Février
2008
St-Escobille
(Essonne) |
Bouteille contre déchets
3 février 2008. L'ADSE vient de se trouver
un nouvel allié dans sa lutte contre le projet de CET. Le fondateur
du célèbre Café de la Gare à Paris, a
en effet décidé de soutenir l'association dans son action.
A Mérobert (..) l'humoriste a
animé (un) débat avec (les anciens) qui avaient connu
"la gadoue" (..) Saint-Escobille
ne veut plus être la décharge de Paris et Marie-Josèphe
Mazure, maire de Mérobert rappelle que dès 1924, une
pétition contre cette importation de déchets avait été
remise au préfet de l'époque, pétition dénonçant
l'air irrespirable et les "rats qui dévorent lapins, volailles
et qui ravagent les cultures". La
lutte contre les déchets est donc une lutte (sic) presque ancestrale
(re-sic) dans cette région de l'Essonne. Ce passé explique
aussi pourquoi personne ne souhaite voir remonter à la surface
cette problématique, pourquoi le projet de décharge
mobilise une telle opposition dans la commune.
Commentaire ADSE:
L'indigente conclusion (en vert) de cet article est totalement contraire
à l'éthique, la position et la stratégie de l'ADSE.
Non seulement parce que le talent et la générosité
d'un grand artiste sont détournés ici de leur valeur
et de leur intention, mais aussi parce que la conclusion proposée
est réductrice, infantilisante, sans rapport avec la réalité,
anachronique et en complet décalage avec à l'action
entreprise par l'ADSE sur le terrain au cours des six dernières
années et plus récemment dans le cadre de l'enquête
publique (EP). Reprenons :
Réduction et infantilisation: l'existence d'une "lutte
ancestrale" dans cette région ? St-Escobille "réserve
ethnique" de l'Essonne ? L'ADSE comme la continuation de la guerre
par d'autre moyens ?
Décalage avec la réalité: une "Remontée
à la surface de certaine problématique". Grands
dieux quelle "problématique", puisque la Gadoue appartient
désormais à un passé révolu depuis près
d'un demi-siècle. On ne saura pas si dans cette "problématique"
il faut soit classer le site des Gadoues en Tumulus du Lutécien
supérieur, ou alors étudier les dossiers techniques
et juridiques de l'EP, ou bien les deux.
Entre temps, on voit bien qui se propose généreusement
de prendre en charge la supposée"problématique"
de St-Escobille: le promoteur du projet soi-même!
Anachronisme : il n'existe aucun lien conceptuel direct
entre l'ADSE et le passé de la gadoue. Depuis que Paris a cessé
d'y déverser illégalement ses ordures, cet endroit de
Beauce a retrouvé sa pureté et sa virginité,
les rats sont partis et les cutures alentour ont pu recommencer à
produire comme nourrir des générations. L'histoire de
la Gadoue se résume à un viol environnemental et
politiquement consensuel du milieu XXème siècle.
Les propositions de l'ADSE sont fondées sur le présent
(rapellons-le pour les non historiens : début XXIème),
et ses orientations techniques/environnementales sont tournées
vers les décennies à venir 2010-2050. Il est anachronique
et vicieux de suggérer que la mobilisation de l'ADSE est une
réaction passéiste, dictée par la seule mémoire
des anciens et la phobie du retour des rats.
Le passé des gadoues" a été
douloureux, mais que St-E "ait déja donné"
ne fait pas partie de l'argumentation de l'ADSE contre le projet (tout
respect dû aux anciens et leur émouvants témoignages
!). En effet, il n'est aucunement question que ce passé dicte
que les communautés voisines doivent subir à leur tour
un remake des Gadoues et de voir un CSP les empuantir, exposer la
santé de leurs familles, et polluer
l'Or Bleu de la Beauce.
Pour les mal-comprenants du sujet (une espèce à
soigner à certain niveaux de l'Etat et des institutions, de
certains médias en quête de sensassionnel, mais aussi
des militants de la onzième heure, bienvenus certes mais pas
pour déconstruire ou faire du marketing), la mobilisation de
l'ADSE est de fait INTER-COMMUNALE, DEPARTEMENTALE, REGIONALE, et
NATIONALE, à tous les niveaux de représentativité
(maires, députés, conseillers généraux
et régionaux..) et sans couleur politique. L'opposition
au projet n'est ni plus ni moins perceptible à St-Escobille
ou ailleurs, ou localement dans telle ou telle fraction de la population
!
http://www.enviro2b.com/environnement-actualite-developpement-durable/7838/article.html
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Janvier
2008
Montcel
(Puits-de-Dôme) |
Le
rapport du Commissaire-Enquêteur qui démolit le projet
de CET
18 janvier 2008. Selon
le commissaire enquêteur (CE) chargé de l’enquête publique sur le
CET de Montcel, celui-ci serait un vrai danger
public. Le VALTOM conteste. Des
rats, des corbeaux, des « prédateurs » et un « tas d’ordures »… Ce
lieu apocalyptique, c’est le potentiel CET de Montcel, tel
que décrit par le CE chargé, justement, de l’enquête publique sur
le projet. Dans son rapport, rendu il y a quelques semaines, le
CE n’y va pas de main morte. Il émet un avis « très défavorable »
au projet [en] des termes d’une sévérité rarement atteinte dans ce
type de rapport. Il estime que ce projet de CET est un frein
au développement de la ZAC de l’Aize, méga-zone départementale de
160 hectares qui n’attend plus que des entreprises pour l’occuper.
« La ZAC a de nombreux candidats, dont beaucoup hésitent devant la
proximité éventuelle d’un dépôt d’ordures, avec toutes les nuisances
qui en découlent : odeurs, migration de rats, corbeaux et autres prédateurs…
», dit donc le CE. Il appuie sur d’autres problèmes, comme «
la mise en place de torchères brûlant le méthane (..) qui diffuseront
et amplifieront les odeurs »; ou encore la proximité de sources
d’eau gazeuse. Et la charge à l’arme lourde se poursuit. «
Il n’y a pratiquement pas eu d’étude hydrogéologique », alors que
le commissaire lui-même a repéré une nappe phréatique « après analyse
des déclarations de gens du pays ». Du coup, l’installation
d’un CET dans une telle zone lui paraît « presque irresponsable ».
Et encore : « Le CET aura une répercussion sur
le plan économique et environnemental, et le patrimoine privé et public
serait très pénalisé ». Et la supplique finale au
préfet, auquel il est demandé « de réfléchir au danger encouru par
la région, dont la richesse et la qualité en eau potable sont à protéger
». Nombre d’arguments avancés par le CE sont ceux des opposants
au projet, qu’ils soient élus locaux ou membres de l’association
Oxygène pour l’avenir. Les deux ont depuis longtemps dénoncé
la faiblesse des études hydrogéologiques, la proximité d’une zone
économique vitale car au croisement de deux autoroutes, la menace
de pollution des sous-sols, la proximité de l’habitat, etc. Côté VALTOM,
on connaît bien tous ces arguments, mais on ne digère par les avis
« outranciers » de l’enquêteur. Le syndicat s’est fendu d’un courrier
aux conseillers généraux et parlementaires, démontant point par point
un rapport « à la qualité pour le moins contestable », écrit [son
président]. Il dénonce « l’absence d’analyses
et d’échanges contradictoires ». Le dossier est dans les mains du
préfet. Rien ne dit qu’il donnera un avis avant le 12 février, date
du début de sa période de réserve électorale.
http://www.lamontagne.fr/editions_locales/riom/centre_d_enfouissement_technique_le_rapport_qui_demolit_le_projet
(...)
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Décembre
2007
Monéteau
(Yonne) |
Monéteau : SITA veut prendre 10 ans
de plus
Alors que la décharge
de Pien à Monéteau, commune proche d'Auxerre dans l'Yonne, doit fermer
ses portes au 1er juillet 2009, Sita, la filiale de Suez qui l'exploite
souhaiterait poursuivre l'enfouissement 10 années de plus et
mise pour cela sur son projet de bioréacteur. L'enquête publique
concernant ce projet commence aujourd'hui à la mairie de Monéteau
(...).
http://www.enviro2b.com/environnement-actualite-developpement-durable/6723/article.html
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Novembre
2007
St-Escobille
(Essonne) |
Saint-Escobille
- Nouvelle manifestation des opposants au projet Sita
Alors que samedi était le dernier jour de l'enquête
publique sur le projet de stockage des déchets, l'Association
de défense de la santé et de l'environnement de la commune de Saint-Escobille
(ADSE) en Essone avait appelé à une nouvelle manifestation
d'opposition au projet de Sita. Ce sont ainsi près de 500 personnes
qui se sont réunies samedi matin, dont des élus, et notamment le député-maire
UMP d'Etampes, Franck Marlin. Les opposants
au projet ont profité de l'occasion pour remettre au commissaire-enquêteur
un rapport de contre-expertise démontant point par point le dossier
de Sita.
http://www.enviro2b.com/environnement-actualite-developpement-durable/3895/article.html
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Octobre
2007
Haulchin et
Douchy-les-Mines
(Nord) |
"Non
au projet SITA!" dans le Nord
Un groupe d'habitants d'Haulchin vient de créer
une nouvelle association contre le projet d'implantation d'un site
d'enfouissement de déchets dans le Denaisis par Sita-FD. L'association,
qui apporte son soutien à celle déjà créée de Denain-Ecologie,
tente de rallier le maximun de personnes à la grande manifestation
organisée contre ce projet, prévue [le 19/10/07] à Douchy-les-Mines.
Leur slogan sera le suivant: "Habitants d'Haulchin
et des environs, attention, votre santé est en danger. Rien n'est
fait, rien n'est signé, on doit se battre".
(...) "Non, non au projet Sita !" C'est
un des slogans que l'on pouvait entendre samedi, place des Armes à
Valenciennes où 350 opposants au projet de centre d'enfouissement
technique des déchets de Sita-FD s'étaient donné rendez-vous. Alors
que ce projet rencontre depuis le début l'opposition
des associations de défense de l'environnement du Denaisis, ces dernières
ont rallié à leur cause les élus de la région ainsi qu'une partie
partie du Valenciennois, dont Patrick Roy, député du Nord. A
l'issue de la manifestation, une délégation composée des maires de
Denain, Douchy, Haulnin et Thiant ainsi que du député Patrick Roy
et des présidents de Denain écologie, Hainault écologie et du CAPER
a été reçue par le sous-préfet de Valenciennes,
Marc Burg. Ce dernier, très à l'écoute des revendications des opposants
a rappelé que le dossier était loin d'être terminé. Les associations
vont demandé une prolongation de l'enquête publique et projettent
d'organiser une réunion publique en cas d'acceptation de prolongation.
http://www.enviro2b.com/environnement-actualite-developpement-durable/5683/article.html
http://www.enviro2b.com/environnement-actualite-developpement-durable/5312/article.html
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Octobre2007
Seignolois
(Yonne) |
La surfacturation
des déchets fait boule-de-neige dans l'Yonne
Le dossier de la communauté de communes du
Seignolois s'inscrit dans un contexte général de hausse
conséquentes et régulières de la redevance sur la collecte des ordures
ménagères dans le département de l'Yonne. Deux acteurs se partagent
le marché dans les communes du département, la Coved
(groupe Saur, créé par Bouygues et EDF) et la
Sita (groupe Suez). Les augmentations
constatées peuvent atteindre jusqu'à 30% d'une année sur l'autre sans
que les élus ne soient en mesure de justifier de tels écarts.
Des anomalies constatées
L'examen des factures de la Coved dans
la communauté de communes du Ségnolois (CCS) a
mis en évidence certaines anomalies comme la surfacturation de taxes
pollution (TGAP et TVA indirectement) en leur appliquant le
coefficient de révision prévu contractuellement. Autre
anomalie, la Coved qui perçoit l'encaissement de la TGAP sur la base
de 9,15 €/tonne, ne reverse que 7,5 €/tonne à l'administration des
douanes. Aux vues des faits, la direction départementale de la consommation,
de la concurrence et de la répression des fraudes (DDCCRF) estime
qu'il s'agit d'un délit et a dressé un PV transmis en mai au
parquet d'Auxerre, puis au tribunal de Versailles, où se trouve le
siège de la Coved. Un effet boule-de-neige Par ailleurs, les membres
du conseil de la CCS ont mandaté leur président afin de réclamer officiellement
à la Coved les sommes indûment perçues selon eux aux dépends des contribuables.
Un effet boule de neige a alors été constaté dans d'autres communes
du département, qui après examen, ont constaté qu'elles faisaient
l'objet du même type de facturation avec le même opérateur. De
son côté, la Coved reste sur ces positions. La direction estime que,
conformément aux dispositions du contrat, le coefficient de révision
des prix s'appliquent forfaitairement, taxe de pollution incluse.
Elle ne ferait donc qu'appliquer les dispositions du contrat , contrat
par ailleurs contrôlé par les autorités, notamment par le trésorier-payeur
général qui est censé viser les factures. Le dossier transmis au tribunal
de Versailles pour la partie judiciaire a également été transmis à
la cour régionale des comptes pour la question administrative. "L'Yonne
Républicaine" rappelle que les enjeux financiers sont énormes et que
l'issue donnée au conflit pourrait faire jurisprudence.
http://www.enviro2b.com/environnement-actualite-developpement-durable/5255/article.html
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Septembre
2007
Allainville
(Yvelines) |
SITA peine sur ses projets de CET en
région parisienne
(...) Ce sont près de 400 habitants, élus ou
militants écologistes qui se sont réunis dimanche dans un champ d'Allainville,
aux confins des Yvelines et de l'Essonne. Ils entendent ainsi faire
entendre leur voix contre les deux projets de centres d'enfouissement
technique des déchets menés par Géodève, une
filiale de Sita spécialisée dans la recherche de sites. Les
deux sites retenus, Groslieu et Saint-Escobille,
devraient traiter 150.000 tonnes de déchets industriels non dangereux.
Les opposants à ces projets déplorent justement de se retrouver
avec deux "décharges géantes" distantes de moins de 10 km. Alors que
les riverains craignent une pollution des sols, des nappes phréatiques,
le bruit des camions et les odeurs potentielles, chez
Sita Géodève, on tente de rassurer la population en rappelant que
de tels centres sont soumis à des règles drastiques en matières
de sécurité. Le groupe en appelle également
à la responsabilité des habitants en précisant que "le tribunal
administratif de Versailles a mis en avant récemment que l'Essonne
ne traitait que 50% de ses déchets, le reste étant envoyé dans d'autres
départements. Idem pour les Yvelines. Le CET
de Saint-Escobille, s'il voit le jour, traitera donc en grande majorité
des ordures locales".
http://www.enviro2b.com/environnement-actualite-developpement-durable/5001/article.html
Commentaire ADSE:
Cet article est un véritable monument en termes de désinformation
dans le plus grand art Sitaïque. Passons sur le chiffrage grossièrement
sous-évalué de
la participation à la manifestation de Groslieu, les organisateurs
et observteurs pouvant, sans exagération, revendiquer plus
de 1500 personnes. Rapellons ensuite que le chiffre de 150.000 tonnes
représente à lui seul le projet de St-Escobille,
et il qu'il s'agit d'un tonnage annuel ! Il faudrait dire très
exactement: "Ensemble, et dans une première
phase d'exploitation de 10 ans renouvelables, les
deux projets de site concerneraient le stockage d'une quantité
de déchets d'au moins 3 millions de tonnes
(2x150.000Tx10ans)", ce qui sonne quand même un peu plus
vrai, mais un peu moins attractif, n'est-ce pas ? De plus, l'article
parle de traitement de déchets, alors qu'il s'agit de
leur stockage perpétuel; si ces déchets
étaient de nature à pouvoir êttre "traités",
alors ils ne seraient pas ultimes, et donc non enfouissables en termes
du droit Français et Européen. A cet égard,
il est notable et révélateur que l'appellation "déchet
ultime" s'est évanouie de la vulgate Sitaïque pour
être remplacée par "déchet industriel non
dangereux", définition aussi évasive que suspecte!
On apprend ensuite que ce que les manifestant déploreraient
au fond ce serait la proximité des deux décharges.
Rien n'est plus faux : ce qui est combattu est le principe de LA décharge,
à St-Escobille ET à Groslieu. Il est tout à fait
pervers de suggérer ainsi qu'une seule décharge serait
acceptable, et que la manifestation portait sur le refus d'une localité
ou de l'autre de l'avoir chez soi. Du grand art, vous étiez
prévenu!
Continuons. On apprend enfin que SITA Géodève "tente
de rassurer la population". Leurs observateurs étaient
sans doute présents ce jour-là, mais de toute évidence
ils n'étaient pas très loquaces. Il n'existe aucune
trace d'une telle "tentative de rassurer la population",
sauf dans l'imagination délirante de ces derniers. Que selon
eux les CET soient "soumis à
des règles drastiques en matières de sécurité" constitue
bien le coeur du problème : sécurité
de l'exploitant, insécurité des riverains victimes.
L'appel vibrant de SITA à l'éco-citoyenneté des
"habitants" (sic), au prétexte que l'Essonne n'enfouirait
pas suffisament par rapport à ses voisins fait plutôt
sourire. Contrairement à ces misérables pékins
de riverains qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez,
ces audacieux entrepreneurs
veulent faire
de l'Essonne le premier importateur des ordures de l'Ile-de-France.
La perle finale:
"Le CET de Saint-Escobille,
s'il voit le jour, traitera donc en grande majorité des ordures
locales."
On notera alors qu'en fait il ne s'agissait
pas d'enfouir des "déchets industriels non dangereux",
mais plutôt des "ordures locales" ! Il est amusant
que ces deux expressions soient finalement interchangeables, selon
la nécessité d'annoblir le métier des uns et
de culpabiliser la vie des autres. Avec
ses 41
habitants au km2, et l'héritage
de la Gadoue, de
toute évidence Saint-Escobille
est un très
gros producteur d'ordures locales, et il est donc insupportable qu'elle
n'ait pas son CET à soi. Mais les Hauts-de-Seine (8.490 ha/km2),
Paris
(20.605 ha/km2), ou Evry
(6.000 ha/km2) seraient-ils sur le point de pouvoir recycler leurs
ordures à 100%, ou bien seraient-ils inclus dans ce fameux
concept de "localité"?
Que la propagande Sitaïque soit louée ici: elle fait
un excellent travail d'auto-dépréciation qui ne peut
que réjouir l'ADSE, en plus d'être à son insu
foncièrement comique.
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Juillet
2007
Fabrègues
(Hérault) |
Areva s'oppose
à Sita-Sud à Fabrègues
A Fabrègues, ville de l'Hérault située à 10
kilomètres de Montpellier, le projet d'un centre de stockage des déchets
ultimes (CSDU) fait beaucoup parlé. Il faut dire que Sita Sud, porteur
du projet, souhaite installer ce CSDU sous les fenêtres de l'usine
d'Areva T&D (...) Anne Lauvergeon, la présidente
d'Areva, en visite sur le site de Fabrègues, s'élève contre ce projet,
déclarant que la présence d'un CSDU est "incompatible avec nos activités".
Elle précise même au cours d'une réunion du conseil d'administration,
"nous n'allons pas nous laisser faire, nous agirons le moment venu.
Je ne veux parler pour le moment ni de délocalisation, ni d'une décharge
qui n'existe pas. L'entreprise est performante et doit le rester.
Si une décision est prise, nous agirons". Enfin, la
présidente considère que l'installation de la décharge menacerait
non seulement l'environnement mais également 300 emplois chez Areva
T&D.
http://www.enviro2b.com/environnement-actualite-developpement-durable/3895/article.html
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Juin
2007
Crégy-les-Meaux
(Seine et Marne)
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Une coulée verte sur une montagne d'ordures
Votre maison dans un environnement
exceptionnel, vous profiterez de la "coulée
verte", vaste espace de loisirs et d'agrément". Pas
moins de 42 lots à bâtir, un verger, une "plaine
de jeux" en plein coeur de Crégy-les-Meaux, concernant
une soixantaine de familles.
Nous vous laissons l'initiative de découvrir le reste, comme
de juger.
Voir l'article du Canard (20 juin 2007):
Documents/canard
du 20-06-07_Cregy les meaux.pdf
Télécharger
le rapport IGE (Balland-Legrand, 5 juillet 2001):
http://www.ecologie.gouv.fr/Rapport-sur-les-risques-engendres.html
http://www.ecologie.gouv.fr/IMG/pdf/0705-decharge-cregy-rapport.pdf
http://www.ecologie.gouv.fr/IMG/pdf/0705-decharge-cregy-annexes.pdf
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Juin
2007
Champigny-sur-Yonne
(Yonne) |
La
COVED n'a plus le droit d'admettre sur son site des déchets
non ultimes
Cela
fait un peu plus de 30 ans que le directeur de la clinique Ker
Yonnec à Champigny sur Yonne se bat pour obtenir la fermeture
d'une décharge à ordures gérée par la
société COVED (..) La dernière manche a été
remportée cette fois-ci devant la Cour d'Appel administrative
de Lyon, dont l'arrêt oblige l'exploitant à cesser
d'admettre sur son site des déchets non ultimes (..)
Cet arrêt relève que l'enfouissement
des ordures ménagères brutes est illégal, puisqu'en
l'état il ne s'agit pas de déchets "ultimes".
Commentaire ADSE: cet
arrêt historique fait jurisprudence en matière de définition
du déchet ultime ! Désormais, il est illégal
d'enfouir des OM au prétexte que celles-ci constitueraient
un "déchet ultime", faute d'avoir été
traitées, ou qu'il se trouve personne pour le vouloir, pour
le faire, ou offrir le savoir-faire, selon les fameuses "condition
techniques et économiques du moment". Enfin, justice est
rendue, augurant une révision prometteuse et radicale de la
soi-disante filière de "l'enfouissement technique".
Voir
l'article de l'Indépendant de l'Yonne (15 juin 2007):
Documents/COVED
champigny sur Yonne150607.pdf
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Novembre 2006
Vienne
France
Poubelle
(Vienne)
|
Décharge-extension: le tribunal annule un arrêté du préfet,
la justice en faveur des opposants
Ils se gardent bien de tout triomphalisme. Pourtant,
ce n'est pas une mince victoire que 13 riverains de la décharge de
Saint-Alban viennent d'obtenir devant le tribunal administratif. Cet
été, à titre individuel, c'est-à-dire pas au nom des associations
qui luttent farouchement contre le projet d'extension du site, ils
ont saisi la justice en référé, contestant un arrêté de juillet 2005
signé par le préfet de l'Isère, autorisant l'entreprise Morillon-Corvol
à exploiter une carrière sur l'une des collines surplombant le CET.
L'objectif étant ensuite pour le SYVROM et la communauté d'agglomération
d'utiliser l'espace ainsi libéré pour continuer à stocker des déchets,
sans risquer la saturation. La décision des juges est vite tombée,
à l'issue d'une audience de plus de 2 heures pendant laquelle toutes
les parties ont pu avancer leurs arguments : ils ont ordonné la suspension
du feu vert accordé par le représentant de l'Etat. Pour justifier
leur décision, ils ont estimé qu'une telle activité d'affouillement
n'est pas compatible avec le POS de ta commune de Reventin (..) Devant
le Conseil d'Etat Placé dans l'impossibilité d'engager les travaux
prévus, l'entreprise s'est immédiatement pourvue
en cassation, la demande n'ayant pas encore été acceptée ou rejetée
par le Conseil d'Etat. En attendant, les pelleteuses ne peuvent
entrer en scène. Pourquoi, alors que le bras de fer entre les collectivités
et les contestataires dure depuis plusieurs années. avoir attendu
si longtemps pour engager une procédure ayant toutes les chances d'aboutir
? "Il nous fallait une déclaration de travaux de Morillon-Corvol pour
attaquer. Dès qu'elle a été publiée, nous sommes passés à l'offensive",
indique Marie Fiedler, dont la maison se trouve juste au dessus de
la décharge, à la limite de Vienne et Reventin. De
son jardin où, quand les fenêtres sont ouvertes, elle dit percevoir
régulièrement les émanations nauséabondes du gigantesque tas d'ordures,
malgré les nombreuses évolutions que le Syvrom assure avoir apportées.
Un voisin déclare même avoir été incommodé cet été, au point de quitter
sa maison pour aller passer ses vacances ailleurs, et offrir un environnement
plus sain à sa petite fille qui venait de naître (Extrait article
du Dauphiné)
http://viennefrancepoubelle.free.fr/
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Novembre 2006
Vigidécharges
Rugney
(Vosges)
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Annulation de l'arrêté préfectoral rejetant le projet de décharge
à Rugney
Le Tribunal Administratif de Nancy
a donné lecture de son jugement dans l'affaire "Société Edinord contre
Préfecture des Vosges" : "L'arrêté du 15/06/2004
par lequel le Préfet des Vosges a rejeté la demande d'autorisation
présentée par la société Edinord EST ANNULEE; il
est enjoint au préfet des Vosges de se prononcer à nouveau sur la
demande de la société Edinord dans un délai de trois mois à
compter de la notification du jugement..." les raisons de l'annulation
: L'arrêté est annulé pour un vice de FORME.
Il est reproché à la Préfecture d'avoir laissé participer à la délibération
du Conseil Départemental d'Hygiène du 10 mai 2004 l'association VIGIDECHARGES...
ce qui est FAUX !
La suite de l'affaire : Le Préfet, que nous avons rencontré le 20
décembre 2006, reconnaît que le vice de forme n'existe pas (nous étions
bien sorti de la salle lors des délibérations). Il va se pourvoir
en appel afin de faire casser le jugement rendu en première instance
et va, parallèlement, demander un sursis à exécution pour ne pas avoir
à prendre un nouvel arrêté avant la décision du tribunal administratif
d'appel.
L'association VIGIDECHARGES va également mener une action en justice
contre ce jugement... En attendant : Nous restons en "Alerte de niveau
1" . Soyons à l'écoute et VIGILANT ! Il ne faudrait
pas que le projet de Rugney devienne une solution "acceptable" pour
les autorités de notre département, faute d'autre solution ! Rien
sur le fond de la décision préfectorale n'est reproché par le tribunal
; Rugney reste un projet IMPOSSIBLE car
trop dangereux !
http://www.vigi-decharges.org/actualite.ht
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Octobre 2006
Patanares
Riols (Herault)
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Victoire finale
contre SITA
2006. Patanares et le Collectif des Citoyens
ont appellé à un défilé automobile de Riols à Courniou pour fêter
la victoire définitive contre le projet de méga-décharge
déposé en 2002 par Sita-Sud. Ce jour du 30 octobre a été choisi
car il marque la péremption de l'arrêté préfectoral
d'autorisation d'exploiter. En effet, cet arrêté était daté
du 29/10/03. Il vient donc de passer son 3ème anniversaire
sans qu'aucun travaux n'aient débuté sur le site de Tanarès : l'arrêté
"tombe" de lui-même. Sans même de décision de justice, le projet est
donc abandonné. (..) Rendez-vous était donné (..) et une cinquantaine
de véhicules décorés de panneaux, banderoles, calicots... s'y sont
rassemblés. D'autres ont rejoint le cortège en cours de route. Après
une traversée bien organisée de Saint-Pons et un aller-retour à Courniou,
les opposants ont partagé le pot de la victoire
sur la Place des Tilleuls à Saint-Pons de Thomières.
Mars 2006: Bilan moral de l'AG 2006 de Patanarès.
(..) Toujours et encore, d'autres associations ou collectifs luttent
encore contre ce projet (..) Aucun travail n'a commencé à Tanarès,
et M. Carayon a informé la mairie de Riols qu'il avait dénoncé
le bail le liant à SITA, profitant d'une demande de Sita de
réaliser leur accès au site par la carrière, créant ainsi une demande
de servitude non prévue par leur convention. Nous venons d'apprendre,
il y a quelques jours, que Sita avait attaqué
M. Carayon pour cette annulation. Nous
espérons que la justice déboutera la Sita et soutiendrons M. Carayon
sur ce dossier (..) si le tribunal administratif annule l'autorisation
préfectorale d'exploitation si fin octobre 2006 aucun travail n'a
commencé, et dans ce cas l'autorisation d'exploiter tombe d'elle-même
si Sita ne dépose pas une nouvelle demande d'exploitation à Tanarès,
nouveau dossier, nouvelle enquête, ce qui nous semble improbable.
Il nous faut donc rester nombreux et vigilants
pour être prêts à réagir à quelques mauvaises surprises ou quelques
combines que nous n'aurions pas su prévoir. Entre impatience
et attente, il est plus difficile de compter toujours autant d'adhérents
: Attente d'une décision de justice ou abandon
du projet. Attente de solutions pour les Hauts Cantons pour le traitement
des O.M, solutions proposées depuis bientôt deux ans par Alter_Déchers
de Patanarès maintenant structurée en association CoRus. Sur ce point,
et même si CoRus continue inlassablement son travail d'information
et ses rencontres avec les décideurs, force est de reconnaître que
rien n'avance concrètement. Nous savons bien sûr pourquoi : Outre
le fait que peu d'élus ont envie de s'occuper
d'un problème qui, s'il est vital, n'en est pas moins peu électoral,
le député maire a un pouvoir considérable dans toutes les instances
de décision : Communauté de communes, Conseil général, Parc régional,
et depuis que l'association s'est opposé à son projet Sita, il nous
considère comme des adversaires, nous ignore ou nous agresse, ce qui
est, il est vrai, le meilleur moyen de ne pas avoir à s'expliquer
et à assumer ses responsabilités. Nous avions engagé, avec
le Parc cet son équipe précédente, un partenariat afin d'étudier la
possibilité de mettre en place la collecte des toxiques et la recherche
d'une plate-forme de compostage. Depuis l'élection du nouveau président,
nos trois demandes de rendez-vous pour poursuivre
ce partenariat sont restées sans réponse. Nous savons que c'est
la communauté de communes qui délègue ou non le traitement des déchets,
dans notre cas le syndicat mixte, mais elle peut également lui demander
et lui donner l'autorisation de mener des recherches
pour trouver un site convenant pour réaliser une aire de compostage,
et non pas une rencontre sans technicien ni conseils municipaux ou
communautaires, entre deux maires pour déclarer que rien n'est possible,
comme il a été déclaré par le président lors des vœux. Le Conseil
Général a en charge le suivi du Plan départemental, mais son président
a écrit à une grande partie de la population qu'il avait soutenu et
soutiendrait la mise en œuvre de plates-formes de compostage par les
autorités compétentes, à nous donc de demander à ces mêmes autorités
compétentes cette mise en œuvre. Le Parc, s'il n'est pas directement
concerné, a vocation à protéger son territoire et favoriser des solutions
innovantes. L'autorité d'un seul décideur, dans
les instances qui devraient être partenaires, et son influence sur
les autres élus, nous mène à une impasse. Il peut bien sûr être tentant
pour certains de vouloir utiliser l'association pour mener une lutte
politicienne - et on peut les comprendre - mais, même s'il paraît
évident qu'aucune alternative au projet Sita ne pourra exister sans
la volonté des politiques locaux, l'association n'est pas le lieu
de ce combat. En fait, il semble que la question puisse se
poser comme suit : ou bien l'on souhaite que
nos élus mènent une autre politique et l'on pense que l'on peut influer
sur celle-ci, et dans ce cas c'est effectivement un travail associatif
et de concertation, celui que nous essayons de mener depuis trois
ans. ou bien l'on ne croit pas à cette possibilité et l'on pense qu'il
faut changer les élus et alors ce n'est plus le rôle de l'association
"Patanarès". Les luttes et débats politiques doivent être menés individuellement
ou dans les partis ou avec d'autres structures. Nous devons continuer
à soutenir les alternatives économiquement et écologiquement acceptables,
et rester nombreux et réactifs si quelque mauvaise surprise survenait.
Certains souhaiteraient tellement parvenir à
nous faire passer pour une opposition politique, alors que nous ne
sommes que des citoyens vigilants et responsables malgré toutes les
difficultés dues également à l'usure du temps. Nous n'avons écrit
et dit que ce qui est vérifiable, tant pis si cela met certains mals
à l'aise. Nous sommes loin d'avoir tout réussi et tout bien fait dans
la vie de l'association mais nous sommes loin aussi d'avoir tout raté
et cette aventure est pleine d'enseignements pour nous tous (..)
Annexe: Les
mensonges de $ITA-Sud (résumé
du dossier)
La $ita Sud, ne reculant devant rien, use de mensonges
et de tricheries pour essayer de faire
croire à nous et aux services de l'Etat que son projet ne présente
aucun risque. La réalité est tout autre. Plus nous étudions
le dossier $ita et plus nos interrogations se transforment en certitudes
: le projet est extrêmement dangereux pour ne
pas dire criminel :
1. Mensonge sur le positionnement du projet par rapport aux aquifères
http://www.decharge34.com/pages/comb1.html
2. Mensonge sur l'étude géologique
http://www.decharge34.com/pages/comb2.html
3. Mensonge sur la compopsition du sous-sol
http://www.decharge34.com/pages/comb3.html
4. Mensonge sur la composition de l'air
http://www.decharge34.com/pages/comb4.html
5. Mensonge sur la dimension du bassin de rétention
des lixiviats
http://www.decharge34.com/pages/comb5.html
6. L'etat et l'administration accepteraient-ils
de couvrir les falsifications, mensonges et dissimulations de $ITA
SUD ?
http://www.decharge34.com/pages/comb6.html
______________________________________
http://www.decharge34.com/action/somanif.html
http://www.decharge34.com/index.html
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Août 2005
Ruca/Andel,
Association
Les Petites Noës
(Côtes d'Armor)
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Incendies
de CET à répétition, "Y'a pas photo"
19 août 2005- (..) Cinquième
incident du genre depuis son ouverture en 2000, les riverains
s'inquiètent d'un incendie au CET de Ruca. [Son gestionnaire] a interdit
de prendre des photos de l'incendie (..) Les pompiers aidés
d'engins de travaux publics ont réussi à l'éteindre après plus de
cinq heures d'intervention (..) Hier vers 14 h, d'épaisses fumées
s'élèvent au-dessus du CET. Cela fait trois heures que les pompiers
interviennent. Des grues et autres engins tentent d'éteindre l'incendie.
Un travail difficile, car le centre est une
grande décharge. Matelas, sommiers, récipients en plastique, déchets
en tout genre sont entassés dans de vastes trous.. (..) à force
de creuser dans les couches de déchets et de les mélanger avec de
la terre, les engins arrivent à évacuer la fermentation, la fumée
s'atténue. Le maire d'Andel, conseiller général et président du Smictom
est sur place. Il interdit à la presse d'entrer
sur le site. « Vous n'avez pas le droit d'être ici.. C'est un lieu
privé. » Des photos ? « Pas de photos. Les gendarmes vous communiqueront
des informations ultérieurement. » Une attitude qui scandalise les
riverains. « C'est inadmissible, lance un couple qui habite juste
à côté. Il n'y a pas que les déchets qui sont
enfouis ici, les informations aussi », persifle le mari. Il
rappelle qu'une association de riverains, les Petites Noës, a été
créée à la suite de plusieurs incendies survenus ces dernières années.
«Le comité local d'information et de surveillance (CLIS)
nous dit que tout est sous contrôle et qu'il n'y a pas de risque de
pollution, rajoute un membre de l'association. Mais on en doute. Il
a suffi de trois jours de chaleur pour qu'un feu se déclare.»
Commentaire ADSE: en conclure
que les incendies de CET ne seraient pas éligibles
comme évènement au titre du "droit à l'information",
ou alors s'agirait-il d'une innovation en démocratie? Quant
à la CLIS, on observera son empressement à "couvrir
le feu" et rassurer ...
Ouest-France
du 19 août 2005, edition Cotes-d'Armor
http://www.ecologie-solutions.info/
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Juin
2005
Coudrecieux/
Saint-Aignan,
(Sarthe,
Pays de la Loire)
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SITA-ONYX en quête d'alentours
17 juin 2005 (...) La commission d'enquête chargée d'examiner les projets
de nouvelles décharges a rendu son avis, consultatif, sur 3 des 4 dossiers.
Il est favorable pour le site d'écorpain-Maisoncelles, défavorable pour
Coudrecieux et Saint-Aignan. Deux non et 1 oui : [cette recommandation]
fait des heureux du côté de Coudrecieux et Saint-Aignan. Deux projets
pour lesquels les six retraités - un ancien commissaire de police, un
ancien géomètre expert ou encore un ex-ingénieur de l'équipement - ont
donné un avis défavorable. « Une première étape importante et victorieuse
», se réjouit le maire de Coudrecieux, remonté contre le projet de CET,
une décharge en langage technochrate. Mené par SNN-SITA
(groupe Suez) sur un terrain appartenant à l'ancien
maire, le projet de Coudrecieux est jugé incompatible
avec la présence, dans cette forêt de 1 300 ha, de trois zones classées
pour leur intérêt faunistique et floristique. « Il irait à
l'envers des objectifs de protection de la nature mis en exergue au
niveau de l'Union européenne », constate un ancien responsable
industriel d'un grand groupe et président de la commission. L'accès
des 80 camions quotidiens à la route nationale 157 se fera par
une départementale qui longe une des zones naturelles sensibles. « Il
faudrait construire alors des merlons de terre le long de la route et
prévoir une alimentation en eau pour prémunir d'éventuels incendies
en période de sécheresse », explique-t-il pour justifier l'avis
défavorable de sa commission. A Saint-Aignan, plus au nord, le
non des enquêteurs est justifié par la politique de qualité (labels)
menée par les agriculteurs du secteur. Le terrain est jugé difficile
d'accès et la présence de brouillards réguliers pose des difficultés.
Là-bas aussi, population et élus, dont une conseillère générale et un
député, s'opposent au projet mené par ONYX
(groupe VEOLIA Environnement). (..) ONYX
peut se consoler : son second projet, sur Ecorpain-Maisoncelles, est
le seul à obtenir un avis favorable. « C'est le site le mieux adapté
», conclut la commission qui insiste sur sa « neutralité » et le sérieux
du travail mené depuis des mois. Le terrain de 70 ha est peu fertilisable.
Les alentours ne sont guère peuplés.
Le futur exploitant a accepté de conserver les chemins ruraux. La RN
157 n'est pas loin. Seul hic : la traversée du
village par les camions. « Le maire
et ONYX doivent maintenant rechercher une solution adéquate pour faire
passer les 40 tonnes ». L'avis des six sages est consultatif.
La balle revient désormais dans le camp du préfet qui doit choisir.
Pas avant que la commission n'ait rendu son avis sur le quatrième projet,
particulièrement sensible, siyué à Tresson et Saint-Mars-de-Locquenay,
où un référendum local a dit massivement non à
la décharge il y a deux mois.
Commentaires ADSE: il n'y a vraiment pas de petits
profits pour les propriétaires candidats lorsqu'il s'agit de
SITA, fussent-ils d'anciens élus. L'histoire ne dit pas si une
fois leur terrain transformé en CET, ceux-ci comptent rester
habiter les lieux, mais en l'occurence la question ne se pose finalement
pas compte-tenu de l'avis défavorable.
Mais a noter un des critères de sélection retenu par cette
digne commission concernant le projet finalement retenu: "les alentours
ne sont guère peuplés": on s'interrogera sur le seuil
de peuplement rendant éligible les fameux "alentours"
pour la proximité immédiate dune décharge. Pour
ce faire, il faudrait malgré tout couper en deux un village (comme
quoi il fallait penser aussi au traffic quotidien des 80 camions-poubelle
dont il faut bien qu'ils viennent de quelque part et retournent..),
transformant celui-ci en "voie express décharge double sens"
avec les habitations aux volets fermés faisant office de "merlons".
Soyons cependant rassurés: il ne s'agirait que d'un "hic"
à surmonter, plutôt que d'un obstacle de nature éliminatoire.
Ouest-France
du 17 juin 2005, edition Sarthe
http://www.ecologie-solutions.info/
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Juin 2005
Saverne
(Bas-Rhin)
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SITA-ALSACE joue les prolongations
26 Juin 2005 (..) Le directeur
de Sita ALSACE fait face à une salle
unie contre le projet de prolongation d'activité
du CSDU du Rohrbach à Hochfelden dont l'enquête
publique a débuté le 15 juin. Une centaine
de riverains ont posé leurs questions aux porteurs de projet
[et ] exprimé un profond ras-le-bol, parfois
avec véhémence. Les responsables de Sita
ALSACE (..) ont eu droit à une réception
empreinte d'une hostilité rare. Ils ont trouvé en face d'eux
une salle faisant solidement bloc autour du rejet
catégorique du projet déposé en préfecture par Sita (prolongation
de 9 ans de l'activité d'enfouissement et extension de 8 ha).
En ponctuant les questions d'applaudissements et les réponses de rires
forcés ou de railleries, une partie des quelque 100 personnes réunies
(..) a clairement montré sa détestation vis-à-vis
de l'exploitant du site et de ses dirigeants. Au fil des attaques
contre "les fonctionnaires planqués" (ayant participé à la rédaction
du projet), "les entreprises comme Sita qui
ne pensent qu'à la rentabilité" ou "les politiques qui n'ont
rien fait pour trouver un autre site d'enfouissement", un
climat de défiance généralisée est ressorti des débats. "Qu'est-ce
qui nous prouve que votre commission est vraiment impartiale, et que
cette enquête n'est pas ficelée d'avance ?", interrogeait d'emblée
un habitant (..). Sur le projet de prolongation et d'extension du
Rohrbach, plusieurs questions sur les garanties
sanitaires et de sécurité (fiabilité des géomembranes qui contiennent
les déchets, efficacité du brûlage des biogaz) ont été posées
aux responsables qui ont apporté des réponses
techniques jugées peu satisfaisantes par l'assistance. "Qu'en
sera-t-il dans 50 ou 100 ans, quand Sita ne sera plus responsable
?", a-t-on entendu plusieurs fois au micro. Concernant
les nuisances, essentiellement olfactives,
[le directeur] a exprimé le mea-culpa de son entreprise face aux nombreux
témoignages sur le caractère insupportable et régulier des émanations
fétides, y compris la nuit et le week-end. Pour Sita
ALSACE qui reconnaît par la voix de son directeur "qu'il reste du
travail à faire sur ce point", cela provient "du biogaz (issu de la
fermentation des déchets) échappé de conduits bouchés par de l'eau."
Et non d'alvéoles remplies de déchets et non recouvertes le week-end,
comme l'affirment plusieurs riverains. Tous ses reproches se
conjuguent, dans l'assistance, avec la conviction largement partagée
que la prolongation d'activité de 9 ans, déjà
jugée inacceptable, ne sera pas respectée, comme ne l'a pas été la
précédente. Reprochant à Sita
et aux hommes politiques locaux de ne pas avoir recherché d'autre
site, beaucoup de riverains ont avoué avoir "perdu confiance." "Je
n'ai rien dit pendant 20 ans", a lancé [un riverain] qui
occupe l'habitation la plus proche du site, à moins de 200 m. "Tout
ce temps, je me suis dit qu'il fallait être un citoyen responsable
et qu'il fallait bien enfouir ces déchets quelque part. Maintenant,
vous voulez continuer encore pendant dix ans, contrairement à ce que
vous aviez dit en 2000 ? Je ne peux plus vous faire confiance".
15 Juin 2005- (..) Aujourd'hui débute l'enquête
publique sur l'extension du centre de stockage de déchets ultimes
de Hochfelden [portant la surface du site de 12 à 20 ha avec une prolobation
d'exploitation de 9 ans]. Malgré l'opposition
des riverains et des communes alentours, le préfet a déclaré le projet
d'intérêt général (..) Schaffhouse-sur-Zorn est à quelques
centaines de mètres du CSDU. Aucune commune ne compte une telle concentration
de nids de cigognes sauvages. C'est qu'elles sont volontiers déchetivores,
au risque de s'étouffer avec du caoutchouc aux allures de vers de
terre. Attirés par la nourriture facile, d'autres
volatiles comme les mouettes ou les milans se joignent en masse aux
échassiers malgré des dispositifs anti-oiseaux. "Qu'on
ne me dise pas qu'il n'y a là que des déchets ultimes",
grogne un habitant de Schaffhouse dont la maison est à moins de 200
mètres du site et qui doit régulièrement supporter les
relents de la décharge. Au sens juridique du
terme pourtant, ce sont bien des déchets ultimes, c'est-à-dire ce
qu'il reste après les opérations de tri. Mais aux déchets industriels
banals non valorisables et les refus de tri qui ont vocation à être
déposés au CSDU, se mêlent des matières putrescibles, d'où des puanteurs
parfois perceptibles jusqu'à Hochfelden, Schaffhouse, Mutzenhouse
et Hohfrankenheim.
Ce ne sont pas les modalités d'exploitation qui sont en cause même
si certains riverains s'inquiètent des émanations
pestilentielles de biogaz ou se posent des questions sur la résistance
des géomembranes qui isolent les lixiviats du sous-sol. SITA
fait le maximum pour réduire les nuisances et garantir la sécurité
du site. Mais assez, c'est assez. "Jusqu'ici,
les riverains ont été conciliants parce qu'on nous avait dit à la
dernière extension que c'en serait fini ensuite, rappelle le maire
de Schaffhouse-sur-Zorn. Et voilà qu'ils veulent s'étendre sur 8 ha
supplémentaires et n'ont même pas tenté de chercher un autre site
... ". On sait pourtant depuis des années qu'il allait
falloir trouver un débouché à 80 000 tonnes de déchets au-delà de
décembre 2005 quand le CSDU arrivera à saturation. Mais personne ne
semble s'être soucié du problème (...) Au CSDU d'Eschwiller, la
poursuite de l'exploitation a déjà été imposée aux populations locales
et maintenant, à Hochfelden, un arrêté PIG (projet
d'intérêt général) a été signé par le préfet pour passer outre le
refus de la commune de rendre ses documents d'urbanisme compatibles
avec l'extension. (..)
A Hochfelden et les communes environnantes, on se demande plus précisément
« pourquoi toujours nous ? ». La décharge existe depuis 1969 et ils
devraient encore en prendre pour neuf ans ? (..) « En Alsace, il reste
très peu de sites éligibles et par ailleurs, notre
souci est de ne pas multiplier les sites pour ne pas multiplier les
nuisances (sic) », regrette ledirecteur général de SITA
ALSACE. Exaspérés par ces nuisances
justement, de nature olfactive, visuelle, sonore et économique (dépréciation
du foncier), 90 riverains se sont regroupés
en association pour dénoncer l'inaction
des autorités. (..)
Commentaire : une fois implanté et malgré les
promesses, "ils" ne cherchent qu'à s'étendre. Contrairement
à ce qu'ils annoncent au début, on met de tout dans un CET, même des
fermentescibles...
Commentaire ADSE: une telle stratégie
d'extension illimitée dans le temps et dans l'espace
des exploitations de CET est 100%
logique au vu (a) des graves nuisances olfactives, visuelles, sonores
et économiques, dont "ils" reconnaissent officiellement
une partie, (b) de la difficulté "de faire imposer"
d'autres sites ailleurs, et (c) des substantiels profits engrangés
dans une exploitation qui n'a de vocation qu'à s'étendre
"de fait" avec de moins en moins de riverains ou"survivants
de la première génération" pour y trouver
à redire..
N°139
- Mercredi 15 Juin 2005 / Région
N°149 - Dimanche 26 Juin 2005 / Saverne
http://www.ecologie-solutions.info/
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Avril
2005
Saint-Mars
- de-Locquenay
Association
Vivre sans
Décharges
(Sarthe)
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Enquête publique
27 Avril 2005- Les agriculteurs sont venus nombreux, sur la place
de la Mairie, dire non au projet de centre d'enfouissement technique.
Hier a commencé l'enquête publique concernant
le CET de la société Passenaud-Robin.
Pour l'occasion, les agriculteurs, venus en tracteur, se sont réunis
place de la Mairie. Ils ont remis aux commissaires enquêteurs deux
importants dossiers les concernant. "Il
y a 30 exploitations agricoles dans un rayon de 3 km de ce centre
d'enfouissement. Le dossier montre qu'il est incompatible qu'un tel
centre voit le jour dans un environnement aussi proche, d'autant que
les exploitants se sont engagés dans des chartes de bonne pratique
d'élevage et de respect d'un label, explique Sylvain Gautier, exploitant
à Saint-Mars. (..) De son côté, le maire ne mâche non plus
ses mots: "Le projet Passenaud-Robin est
une insulte insupportable faite aux habitants de Saint-Mars-de-Locquenay
et Tresson. C'est un montage fait par un industriel
et un élu, membre du Pedma, qui comme par hasard propose sa propriété
pour la réalisation du projet...(..)
ce dossier est présenté comme étant une réalisation sur un ensemble
foncier homogène, alors qu'il existe sur cette
propriété des chemins communaux inaliénables par définition. Nous
comptons sur le bon sens et l'intégrité des commissaires enquêteurs
pour ne pas se laisser abuser par ce dossier très contestable.
Commentaire ADSE: il n'y
a pas de "petits business" pour certains propriétaires
lorsqu'il s'agit de CET, fussent-ils élus (!) et établis
au coeur d'une région à vocation agricole. L'histoire
ne dit pas si une fois leur terrain transformé en décharge,
ceux-ci comptent rester habiter dans leur communauté.
Ouest-France
du 27 avril 2005, edition Sarthe Sud
http://www.ecologie-solutions.info/
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Novembre 2004 à Janvier 2007
Association de Défense des Bois d'Amailloux,
Association
de Défense des Usagers du Service Public
Parthenay, (Deux-Sèvres)
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Projet
de décharge d'Amailloux
2007. Une cinquantaine de personnes ont manifesté
le 6 janvier 2007 devant la mairie d'Amailloux (..) Ils clament que
l'eau arrive sous la géo-membrane par suite
de la constitution du site, et, il est impossible d'empêcher l'eau
de remonter et de ce fait, les eaux boueuses de se répandre dans le
fond de la forme, site perméable, et ensuite de ruisseler.
La DASS a été avisée et doit effectuer des contrôles. Mais cela
n'arrête pas l'entreprise SITA, malgré l'annulation par le Tribunal
Administratif, de l'autorisation de défrichement du bois d'Amailloux.
L'o |