus le rôle de l'association
"Patanarès". Les luttes et débats politiques doivent être menés individuellement
ou dans les partis ou avec d'autres structures. Nous devons continuer
à soutenir les alternatives économiquement et écologiquement acceptables,
et rester nombreux et réactifs si quelque mauvaise surprise survenait.
Certains souhaiteraient tellement parvenir à
nous faire passer pour une opposition politique, alors que nous ne
sommes que des citoyens vigilants et responsables malgré toutes les
difficultés dues également à l'usure du temps. Nous n'avons écrit
et dit que ce qui est vérifiable, tant pis si cela met certains mals
à l'aise. Nous sommes loin d'avoir tout réussi et tout bien fait dans
la vie de l'association mais nous sommes loin aussi d'avoir tout raté
et cette aventure est pleine d'enseignements pour nous tous (..)
Annexe: Les
mensonges de $ITA-Sud (résumé
du dossier)
La $ita Sud, ne reculant devant rien, use de mensonges
et de tricheries pour essayer de faire
croire à nous et aux services de l'Etat que son projet ne présente
aucun risque. La réalité est tout autre. Plus nous étudions
le dossier $ita et plus nos interrogations se transforment en certitudes
: le projet est extrêmement dangereux pour ne
pas dire criminel :
1. Mensonge sur le positionnement du projet par rapport aux aquifères
http://www.decharge34.com/pages/comb1.html
2. Mensonge sur l'étude géologique
http://www.decharge34.com/pages/comb2.html
3. Mensonge sur la compopsition du sous-sol
http://www.decharge34.com/pages/comb3.html
4. Mensonge sur la composition de l'air
http://www.decharge34.com/pages/comb4.html
5. Mensonge sur la dimension du bassin de rétention
des lixiviats
http://www.decharge34.com/pages/comb5.html
6. L'etat et l'administration accepteraient-ils
de couvrir les falsifications, mensonges et dissimulations de $ITA
SUD ?
http://www.decharge34.com/pages/comb6.html
______________________________________
http://www.decharge34.com/action/somanif.html
http://www.decharge34.com/index.html
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Août 2005
Ruca/Andel,
Association
Les Petites Noës
(Côtes d'Armor)
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Incendies
de CET à répétition, "Y'a pas photo"
19 août 2005- (..) Cinquième
incident du genre depuis son ouverture en 2000, les riverains
s'inquiètent d'un incendie au CET de Ruca. [Son gestionnaire] a interdit
de prendre des photos de l'incendie (..) Les pompiers aidés
d'engins de travaux publics ont réussi à l'éteindre après plus de
cinq heures d'intervention (..) Hier vers 14 h, d'épaisses fumées
s'élèvent au-dessus du CET. Cela fait trois heures que les pompiers
interviennent. Des grues et autres engins tentent d'éteindre l'incendie.
Un travail difficile, car le centre est une
grande décharge. Matelas, sommiers, récipients en plastique, déchets
en tout genre sont entassés dans de vastes trous.. (..) à force
de creuser dans les couches de déchets et de les mélanger avec de
la terre, les engins arrivent à évacuer la fermentation, la fumée
s'atténue. Le maire d'Andel, conseiller général et président du Smictom
est sur place. Il interdit à la presse d'entrer
sur le site. « Vous n'avez pas le droit d'être ici.. C'est un lieu
privé. » Des photos ? « Pas de photos. Les gendarmes vous communiqueront
des informations ultérieurement. » Une attitude qui scandalise les
riverains. « C'est inadmissible, lance un couple qui habite juste
à côté. Il n'y a pas que les déchets qui sont
enfouis ici, les informations aussi », persifle le mari. Il
rappelle qu'une association de riverains, les Petites Noës, a été
créée à la suite de plusieurs incendies survenus ces dernières années.
«Le comité local d'information et de surveillance (CLIS)
nous dit que tout est sous contrôle et qu'il n'y a pas de risque de
pollution, rajoute un membre de l'association. Mais on en doute. Il
a suffi de trois jours de chaleur pour qu'un feu se déclare.»
Commentaire ADSE: en conclure
que les incendies de CET ne seraient pas éligibles
comme évènement au titre du "droit à l'information",
ou alors s'agirait-il d'une innovation en démocratie? Quant
à la CLIS, on observera son empressement à "couvrir
le feu" et rassurer ...
Ouest-France
du 19 août 2005, edition Cotes-d'Armor
http://www.ecologie-solutions.info/
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Juin
2005
Coudrecieux/
Saint-Aignan,
(Sarthe,
Pays de la Loire)
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SITA-ONYX en quête d'alentours
17 juin 2005 (...) La commission d'enquête chargée d'examiner les projets
de nouvelles décharges a rendu son avis, consultatif, sur 3 des 4 dossiers.
Il est favorable pour le site d'écorpain-Maisoncelles, défavorable pour
Coudrecieux et Saint-Aignan. Deux non et 1 oui : [cette recommandation]
fait des heureux du côté de Coudrecieux et Saint-Aignan. Deux projets
pour lesquels les six retraités - un ancien commissaire de police, un
ancien géomètre expert ou encore un ex-ingénieur de l'équipement - ont
donné un avis défavorable. « Une première étape importante et victorieuse
», se réjouit le maire de Coudrecieux, remonté contre le projet de CET,
une décharge en langage technochrate. Mené par SNN-SITA
(groupe Suez) sur un terrain appartenant à l'ancien
maire, le projet de Coudrecieux est jugé incompatible
avec la présence, dans cette forêt de 1 300 ha, de trois zones classées
pour leur intérêt faunistique et floristique. « Il irait à
l'envers des objectifs de protection de la nature mis en exergue au
niveau de l'Union européenne », constate un ancien responsable
industriel d'un grand groupe et président de la commission. L'accès
des 80 camions quotidiens à la route nationale 157 se fera par
une départementale qui longe une des zones naturelles sensibles. « Il
faudrait construire alors des merlons de terre le long de la route et
prévoir une alimentation en eau pour prémunir d'éventuels incendies
en période de sécheresse », explique-t-il pour justifier l'avis
défavorable de sa commission. A Saint-Aignan, plus au nord, le
non des enquêteurs est justifié par la politique de qualité (labels)
menée par les agriculteurs du secteur. Le terrain est jugé difficile
d'accès et la présence de brouillards réguliers pose des difficultés.
Là-bas aussi, population et élus, dont une conseillère générale et un
député, s'opposent au projet mené par ONYX
(groupe VEOLIA Environnement). (..) ONYX
peut se consoler : son second projet, sur Ecorpain-Maisoncelles, est
le seul à obtenir un avis favorable. « C'est le site le mieux adapté
», conclut la commission qui insiste sur sa « neutralité » et le sérieux
du travail mené depuis des mois. Le terrain de 70 ha est peu fertilisable.
Les alentours ne sont guère peuplés.
Le futur exploitant a accepté de conserver les chemins ruraux. La RN
157 n'est pas loin. Seul hic : la traversée du
village par les camions. « Le maire
et ONYX doivent maintenant rechercher une solution adéquate pour faire
passer les 40 tonnes ». L'avis des six sages est consultatif.
La balle revient désormais dans le camp du préfet qui doit choisir.
Pas avant que la commission n'ait rendu son avis sur le quatrième projet,
particulièrement sensible, siyué à Tresson et Saint-Mars-de-Locquenay,
où un référendum local a dit massivement non à
la décharge il y a deux mois.
Commentaires ADSE: il n'y a vraiment pas de petits
profits pour les propriétaires candidats lorsqu'il s'agit de
SITA, fussent-ils d'anciens élus. L'histoire ne dit pas si une
fois leur terrain transformé en CET, ceux-ci comptent rester
habiter les lieux, mais en l'occurence la question ne se pose finalement
pas compte-tenu de l'avis défavorable.
Mais a noter un des critères de sélection retenu par cette
digne commission concernant le projet finalement retenu: "les alentours
ne sont guère peuplés": on s'interrogera sur le seuil
de peuplement rendant éligible les fameux "alentours"
pour la proximité immédiate dune décharge. Pour
ce faire, il faudrait malgré tout couper en deux un village (comme
quoi il fallait penser aussi au traffic quotidien des 80 camions-poubelle
dont il faut bien qu'ils viennent de quelque part et retournent..),
transformant celui-ci en "voie express décharge double sens"
avec les habitations aux volets fermés faisant office de "merlons".
Soyons cependant rassurés: il ne s'agirait que d'un "hic"
à surmonter, plutôt que d'un obstacle de nature éliminatoire.
Ouest-France
du 17 juin 2005, edition Sarthe
http://www.ecologie-solutions.info/
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Juin 2005
Saverne
(Bas-Rhin)
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SITA-ALSACE joue les prolongations
26 Juin 2005 (..) Le directeur
de Sita ALSACE fait face à une salle
unie contre le projet de prolongation d'activité
du CSDU du Rohrbach à Hochfelden dont l'enquête
publique a débuté le 15 juin. Une centaine
de riverains ont posé leurs questions aux porteurs de projet
[et ] exprimé un profond ras-le-bol, parfois
avec véhémence. Les responsables de Sita
ALSACE (..) ont eu droit à une réception
empreinte d'une hostilité rare. Ils ont trouvé en face d'eux
une salle faisant solidement bloc autour du rejet
catégorique du projet déposé en préfecture par Sita (prolongation
de 9 ans de l'activité d'enfouissement et extension de 8 ha).
En ponctuant les questions d'applaudissements et les réponses de rires
forcés ou de railleries, une partie des quelque 100 personnes réunies
(..) a clairement montré sa détestation vis-à-vis
de l'exploitant du site et de ses dirigeants. Au fil des attaques
contre "les fonctionnaires planqués" (ayant participé à la rédaction
du projet), "les entreprises comme Sita qui
ne pensent qu'à la rentabilité" ou "les politiques qui n'ont
rien fait pour trouver un autre site d'enfouissement", un
climat de défiance généralisée est ressorti des débats. "Qu'est-ce
qui nous prouve que votre commission est vraiment impartiale, et que
cette enquête n'est pas ficelée d'avance ?", interrogeait d'emblée
un habitant (..). Sur le projet de prolongation et d'extension du
Rohrbach, plusieurs questions sur les garanties
sanitaires et de sécurité (fiabilité des géomembranes qui contiennent
les déchets, efficacité du brûlage des biogaz) ont été posées
aux responsables qui ont apporté des réponses
techniques jugées peu satisfaisantes par l'assistance. "Qu'en
sera-t-il dans 50 ou 100 ans, quand Sita ne sera plus responsable
?", a-t-on entendu plusieurs fois au micro. Concernant
les nuisances, essentiellement olfactives,
[le directeur] a exprimé le mea-culpa de son entreprise face aux nombreux
témoignages sur le caractère insupportable et régulier des émanations
fétides, y compris la nuit et le week-end. Pour Sita
ALSACE qui reconnaît par la voix de son directeur "qu'il reste du
travail à faire sur ce point", cela provient "du biogaz (issu de la
fermentation des déchets) échappé de conduits bouchés par de l'eau."
Et non d'alvéoles remplies de déchets et non recouvertes le week-end,
comme l'affirment plusieurs riverains. Tous ses reproches se
conjuguent, dans l'assistance, avec la conviction largement partagée
que la prolongation d'activité de 9 ans, déjà
jugée inacceptable, ne sera pas respectée, comme ne l'a pas été la
précédente. Reprochant à Sita
et aux hommes politiques locaux de ne pas avoir recherché d'autre
site, beaucoup de riverains ont avoué avoir "perdu confiance." "Je
n'ai rien dit pendant 20 ans", a lancé [un riverain] qui
occupe l'habitation la plus proche du site, à moins de 200 m. "Tout
ce temps, je me suis dit qu'il fallait être un citoyen responsable
et qu'il fallait bien enfouir ces déchets quelque part. Maintenant,
vous voulez continuer encore pendant dix ans, contrairement à ce que
vous aviez dit en 2000 ? Je ne peux plus vous faire confiance".
15 Juin 2005- (..) Aujourd'hui débute l'enquête
publique sur l'extension du centre de stockage de déchets ultimes
de Hochfelden [portant la surface du site de 12 à 20 ha avec une prolobation
d'exploitation de 9 ans]. Malgré l'opposition
des riverains et des communes alentours, le préfet a déclaré le projet
d'intérêt général (..) Schaffhouse-sur-Zorn est à quelques
centaines de mètres du CSDU. Aucune commune ne compte une telle concentration
de nids de cigognes sauvages. C'est qu'elles sont volontiers déchetivores,
au risque de s'étouffer avec du caoutchouc aux allures de vers de
terre. Attirés par la nourriture facile, d'autres
volatiles comme les mouettes ou les milans se joignent en masse aux
échassiers malgré des dispositifs anti-oiseaux. "Qu'on
ne me dise pas qu'il n'y a là que des déchets ultimes",
grogne un habitant de Schaffhouse dont la maison est à moins de 200
mètres du site et qui doit régulièrement supporter les
relents de la décharge. Au sens juridique du
terme pourtant, ce sont bien des déchets ultimes, c'est-à-dire ce
qu'il reste après les opérations de tri. Mais aux déchets industriels
banals non valorisables et les refus de tri qui ont vocation à être
déposés au CSDU, se mêlent des matières putrescibles, d'où des puanteurs
parfois perceptibles jusqu'à Hochfelden, Schaffhouse, Mutzenhouse
et Hohfrankenheim.
Ce ne sont pas les modalités d'exploitation qui sont en cause même
si certains riverains s'inquiètent des émanations
pestilentielles de biogaz ou se posent des questions sur la résistance
des géomembranes qui isolent les lixiviats du sous-sol. SITA
fait le maximum pour réduire les nuisances et garantir la sécurité
du site. Mais assez, c'est assez. "Jusqu'ici,
les riverains ont été conciliants parce qu'on nous avait dit à la
dernière extension que c'en serait fini ensuite, rappelle le maire
de Schaffhouse-sur-Zorn. Et voilà qu'ils veulent s'étendre sur 8 ha
supplémentaires et n'ont même pas tenté de chercher un autre site
... ". On sait pourtant depuis des années qu'il allait
falloir trouver un débouché à 80 000 tonnes de déchets au-delà de
décembre 2005 quand le CSDU arrivera à saturation. Mais personne ne
semble s'être soucié du problème (...) Au CSDU d'Eschwiller, la
poursuite de l'exploitation a déjà été imposée aux populations locales
et maintenant, à Hochfelden, un arrêté PIG (projet
d'intérêt général) a été signé par le préfet pour passer outre le
refus de la commune de rendre ses documents d'urbanisme compatibles
avec l'extension. (..)
A Hochfelden et les communes environnantes, on se demande plus précisément
« pourquoi toujours nous ? ». La décharge existe depuis 1969 et ils
devraient encore en prendre pour neuf ans ? (..) « En Alsace, il reste
très peu de sites éligibles et par ailleurs, notre
souci est de ne pas multiplier les sites pour ne pas multiplier les
nuisances (sic) », regrette ledirecteur général de SITA
ALSACE. Exaspérés par ces nuisances
justement, de nature olfactive, visuelle, sonore et économique (dépréciation
du foncier), 90 riverains se sont regroupés
en association pour dénoncer l'inaction
des autorités. (..)
Commentaire : une fois implanté et malgré les
promesses, "ils" ne cherchent qu'à s'étendre. Contrairement
à ce qu'ils annoncent au début, on met de tout dans un CET, même des
fermentescibles...
Commentaire ADSE: une telle stratégie
d'extension illimitée dans le temps et dans l'espace
des exploitations de CET est 100%
logique au vu (a) des graves nuisances olfactives, visuelles, sonores
et économiques, dont "ils" reconnaissent officiellement
une partie, (b) de la difficulté "de faire imposer"
d'autres sites ailleurs, et (c) des substantiels profits engrangés
dans une exploitation qui n'a de vocation qu'à s'étendre
"de fait" avec de moins en moins de riverains ou"survivants
de la première génération" pour y trouver
à redire..
N°139
- Mercredi 15 Juin 2005 / Région
N°149 - Dimanche 26 Juin 2005 / Saverne
http://www.ecologie-solutions.info/
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Avril
2005
Saint-Mars
- de-Locquenay
Association
Vivre sans
Décharges
(Sarthe)
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Enquête publique
27 Avril 2005- Les agriculteurs sont venus nombreux, sur la place
de la Mairie, dire non au projet de centre d'enfouissement technique.
Hier a commencé l'enquête publique concernant
le CET de la société Passenaud-Robin.
Pour l'occasion, les agriculteurs, venus en tracteur, se sont réunis
place de la Mairie. Ils ont remis aux commissaires enquêteurs deux
importants dossiers les concernant. "Il
y a 30 exploitations agricoles dans un rayon de 3 km de ce centre
d'enfouissement. Le dossier montre qu'il est incompatible qu'un tel
centre voit le jour dans un environnement aussi proche, d'autant que
les exploitants se sont engagés dans des chartes de bonne pratique
d'élevage et de respect d'un label, explique Sylvain Gautier, exploitant
à Saint-Mars. (..) De son côté, le maire ne mâche non plus
ses mots: "Le projet Passenaud-Robin est
une insulte insupportable faite aux habitants de Saint-Mars-de-Locquenay
et Tresson. C'est un montage fait par un industriel
et un élu, membre du Pedma, qui comme par hasard propose sa propriété
pour la réalisation du projet...(..)
ce dossier est présenté comme étant une réalisation sur un ensemble
foncier homogène, alors qu'il existe sur cette
propriété des chemins communaux inaliénables par définition. Nous
comptons sur le bon sens et l'intégrité des commissaires enquêteurs
pour ne pas se laisser abuser par ce dossier très contestable.
Commentaire ADSE: il n'y
a pas de "petits business" pour certains propriétaires
lorsqu'il s'agit de CET, fussent-ils élus (!) et établis
au coeur d'une région à vocation agricole. L'histoire
ne dit pas si une fois leur terrain transformé en décharge,
ceux-ci comptent rester habiter dans leur communauté.
Ouest-France
du 27 avril 2005, edition Sarthe Sud
http://www.ecologie-solutions.info/
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Novembre 2004 à Janvier 2007
Association de Défense des Bois d'Amailloux,
Association
de Défense des Usagers du Service Public
Parthenay, (Deux-Sèvres)
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Projet
de décharge d'Amailloux
2007. Une cinquantaine de personnes ont manifesté
le 6 janvier 2007 devant la mairie d'Amailloux (..) Ils clament que
l'eau arrive sous la géo-membrane par suite
de la constitution du site, et, il est impossible d'empêcher l'eau
de remonter et de ce fait, les eaux boueuses de se répandre dans le
fond de la forme, site perméable, et ensuite de ruisseler.
La DASS a été avisée et doit effectuer des contrôles. Mais cela
n'arrête pas l'entreprise SITA, malgré l'annulation par le Tribunal
Administratif, de l'autorisation de défrichement du bois d'Amailloux.
L'ouverture [du CSDU] est prévu pour le fin janvier 2007. [L'ADUSP]
demande une expertise indépendante [estimant] que l'étude
d'impact est insuffisante, au vu du ruissellement constatée sur plusieurs
km autour de l'excavation destinée à recevoir les déchets (..)
Porté par la société SITA Centre Ouest, [le
CSDU] porte sur 150.000 tonnes par an de déchets
ménagers et industriels banals. En juin [2006] dernier, saisi
par l'association de défense des Bois d'Amailloux, le tribunal administratif
a annulé l'arrêté préfectoral de défrichement, qui portait sur 40
hectares. SITA a déposé un nouveau dossier pour une extension, mais
entend bien ouvrir dès janvier, sur la vingtaine d'hectares déjà aménagés.
Cette ouverture reste cependant suspendue à un nouveau recours en
référé, déposé au tribunal administratif début novembre, contestant
l'arrêté préfectoral d'exploitation.
2006. [Le président
de l'ADBA en janvier:] « Dans un premier temps, nous
nous sommes attaqués à l'autorisation de défrichement en saisissant
le tribunal administratif de Poitiers en référé, mais nous avons été
déboutés car l'autorité a considéré que la Sita avait commencé ce
déboisement dans le cadre d'un plan légal de gestion des bois, et
non dans le cadre du projet proprement dit. Nous restons cependant
persuadés qu'il demeure des vices de forme et que cette autorisation
de défrichement est mal faite. Il y a aussi des choses à redire concernant
l'enquête publique. C'est pourquoi nous avons déposé une requête
; nous attendons impatiemment la date de l'audience. Mais c'est très
long ! (..) Nous sommes déçus par la lenteur
du système juridique. L'une de nos vocations était par exemple de
préserver les bois d'Amailloux, mais lorsque le tribunal administratif
prendra sa décision, le mal sera déjà fait ! C'est aussi une
bonne leçon de vie car l'on s'est rendu compte de la
perversité du système politique qui a manqué de courage, même à un
niveau local (..) On a vu aussi ô combien
la Sita avait l'habitude de traiter ce genre de dossier. Nous étions
des petits bleus à côté ! (..)
2004. L'enquête
publique concernant le projet de CET porté par SITA Centre Ouest
dans les bois d'Amailloux
mobilise peu. Pour contrer ce dossier de plusieurs centaines de pages,
l'association de défense fourbit pourtant ses armes. L'enquête publique
a pourtant démarré le 2 novembre 2004. « Je suis étonné par le manque
de mobilisation de la part de la population locale », explique [le]
président de l'association de défense des bois d'Amailloux, qui, forte
de ses 140 adhérents et des 3.000 signatures sur sa pétition, s'oppose
farouchement à ce projet privé
de décharge. Le président répondait ainsi à l'invitation des
commissaires enquêteurs qui ont souhaité le rencontrer: « Je leur
ai expliqué le point de vue de l'association. Nous avons beaucoup
discuté. Pour les commissaires enquêteurs, ce
projet est très bien ficelé et je ne suis pas sûr que nos arguments
seront entendus ». L'association reçoit l'aide d'un conseiller
juridique pour affûter ses arguments. « Nous sommes prêts à aller
jusqu'au bout, devant les tribunaux s'il le faut ». Elle compte attendre
encore un peu avant de remettre son propre dossier « car il ne faut
pas dévoiler nos cartes trop tôt ». Le volumineux dossier consultable
en mairie lui permet en attendant d'y voir un peu plus clair : l'emprise
totale du CET serait de 38 hectares dont 20
consacrés à l'enfouissement. Le tonnage annuel serait de 100-150 kT/an.
Des activités dites « connexes » sont également envisagées : broyage
et compostage de déchets verts (7.500 tonnes entrant par an), transfert
de déchets valorisables (2.500 tonnes de compost sortant) et admission
de lixiviats externes au site. La durée
de vie prévisionnelle du centre est de 19 ans.
Les trois commissaires enquêteurs chargés d'encadrer l'enquête
publique vont désormais faire l'analyse et la synthèse de toutes
les observations. « Nous allons les porter à la connaissance du maître
d'ouvrage. Celui-ci a alors 12 jours pour répondre
à ces observations, mais il n'est pas obligé de le faire [sic]».
Les commissaires auront alors deux semaines pour constituer le dossier
qu'ils remettront au préfet. Ces conclusions, ainsi que les éventuelles
réponses apportées par le maître d'ouvrage, devront être consultables
dans les mairies concernées. « Vu l'ampleur des observations dans
les registres, nous demanderons probablement une rallonge de temps
». L'avis des commissaires n'est que consultatif,
le représentant de l'Etat n'est pas obligé de suivre leurs recommandations.
Du côté de la société porteuse du projet, on est attentif à ce qui
se déroule en ce moment, « et nous restons sereins [sic] car nos études
sont approfondies et solides, précise (..) l'un des responsables de
projet chez SITA. A ce jour, nous n'avons pas encore étudié tous les
registres. Quand nous le ferons, il s'agira d'apporter des éléments
de réponses. S'il y a des informations particulières, on en tiendra
compte. Il n'est pas question pour nous de ne pas être attentifs aux
différentes observations. L'effervescence qui règne actuellement entraîne
une certaine confusion. Il y a plusieurs projets
de CET en Gâtinais avec des stratégies différentes [sic]. Il faut
absolument savoir trier le bon grain de l'ivraie [sic]».
L'association " Pour la protection des bois d'Amailloux " a attendu
le dernier jour de l'enquête publique pour déposer ses observations
quant au projet de décharge sur cette commune. Selon elle, il
n'est pas envisageable qu'un tel centre privé puisse sortir
de terre.. Le dossier de la société SITA
impressionne, mais il est creux. En l'état actuel des choses,
ce projet ne peut pas passer. Le président de l'association ne cachait
pas une légère pointe d'optimisme en sortant de la mairie d'Amailloux.
Accompagné d'une bonne cinquantaine d'adhérents, il venait de remettre
un dossier des plus copieux au commissaire-enquêteur (..) dont c'était
le dernier jour de permanence à l'issue des deux enquêtes publiques
concernant le projet de CET porté sur la commune d'Amailloux par SITA.
Fort d'une pétition de 3.400 signatures et des
onze registres remplis depuis six semaines par les opposants le président
avoue son immense satisfaction : « On a énormément travaillé, notamment
avec un avocat et un expert judiciaire. Si jamais ce dossier passait,
croyez-moi, on a encore beaucoup de billes pour aller plus loin ».
L'association dénonce, entre autres observations, un manque de
maîtrise foncière, une insuffisance d'études sur la faune et la flore,
un rapport hydrologique boiteux. De plus, « par rapport au
plan départemental de gestion des déchets, ce projet est inutile et
ne sert à rien. La procédure est entachée d'irrégularités et les analyses
sont dans l'ensemble insuffisantes ».
Une des épreuves de
la manifestation " Amailloux en course " a été perturbée samedi par
le collectif "Pour un avenir sans déchets". Celui-ci a voulu
réaffirmer son opposition au projet de décharge porté sur la commune
par la société privée SITA. Pour les membres du collectif, les carottes
ne sont pas encore tout à fait cuites concernant le projet de la société
privée SITA.
Même si, fin avril, le préfet deux-sévrien a signé l'autorisation
d'exploitation, même si l'association Pour la protection des Bois
d'Amailloux a été déboutée début juin par le tribunal administratif
de Poitiers et même si le permis de construire a été attribué, « nous
continuons le combat et nous voulons faire voir que nous sommes toujours
présents ». Ainsi, une trentaine d'opposants ont-ils pacifiquement
perturbé la course à pied des élus organisée samedi après-midi dans
le bourg d'Amailloux par le comité des fêtes en déployant des banderoles
le long du parcours. « Nous voulons montrer
que nous sommes contre l'enfouissement des déchets, que ce soit par
le privé comme par le public ». Malgré que les choses semblent
bien engagées pour la décharge de SITA,
« nous ne sommes pas rendus au bout de la procédure et il y a encore
des choses à faire ». En effet, ce projet de
décharge a fait l'objet de deux enquêtes publiques, l'une concernant
le déboisement de la parcelle concernée dans les Bois du Panier et
l'autre le CET en lui-même. Face aux
travaux de défrichement qui commençaient, l'association a engagé auprès
du tribunal administratif une action en référé ; mais le juge a estimé
que ces travaux de coupe étaient prévus de longue date dans le cadre
d'un plan de gestion sur plusieurs années [sic]. Donc qu'il n'y avait
pas urgence [re-sic].
http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/actu/index.php?dos=environ&rub=Dech&num=31649
http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/actu/index.php?dos=environ&rub=Coll&num=40953&PHPSESSID=afa28ee0fcd3ab25bd5f14580d76d250
http://cap21legrandouest.over-blog.com/article-5215726.html
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Juillet
2003 à Septembre 2005
Association de Défense de la Qualité de l'Air des Pennois
Pennes-Mirabeau
(Bouches-du -Rhône) |
Le
site-phare de SITA-Sud
Juillet 2003. Lettre au Préfet de l'Association de Défense de la Qualité
de l'Air des Pennois (extrait).
(..) Nous réunissons de nombreux habitants riverains (..) victimes
d'odeurs pestilentielles provenant du CET du Jas de Rhodes
depuis des années. Nous
sommes de plus en plus asphyxiés et nous
ne pouvons plus vivre normalement :
- obligation de quitter la maison le jour,
- arrêt de la VMC [ventilation mécanique contrôlée]
- obligation de se calfeutrer le soir dans nos maisons avec la chaleur
torride que nous connaissons ces derniers temps et sans succès car
l'odeur pénètre dans nos maisons tout de même
- angoisse de recevoir des invités car les repas pris à l'extérieur
peuvent être arrêtés à tout moment par les odeurs
- réveils nocturnes à 2H du matin par les odeurs !!
- problèmes de santé graves : eczéma et asthme d'enfants aggravés
par ces pollutions atmosphériques, rhinopharyngites à répétition...
Nos plaintes individuelles n'ont jusqu'à présent
servi à rien, c'est pourquoi nous avons créé une association dont
l'objectif principal est la lutte contre les nuisances environnementales
et en particulier celles qui sont engendrées par SITA SUD exploitant
le CET du Jas de Rhodes. Nous n'exigeons
que notre droit le plus élémentaire : respirer normalement et donc
vivre normalement. La loi sur l'air et l'utilisation rationnelle
de l'énergie reconnaissent à chacun le droit
à respirer un air qui ne nuise pas à la santé, ainsi que le droit
à l'information sur la qualité de l'air, ses effets sur la santé et
l'environnement. La loi reconnaît à chacun le droit de ne pas être
gêné par les odeurs qui constituent une pollution atmosphérique.
C'est pourquoi nous réclamons d'urgence l'intervention d'une société
indépendante (..) pour : analyser l'air que nous respirons, savoir
s'il est toxique ou pas, que ces sociétés spécialisées identifient
l'origine des odeurs et les traitent pour qu'elles disparaissent (..)
Nous voulons être des partenaires actifs et participer au choix de
la société, être présent au moment des prélèvements d'air, avoir des
informations mensuelles nous renseignant sur l'évolution des analyses
ainsi que des informations sur les solutions apportées aux différents
dysfonctionnements occasionnant des odeurs. Nous
avons réussi à consulter le rapport d'activité de SITA SUD et avons
constaté un dépassement en CO (de 5 fois environ) ce qui est énorme
et en SO2 concernant les rejets atmosphériques de la torchère quand
elle fonctionne. Que se passe t-il quand elle ne fonctionne
pas ? et les analyses des odeurs pestilentielles que nous respirons
que diraient- elles ? Nous nous sommes adressés à plusieurs reprises
à [la] DRIRE qui nous a informé que les odeurs allaient diminuer suite
à la fin des travaux du 20 juin 2003, malheureusement aucune amélioration
n'a pu être ressentie !!! Nous avons rencontré Monsieur le Maire des
Pennes Mirabeau qui nous a promis de faire de son mieux pour nous
aider. Nous vous prions, Monsieur le Préfet,
d'intervenir en notre faveur pour que de vraies solutions soient apportées
et que notamment des moyens financiers suffisants soient mis en place
pour lutter contre les odeurs et que nous ne soyons plus une population
sacrifiée. Par ailleurs, nous demandons
à participer à la CLIS de manière à être informé des moyens mis en
œuvre par SITA SUD pour lutter contre les odeurs et à donner des informations
sur le cauchemar que nous vivons... Comptant sur votre compassion,
votre aide, nous vous prions, Monsieur le Préfet (etc).
Campagne d'observation
des odeurs [sic] sur la commune
des Pennes Mirabeau (Juillet à Septembre 2005), conclusion: "Les
types de temps les plus pénalisants sont les brises de sud ouest (ou
vent de mer), les temps orageux et vent de sud est, les situations
anticycloniques sans vent. Le nombre d’observateurs est modéré (22),
mais leurs observations concordent : les pics
d’odeur sont ressentis par plusieurs personnes en même temps qui en
font la même description [sic]. Cette
étude établit donc avec certitude que les riverains du CET sont sous
le panache de l’installation et sont parfois incommodés par ses odeurs
lors de journées avec vent faible, de sud ouest ou d’est."
http://www.decharge34.com/eux/page71m.html
http://www.airmaraix.com/files/Et/Pennes_mirabeau_odeurs_05_synthese.pdf
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Fevrier 2005
Association de Défense des Pérons et de son Environnement
Saint-Amand
(Cher) |
Enterrement
définitif (?) d'un projet de CSDU
L'Association de défense des Pérons et de son
environnement (ADEPE) salue l'enterrement définitif,
par des voies juridiques, du projet de création d'un CSDU de 2 millions
de tonnes, lancé en 1998 à cheval sur les communes de Charenton-du-Cher
et de Vernais. En effet, la cour administrative d'appel de Nantes,
saisie par l'ADEPE, a confirmé, dans deux arrêts, la
fin du combat et la victoire du pot de terre contre le pot de fer,
la société SITA-France-Déchets. « A notre
satisfaction, s'ajoute la joie non dissimulée
de voir aboutir un combat que l'on nous a trop souvent promis désespéré,
insensé, et parfois irresponsable », note le président
de l'ADEPE. L'annonce de ce projet avait suscité une intense mobilisation
aujourd'hui récompensée. La société SITA-France-Déchets avait
annoncé qu'elle ne lancerait rien tant que toutes les voies de recours
juridiques ne seraient pas épuisées dans ce dossier. Ensuite, elle
expliquait, en 2001, que le projet était remis en cause par des
arguments économiques et des négociations gouvernementales franco-allemandes
sur l'exportation de déchets [sic]. Entre-temps, l'autorisation
d'exploitation comme le permis de construire sont devenus caducs depuis
près de quatre ans. La victoire du moment
n'est pas totale sur le fond, et elle n'écarte pas la perspective
de voir resurgir un projet, comme le souligne l'ADEPE.
« Le non-lieu annule un jugement et une éventuelle
poursuite de la procédure. Il n'a pas permis de faire valoir notre
argumentaire et ainsi dénoncer publiquement les responsabilités, que
nous jugeons condamnables, prises par l'ensemble des acteurs, dont
la DRIRE, qui ont conduit à autoriser l'enfouissement.
SITA-France-Déchets abandonne son projet et laisse les terres
des Naudins à leur vocation agricole. Aucune
des méthodes développées pour justifier ladite " adaptation " des
sols des Naudins à un enfouissement ne sera remise en cause officiellement,
ni récusée. Ce qui laisse la porte ouverte à de nouveaux projets aussi
dangereux pour d'autres terres ».
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Janvier 2005
Vital Sud Morvan
(Nièvre)
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Le dossier touche au but
C'est parti, le dossier pour le projet de CET de Rémilly est officiellement
déposé à la prefecture de Nevers dans la nièvre. Ce projet de CET
est donc passé de stade de projet au stade de réalité (..) Le dossier
de la COVED [NLDR: filiale du groupe SAUR] sera trés prochainement
accepté par les services de la prefecture, ce qui conduira les habitants
de Remilly et de la région du parc du Morvan à se mobiliser lors de
l'enquête publique qui aura probablement lieu
aux alentours du mois fevrier ou mars. L'impact
du projet de ce centre se fait deja sentir chez les professionnels
de l'immobilier en Bourgogne . Nous recevons de nombreux courriers
et courriels de personnes ayant annulés purement et simplement leur
achat dans la région du morvan... Avec ce projet, la niévre va droit
dans une catastrophe économique et écologique.
(Avril 2004) Avec la prolifération
des centres d'enfouissements ( 2 dans l'auxois ) , le nouveau projet
dans la nièvre, la dévaluation des biens immobiliers en bourgogne
est catastrophique. C'est tout un pan de l'economie de la bourgogne
qui sera à long terme touché. Le centre de Rémilly étant localisé
prés d'une rivière qui se jette dans la Loire, il y a de fortes probabilité
que ce soit toutes les villes situées le long de la Loire qui subiront
aussi ce choc immobilier (..) C'est lors de la dernière réunion d'information
organisée par la COVED que nous avons appris que le
trafic routier généré par l'acheminement des déchets ultimes
transiterai probablement par Vandenesse. Nous ne sommes pas en mesure
de vous indiquer la fréquence exacte de passage de ces camions, mais
avec un site de 75 000 tonnes par an, il s'agira
problement d'un camion toute les 5 ou 10 minutes... Nous voulons laissons
imaginer l'odeur de diesel et de poubelles qui planera sur le village
et les alentours...
http://www.vitalsudmorvan.org/immobilier_bourgogne.html
http://www.vitalsudmorvan.org/
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Janvier
2005
Colonard-
Corubert
( Orne)
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Biogaz,
santé et maisons invendables
25 janvier 2005- Un riverain d'une décharge, habitant à Colonard-Corubert,
réagit à l'article paru samedi sur le traitement des déchets dans
l'Orne. Dans un courrier, il s'interroge sur les
effets des gaz émanant des centres d'enfouissement des déchets sur
la santé des riverains et l'incapacité de ceux-ci à être entendus.
«Il faut être à pas moins de 1 000 mètres du
lieu de l'exploitation (du CET), autrement il faut subir, car la
présence à proximité rend invendable les maisons. «
Conscient des difficultés rencontrées pour se débarrasser des déchets,
je crois que la solution la plus recommandée est la mise en place
d'incinérateurs qui éviterait la présence de méthane et autres matières
toxiques. "Protéger l'environnement est
un devoir pour éviter les troubles de
santé que subissent les personnes obligées de vivre pendant 27 années
près d'une décharge, sans qu'aucune réglementation ne soit mise en
application. Il faut connaître, pour pouvoir expliquer, les difficultés
que rencontrent les riverains d'une décharge quand ils habitent à
300 mètres du lieu où sont enfouies les ordures." (Si
vous aussi souhaitez réagir, écrire à Ouest-France, 11 rue Saint-Blaise
à Alençon, ou par mail : redaction.alencon@ouest-france.fr)
Ouest-France
du 25 janvier 2005, edition Orne
http://www.ecologie-solutions.info/
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Septembre
2004 à Mai 2005,
Villeneuve-Loubet (Alpes Maritimes) |
Fuite
de lixiviats à la décharge de la Glacière
Mai 2005. De nouvelles analyses ont été ordonnées par le tribunal
administratif de Nice. Elles sont particulièrement motivées par les
interrogations suscitées par les fuites du
bassin à lixiviats l'été dernier. Elles devront ainsi vérifier
l'étanchéité de la membrane du bassin de stockage des lixiviats
de 3 000 m2. Celui-ci a en effet dû subir des travaux après que
sa membrane a été déchirée accidentellement. Les experts auront
également en charge de déterminer le cas échéant les sources de pollution
sur le CET. Il leur appartient aussi de préciser les éventuels défauts
de conception de l'ensemble des installations du centre et tout particulièrement
de la canalisation de refoulement des lixiviats. Ils
devront mettre à jour d'éventuelles perforations, reprendre
les traçages et préciser quelles pourraient être les conséquences
sur l'environnement d'une pollution. De nombreux élus et représentants
d'association de défense de l'environnement se sont réunis sur le
site pour prendre connaissance de cette mission.
Septembre 2004. La décharge de la Glacière
gérée par ONYX-SUD-EST
pollue.
Les premiers résultats des expertises conduites pour apprécier la
pollution éventuelle du Jas-de-Madame et de la Glacière ont fait l'objet
d'une réunion exceptionnelle en mairie (..) Les
expertises demandées auprès du tribunal administratif par les associations
de défense de l'environnement et la mairie de Villeneuve-Loubet viennent
de [confirmer que] les décharges situées sur la commune de Villeneuve-Loubet,
le Jas-de-Madame et la Glacière, engendrent une « contamination »
. Une réunion contradictoire sur le site a permis d'en connaître les
premiers résultats. Cinq injections de produits traceurs ont été effectuées
à différents endroits. Les données recueillies
« confirment la contamination générale et diffuse, par les lixiviats
en provenance de la décharge du Jas-de-Madame, du
massif volcanique et des réservoirs aquifères qui lui sont hydrauliquement
connectés» Ceci signifie que l'expertise
donne pratiquement la preuve que la décharge du Jas-de-Madame a pollué
le massif, ceci depuis 25 ans, et continue peut-être de le faire
(..) Il reste à connaître la mesure exacte de ces phénomènes. Menace
sur l'eau de Cagnes et Villeneuve, l'enjeu
pour la santé publique est fondamental. Les eaux potables
étant puisées dans les nappes alluviales du Loup et du Mardaric, c'est
toute l'alimentation en eau de la population de
Villeneuve et 50 à 60 % de celle des Cagnois qui sont concernées.
(..) [Le] maire de Villeneuve constate amèrement : «
Les experts mettent en évidence des
éléments qui étaient patents pour certains. Nos craintes en matière
de pollution sont désormais avérées. »
[Le] représentant l'association le Granouié : «
la catastrophe n'est pas probable. Elle est certaine. »
Les experts envisagent trois explications aux pollutions de la décharge
de la Glacière. Soit une fuite par le fond du casier en cours de remplissage,
soit un branchement clandestin ou involontaire du réseau de lixiviats
sur le bassin de pluviales externes. Soit, enfin, un défaut d'étanchéité
périphérique du réseau de refoulement des lixiviats ou du bassin des
lixiviats. Le 20 septembre, la société exploitante, ONYX-SUD-EST,
a envoyé un courrier aux experts. Elle leur propose de « réaliser
une nouvelle étanchéité sur le bassin des lixiviats» en construisant
un bassin temporaire pour permettre ces travaux. Face à cette situation,
[L'Association et le maire] se tournent vers le préfet. L'un demande
d'interrompre la décharge pendant toute sa mise en sécurisation, l'autre
de réunir la CLIS.
Décembre 2004. La réunion de quartier avec la municipalité a permis
aux riverains de dénoncer deux nuisances majeures : le bruit de l'autoroute
et les émanations de la décharge de la Glacière
(..) Les habitants des Hauts de Vaugrenier,
en plus de leurs inquiétudes quant à l'avenir de la décharge, ont
exprimé leur mécontentement face à des nuisances quotidiennes : impossible
d'ouvrir les fenêtres le matin pour cause de puanteur.
L'évaporateur de lixiviats installé à la Glacière au printemps
dernier est-il en cause ? Des contrôles d'odeur seront mis en place
afin d'évaluer les émanations du site de gestion des déchets. Par
ailleurs, le maire a invité les Villeneuvois
à se constituer en association ou soutenir celles qui existent déjà
pour lutter contre cette « verrue
sur le plan environnemental et pour la santé publique ».
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Avril
2004
Ménar-Non
Ménarmond
(Vosges) |
Terril
de poubelles sur ligne bleue Vosgienne
Avril 2004. Le projet d'extension d'une décharge
autorisée soulève la colère des habitants de Ménarmont (..) La ligne
bleue des Vosges ternie par le noir terril de poubelles de la décharge
de Ménarmont voilà ce qu'appréhendent [les habitants] de Bazien. Dans
ce petit village qui surplombe le CSDU, le récent projet d'extension
de la décharge avait déjà de quoi enflammer les esprits. Le fait qu'il
se traduise par un rehaussement du site de plus
de 20 mètres a fait déborder une coupe déjà bien pleine. "Entre
la décharge de Ménarmont, en activité depuis
vingt-cinq ans, et l'usine d'incinération de Rambervillers,
située à 10 km d'ici, nous sommes vraiment la
poubelle des Vosges" (..) Sur le site de la décharge (..) l'oeil
ne décèle rien que des parcelles d'herbe blanchie par le givre et
quelques tuyaux de surface, qui récoltent les émanations de biogaz.
Seule l'odeur, entre le rat crevé et l'oeuf
pourri, vient rappeler que, sous les brins d'herbe, s'amassent les
poubelles du département. Confirmation juste un peu plus bas,
où l'"alvéole" en activité offre au regard son
trou béant de 5000 m2. Sans arrêt, bennes et camions chargés à ras
bord viennent y vomir leur cargaison nauséabonde. Au fond de cette
poubelle géante à ciel ouvert, d'autres véhicules malaxent et tassent
les ordures. Au bout de six mois, l'alvéole remplie est recouverte
d'une membrane étanche sur laquelle on plante du gazon. Et puis, rebelote
on part creuser un peu plus loin. Créé en 1977, ce CET accueille
les 150 000 tonnes de déchets ménagers et industriels
banals pro-duits chaque année par le département des Vosges.
La saturation du site, qui recèle déjà 3,5 millions de tonnes de déchets,
est prévue pour juin 2005. Dans cette perspective, l'exploitant, l'entreprise
SITA-Lorraine (..) a déposé à la préfecture un nouveau projet d'extension.
Celui-ci propose de prolonger la durée d'activité
jusqu'en 2020 et d'accueillir 1,7 million de m3 de déchets
supplémentaires. Depuis septembre, élus, associations, riverains se
mobilisent. La quasi-totalité des maires du
canton (25 sur 29) s'est engagée contre le projet. À l'exception notable
de celui de Ménarmont (..) Et pour cause les
taxes professionnelles versées par SITA représenteraient "jusqu'à
50 % de son budget". Ne pas oublier le
ramassage et le traitement gratuit des ordures (88,90 € la tonne),
le balayage des trottoirs et l'entretien des rues étant offerts en
prime. Sans cette providentielle manne, la commune de Ménarmont et
sa petite soixantaine d'habitants auraient-elles pu rénover l'église
et la salle polyvalente ? "La décharge constitue une activité industrielle
pas plus polluante qu'une autre", conclut [le maire]. La commune
de Bazien, en revanche, est devenue le siège improvisé de la toute
jeune association, Ménar-Non (..) [Le] directeur local de SITA-Lorraine
[se] contente de rappeler "L'enquête publique
qui s'est déroulée au printemps 2003 a conclu en faveur du projet."
Et d'expliquer que l'entreprise, "simple exploitant",
se contente de satisfaire les exigences techniques, économiques et
sanitaires que lui impose l'Etat. Les citoyens se retournent
donc vers leur préfet, qui devrait donner sa décision en mai prochain.
"La mobilisation des riverains de Ménarmont
exprime avant tout une demande de plus d'État dans le système français
très libéral de gestion des déchets, analyse, depuis la préfecture
d'Épinal, le secrétaire général (..) car se
joue là une question d'intérêt général et de service public"(..)
Le maire de Doncières et opposé à l'extension de la décharge (..)
Son village de 126 habitants, coupé en deux
par la départementale 46, qui mène droit à la décharge, est traversé
chaque jour par une cinquantaine de camions remplis de déchets.
[Questions et réponses:]
> "En refusant la décharge de Ménarmont, vous passez le problème
des déchets à vos voisins ?"
"Que personne ne vienne nous donner de
leçons de civisme concernant les déchets Depuis plus de vingt-cinq
ans, chaque année, dans notre canton, 150 000 tonnes d'ordures sont
enfouies à Ménarmont, et 90 000 tonnes sont brûlées dans l'incinérateur
de Rambervillers. Au nom de cette solidarité, il serait temps que
d'autres prennent le relais"
> "Ne stocker que des déchets ultimes, ne serait-ce pas un
bon début ?"
"Tout dépend de ce que l'on entend par
déchet ultime. La loi le définit par ce qui reste lors-qu'aucune valorisation
n'est plus possible, "dans les conditions économiques et techniques
actuelles". En clair quand un industriel ne gagne plus d'argent à
valoriser un déchet" (..)
(La Vie n°3059 du 15 avril 2004)
http://www.decharge34.com/eux/page72c.html
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1989-2003
Association des Riverains de la décharge de Precilhon (Pyrenées)
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Comment et pourquoi la décharge d'OM de Précilhon est devenue l'unique
CSDU du Bassin Est des Pyrénées Atlantiques, représentant 265 communes
et 290 000 habitants
1989 - 2001: Le SICTOM du Haut-Béarn gère la
décharge d'OM de Précilhon correspondant aux besoins d'une population
de 26 000 habitants. A cette époque, la population
pense que la décharge arrivée en fin de vie va fermer sans se douter
de son prochain sort. Contexte
réglementaire: La loi n° 92-646 du 13 Juillet 1992 (dite “ loi déchets
”) Conforme à la directive communautaire du 18 Mars 1991 sur les déchets,
est venue compléter et renforcer la loi-cadre n° 75-633 du 15 juillet
1975 relative à l'élimination des déchets et la récupération
des matériaux et la loi n° 76-663 du 19 juillet 1976 relative aux
installations classées pour la protection de l'environnement.
Elle fixe notamment la suppression des anciennes décharges de déchets
bruts au 1er juillet 2002, seuls les déchets ultimes seront accueillis
en CET. Le SICTOM signe une passation de compétence avec le SMTD.
2002 - 2003: La période noire, le profit au
mépris de l'environnement.
Le 1er janvier 2002, le SMTD poursuit l'exploitation de la décharge
de Précilhon sans autorisation et sans contrôle.
Le SMTD ne déposera sa demande de poursuite d'exploitation que le
31 mai 2002 et le Préfet signera l'arrêté préfectoral le 23 janvier
2003 (soit un an après la reprise d'exploitation !). Pendant ce temps,
la poursuite d'exploitation du casier ouest s'effectue dans les pires
conditions. Le SMTD enfouit les déchets sans
travaux de mise aux normes, au rythme officiel de 8 000 tonnes
par an jusqu'au 30 Novembre 2003. On ne saura
jamais le type de déchets et le tonnage réellement enfouis car l'exploitant
est dans l'incapacité de fournir le rapport d'exploitation 2002 avec
ces informations. La gestion du site est tellement catastrophique
que très vite les riverains en ressentent les effets. En Août 2002,
des odeurs pestilentielles gênent considérablement
les habitants de Goès, Estialescq, Estos, Ledeuix. La rébellion
s'organise, les premiers articles de journaux titrent “
Le pire c'est l'odeur ” "Au bord de la nausée" On apprendra
très vite que les boues de la station d'épuration
d'Oloron ont été déversées alors que leur taux de siccité ne le permettait
pas et que le contact avec l'ancien lit d'ordures ménagères a relancé
une très forte fermentation. Le système de rejet des lixiviats
(jus) par aspersion directe dans le bois est catastrophique pour la
nappe phréatique et le ruisseau L'Abérou qui fera l'objet d'une plainte
pour pollution par la société de pèche. L'entrée
du site n'est pas surveillée, le portail reste ouvert la nuit, des
camions arrivent à n'importe quel moment; il n'y a pas de portique
radio actif... A l'automne 2002, le SMTD envisage l'augmentation
du tonnage à 30 000 tonnes par an. Face à la grogne, le SMTD décide
de tenir deux réunions publiques, l'une à Estialescq le 28 Janvier
2003 et deux semaines plus tard à Goès pour informer la population
de son projet d'extension. Au cours de ces deux réunions houleuses,
le Président du SMTD Jacques Albesa tentera d'expliquer vainement
que les déchets ultimes sont « des petits bouts de caoutchouc… » en
aucun cas fermentescibles et donc que les futurs casiers ne dégageront
pas d'odeurs (..) Parallèlement en février 2003 17
plaintes individuelles sont déposées contre le SMTD pour pollution
atmosphérique auprès du Tribunal du grande instance. Ces
plaintes sont classées sans suite le 6 juin 2003 par le procureur.
Le SMTD veut donner l'image d'un exploitant irréprochable qui d'une
pierre deux coups, va non seulement réhabiliter l'ancien casier Ouest
mais aussi mettre aux normes le CET de Précilhon pour un coût final
de plus de 6.3M€. Ainsi, le site recevra 310 000 tonnes de déchets
ultimes et industriels banals, ce qui revient à multiplier pratiquement
par 4 la capacité de tonnage mais sur une période plus courte de dix
ans que celle prévue initialement jusqu'en 2039. Maigre consolation
pour la population riveraine ! Le 14 Février 2003, l'association des
riverains du CET de Précilhon est créée. Elle alerte l'opinion et
les responsables. Très vite, la DRIRE procède
à une inspection du site et le préfet met en demeure le SMTD d'effectuer
des travaux d'urgence avant le 18 Avril 2003. L'association
fera constater qu'ils n'ont pas été réalisés (constat d'huissier
sur requète). Le 24 juin 2003, ouverture de
l'enquête publique à la mairie de Précilhon. Elle durera un mois et
sera prolongée de deux semaines. Le Préfet signera l'autorisation
d'augmenter le tonnage et de créer le centre de transfert d'ordures
ménagères dans l'arrêté du 8 Décembre 2003.
http://www.riverains-dechetsultimes-bearn.com/histo.htm
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Janvier 2002
Vaivre-et-Montoille (Haute-Saône) |
Les
vaches de mourir de "bioaccumulation"
Janvier 2002. (..) un
agriculteur a perdu quatorze vaches en quatre ans pour des raisons inconnues.
Les premières analyses des terrains proches d'une décharge montrent
un taux anormal de molybdène. Mardi 8 janvier vers 10 heures,
un nuage blanc s'élève au-dessus du CET de Vaivre-et-Montoille (Haute-Saône).
Incident mineur, accident majeur ? Entre un : "Nous sommes en enquête
interne" de la part d'Ecospace (devenu SITA Centre-Est), gestionnaire
de la décharge, et un : "Nous ne sommes pas au courant" de la préfecture
de Haute-Saône, visiblement, la question dérange
et demeure sans réponse aujourd'hui. Pour [ces] agriculteurs
à Pusey, c'est "un nuage de plus" (..) Depuis 1997, les
bêtes, qu'il élève depuis la naissance, meurent en moins de deux années.
L'agriculteur constate impuissant un amaigrissement
de ses vaches qui les conduit à la mort. Quatorze animaux ont ainsi
disparu dont cinq pour l'année 2001. [Le] vétérinaire qui suit
l'exploitation depuis plus de vingt ans, est formel sur le diagnostic
: "Dans tous les cas, on a observé les mêmes symptômes. Les vaches se
mettent à dépérir, deviennent lymphatiques et s'affaiblissent avec une
cause clinique commune : un manque de globules rouges". Pour essayer
de comprendre, le vétérinaire a multiplié les analyses. Un premier élément
de réponse a été fourni par [un laboratoire] spécialisé dans les oligo-éléments,
qui a détecté une carence plus qu'anormale en cuivre, l'élément permettant
la synthèse des globules rouges. Mais malgré des injections massives
de cuivre aux animaux, le mal invisible persiste. Il décide donc de
rechercher les causes de l'absence de fixation du cuivre dans l'organisme
des bovins et, en août dernier, se tourne vers un laboratoire de Toulouse
afin de faire analyser l'herbe que pâturent les vaches de [cet agriculteur].
Les résultats ont révélé un taux anormal de soufre
et de molybdène qui, selon le laboratoire, ne peuvent être présents
dans un milieu naturel en telle quantité que par une "pollution". A
forte dose, ces deux oligo-éléments déclenchent un mécanisme empêchant
la fixation du cuivre par l'organisme de la vache. [Le] CET de Vaivre-et-Montoille
de classe I, qui reçoit les déchets les plus toxiques, se trouve à la
limite des pâtures de l'agriculteur. Et si le mal venait de là ? La
tournure médiatique de l'affaire a entraîné une série d'analyses des
terrains proches de la décharge et a suscité la colère - rentrée - de
certains responsables locaux contre M. Pinot. "Ici,
la règle, c'est : on ne parle pas. Je ne suis pourtant pas le seul agriculteur
à être victime de ce maudit mal mais dans le secteur, une vache malade,
c'est suspect, alors on se tait. On ne me parle plus. En plus de souffrir
de voir notre exploitation disparaître, c'est le mépris de l'entourage
que l'on doit subir", regrette l'agriculteur. Il est vrai que
le CET, propriété d'Ecospace [SITA Centre Est],
ne se satisfait pas d'être placé une nouvelle fois sous les feux de
l'actualité (..) [Un] conseiller municipal de la commune de Charmoille,
a, depuis sa maison, une vue imprenable sur l'ensemble de la décharge
: "Je vois, j'entends et je sens systématiquement,
depuis vingt ans, j'informe la DRIRE (organisme
d'État chargé de la surveillance de ce type d'installation) des dysfonctionnements
de la décharge et malheureusement, cela demeure sans suite".
Or, les premiers résultats des analyses de terrains commanditées par
la préfecture de la Haute-Saône et rendus publics le 21/12/2001 ne permettent
pas de lever les doutes sur la contamination des terrains de [l'agriculteur].
Ils signalent un taux surprenant de molybdène
(..)) dans l'herbe, de 20 à 30 fois supérieur à la normale. Pour l'expliquer,
les techniciens évoquent la présence de "schiste carton" dans le sol.
Mais le rapport dévoile également que le molybdène n'a pas été trouvé
à des taux anormaux dans ce même sous-sol... Les scientifiques parlent
alors de "bio accumulation". Comme le précise [l'agriculteur],
"accumulation ou bio accumulation peu importe.
Nos vaches qui paissent sur ces terrains depuis 1984 en meurent depuis
1997. Il faudra bien nous donner une explication plus sérieuse".
Avec le soutien de ses vétérinaires, [il] envisage de porter l'affaire
devant les tribunaux (L'Humanité,
18 janvier 2002).
http://www.decharge34.com/eux/page71v.html
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2000-2004
Bruel en Vexin (Yvelines)
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Haro
sur la décharge de Brueil
Juin 2004 "(..) L’annonce de la réouverture
de la carrière de Brueil-en-Vexin, par deux arrêtés préfectoraux [02/2004],
a provoqué un véritable mouvement de fronde
dans le Vexin (..) les élus gargenvillois ont voté une motion
symbolique pour réaffirmer leur opposition au
projet industriel présenté par la Société SITA Ile-de-France, visant
à exploiter une carrière de sablon et un CSDU. (..) le
maire de Guitrancourt (..) a rappellé
au Préfet que cette demande n’était pas « recevable » et que « la
procédure d’instruction engagée était illégale ». L’extension
envisagée est en effet située dans le périmètre du parc naturel régional
du Vexin en zone forestière, zone interdisant, selon la charte, toute
exploitation de carrières. Malgré les avis défavorables de nombreuses
communes et associations environnantes dénonçant les anomalies du
dossier, le Préfet des Yvelines a pris deux arrêtés (..) autorisant
la demande d’extension de SITA. Les opposants ont aussitôt réagi en
déposant devant le tribunal administratif un recours en annulation
pour illégalité assorti d’un référé suspension contre les arrêtés
préfectoraux.
Pollution de la nappe phréatique: (..) Le conseil
municipal s’alarme et s’inquiète des risques encourus par un tel projet.
Nous allons avoir un entassement de déchets dans un endroit surplombant
la commune. En 1975, on a déjà perdu
une première ressource en eau potable après une infiltration de la
raffinerie Elf en bord de Seine. On risque aujourd’hui de mettre
en péril la nappe du haut, la seule restante », tempête André
Samitier [député maire de Gargenville]. Autre point qui soulève l’inquiétude
(..) la voie d’accès qui va être aménagée pour desservir le site industriel.
« Ce sont pas moins de 13 hectares de bois qui
sont menacés par le projet. Cette zone boisée et protégée se
trouve sur le périmètre du parc naturel du Vexin (..) Il ne faut pas
négliger les risques encourus par la population
du fait de la proximité du site (..) Cette
nouvelle voie d’accès (..) va être une
source de nuisances pour la commune (..) [la portion] empruntée
par les camions est très étroite et cet axe
n’est pas armé pour absorber sans danger cette circulation supplémentaire
(..) ce qui inquiète davantage les élus gargenvillois, c’est que la
rue Pierre André, constituant une partie du CD 130 est riveraine d’un
groupe scolaire primaire et d’une école maternelle (..) la
municipalité attend maintenant le rendu du jugement du tribunal administratif
pour envisager la poursuite de son action. Quoiqu’il en soit l’ensemble
du conseil municipal s’est déclaré prêt à tout pour « ménager l’avenir
de ses enfants ». (Le Courrier de Mantes)
Juillet 2003. [270] signatures recueillies par
la motion du conseil municipal et la pétition contre le projet de
la société SITA. Un projet qui vise à exploiter de nouveau
la carrière de sablons et ouvrir un CET de déchets ultimes sur le
site existant. L’objectif (..) était de demander
l’arrêt du projet, ou si l’autorisation
était donnée, d’exiger la mise en place d’une déviation pour éviter
le passage de 148 camions par jour dans le village. L’enquête
publique s’est terminée le 4 juillet dernier. La population
s’est donc massivement mobilisée, le village ne comptant que 537
habitants ! (..) L'association des Amis
du parc [dénonce] une grave détérioration
des paysages et des milieux naturels du fait de l’importance des surfaces
vouées aux carrières dans la zone Sud du parc». L’association
qui s’interroge sur le bien-fondé d’une décharge
supplémentaire, met en avant la dangerosité des déchets qui pourraient
s’échapper des camions, les nuisances olfactives et le risque de pollution
des eaux. (..) Si le projet est validé, les nouvelles activités
d’exploitation et de stockage ne débuteront pas avant fin 2004, début
2005. «Cette mobilisation générale est encourageante,
mais nous ne nous faisons pas d’illusions sur l’avis du commissaire
enquêteur. Il nous faut maintenant passer
à la vitesse supérieure pour trouver des solutions d’accès au centre
d’enfouissement et surtout de les faire réaliser par Sita»,
conclut le maire de Brueil.
(Le Courrier de Mantes)
Avril 2000: Des tonnes d’amiante enfouies à
Brueil-en-Vexin "On nous dit que ce n’est
pas dangereux. Mais personne ne peut me le prouver ! (..) le
maire de Brueil-en-Vexin, reste méfiant et sceptique depuis que l’ancienne
sablière Pires sert de site d’enfouissement aux déchets dits "inertes"
(..) Dans ce village du parc naturel régional
du Vexin français, bon nombre d’habitants s’interrogent eux aussi
en voyant passer quotidiennement des camions. En apprenant qu’un portique
de détection de matières radioactives était installé sur le site,
certains imaginaient déjà qu’en secret des déchets peu recommandables
étaient enfouis sur le territoire de leur commune. "A
50 km de Paris, les trous à combler ont
de la valeur. On peut y apporter toutes sortes de déchets".
Le site, aujourd’hui géré par SITA Ile-de-France,
était depuis 1974, une décharge de déchets industriels banals. A partir
de septembre 1997, les premiers déchets amiantés ont été stockés,
en juin de l’année dernière, le site a été réservé exclusivement aux
déchets d’amiante. "Il s’agit de déchets 'd’amiante liée'.
C’est-à-dire que les fibres d’amiante sont liées dans le ciment. Ils
proviennent de chantiers de démolition de maisons et de toitures.
Des matériaux avec lesquels on vit très bien
tout les jours sans le moindre danger" assure [un] des responsables
du site. "Il ne s’agit donc pas
de résidus de déflocage qui eux atterrissent normalement en décharge
de classe 1 comme Guitrancourt. Les déchets provenant de déflocage
ou encore les combinaisons des ouvriers qui travaillent sur les chantiers
de désamiantage sont refusés". Cette évolution du site n’est pas du
goût du maire qui, avoue-t-il, n’a pas eu son mot à dire, la décharge
ayant été autorisée par un décret préfectoral. "Je suis bien obligé
de l’accepter mais j’étais contre et je l’ai fait savoir" raconte
[le maire], néanmoins conscient qu’il faut bien stocker quelque part
ce type de déchets. "Il y a quelques années
on mettait de l’amiante partout. Ensuite, on a dit que c’était dangereux.
Aujourd’hui, ils affirment que ces déchets sont sans danger mais qu’est-ce
qui me dit que dans dix, vingt ou trente ans, ils ne changeront pas
d’avis ". Du côté de la sous-préfecture, on se veut rassurant.
"Ces déchets sont inertes. Rien à voir avec les poussières produites
lors des opération de déflocage. Il n’y a rien de volatile". 8 camions
par jour L’an dernier, 6 000 tonnes de déchets ont été enfouies sur
le site qui s’étend sur environ 5000 m2 en fond de carrière et plus
de trente mètres de profondeur. "Nous en prévoyons 8 000 tonnes pour
cette année" précise la responsable du CET. Ici encore, on se veut
rassurant : "Ils arrivent conditionnés sous
film plastique de 80 microns d’épaisseur et uniquement sur rendez-vous.
Avant leur entrée, il y a eu déjà une procédure d’acceptation où l’on
a établi un 'bordereau de suivi de déchets' complet. Arrivés au contrôle,
une personne vérifie la qualité du conditionnement et le camion est
pesé. Une fois sur la zone de stockage, le conditionnement est revérifié
au moment du déchargement. Le poids de chaque palette est contrôlé.
De cette manière, l’employé est en mesure de se rendre compte si le
chargement est trop léger et suspecter un déchet non autorisé (déflocage,
combinaisons). Si c’est le cas, le déchet est rechargé sur le camion
et refusé" (1). Dans la zone d’enfouissement, les palettes
ou les sacs sont empilés dans des alvéoles de quatre mètres de haut
qui sont ensuite refermées par une couche de sable avant d’accueillir
un nouvel étage. SITA Ile-de-France estime la capacité totale de l’ancienne
sablière à 100 000 tonnes. Le tonnage augmente progressivement mais
il faudra des années pour combler les trente mètres du front de taille.
Les habitants de Brueil-en-Vexin n’ont donc pas fini de voir défiler
les camions. En fin d’exploitation, le site sera alors recouvert d’une
couche de deux mètres de terre et reboisé. Il faudra alors trouver
un nouveau site pour recevoir les déchets amiantés de l’Ile-de-France
(Le Courrier de Mantes)
(1) Note technique ADSE: une explication bouffonne, mais qui n'est
pas de nature à rassurer: 80 microns, c'est 0.08 millimètres
(moins de 1/10 de mm !) , soit un emballage de sandwich de poulet,
perforable à la moindre sollicitation, contrainte ou stockage,
dans une bourrage en fond de casier dont on imagine l'infinie délicatesse.
Heureusement qu'il y a un "bordereau" pour vérifier
que ce film protecteur est bien là pour entourer la chose...
Quant au test du poids "sur palette", afin de "suspecter"
dès l'entrée la non-intégrité du chargement
proposé, sans commentaires..
http://www.decharge34.com/eux/page7h2.html
http://www.decharge34.com/eux/page7h1.html
http://www.decharge34.com/eux/page7h.html
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